Halacha pour mardi 27 Shevat 5781 9 février 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Bikour ‘Holim » - Corona

Question: Est-il possible de s’acquitter de son devoir de « Bikour ‘Holim » (rendre visite aux malades), en parlant au malade par téléphone, et en lui souhaitant Réfoua Chéléma (une totale guérison), ou bien faut il exclusivement aller soi-même le visiter pour s’acquitter de son devoir?

Réponse: Dans la Halacha précédente, nous avons expliqué que le fondement du devoir de Bikour ‘Holim réside dans le fait de soutenir le malade, ou de se soucier de tous ses besoins.

Notre maître, le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit, qu’il est évident que par le fait d’aller visiter personnellement le malade, nous nous imprégnions profondément de son état, puisqu’ « entendre n’est pas comparable à voir », et grâce à cela, nous sommes davantage stimulé à prier Hachem pour le prompt rétablissement du malade. Comme nous l’enseignent nos maitres dans la Guémara Nédarim (40a): « Celui qui rend visite au malade, priera pour lui, et celui qui ne rend pas visite au malade, ne priera pas pour lui ».

L’explication de cette Guémara est, selon ce que nous avons dit plus haut, que lorsqu’on visite le malade directement, nous sommes davantage motivés à prier pour lui, car nous nous rendons compte par nous même de son état.
A ce moment là, nous nous empressons de prier Hachem pour qu’Il envoie Sa Parole guérisseuse, et qu’Il inspire les médecins de la Sagesse, de la Compréhension et du Discernement, afin qu’ils puissent formuler leurs propos de façon équilibrée, et afin qu’aucun incident n’arrive du fait de leur intervention. Comme le verset nous le dit: « Il envoi Sa parole et Il les guérit, Il les sauve de leur destruction » (Téhilim).
Il est certain que dans ces conditions, la prière du visiteur a plus de chances d’être acceptée, comme nous l’enseignent nos maitres dans la Guémara Chabbat (12a): « D’où sait-on que la Ché’hina (la Présence Divine) se trouve à la tête du malade ? Parce qu’il est dit : « Hachem le soutiendra sur le lit de ses souffrances ». (Téhilim)
Toutes ses explications sont mentionnées par le RAMBAN dans son livre Toratt HaAdam, au sujet de la Mitsva de Bikour ‘Holim, et il conclut: « C’est pour cela que celui qui a rendu visite à un malade sans avoir prié pour lui, n’a pas accompli la Mitsva ».

Nous avons déjà expliqué que le sens principal de la Mitsva de Bikour ‘Holim est de donner au visiteur la possibilité de prendre connaissance de l’état du malade, afin de pouvoir l’aider dans tous ce qu’il a besoin, chose difficilement réalisable lorsqu’on ne se déplace pas, et que l’on se contente de prendre de ses nouvelles par téléphone.

Par conséquent, notre maître, le Rav z.ts.l écrit (Chou’t Yé’havé Da’at vol.3 chap.83) que lorsqu’on a la possibilité d’aller visiter le malade, nous ne sommes pas quitte de notre devoir de Bikour ‘Holim de façon intégrale, au moyen du téléphone, ou par une lettre. Cela, même si nous savons que le malade n’attend aucune aide de notre part, ni d’ordre matérielle, ni d’ordre moral, car le but de visiter le malade, c’est de prier pour lui.
Et bien que la prière pour le rétablissement d’un malade peut se faire en son absence, par exemple en réunissant un Minyan (10 hommes), et en récitant un Mi Chébéra’h, qui est une prière d’une grande valeur, car là où se trouve 10 hommes, la Ché’hina réside, comme il est rapporté dans la Guémara Sanhédrin (39a).
Cependant, il semble que la prière, lorsqu’elle est faite en présence du malade, a beaucoup plus d’effets dans le ciel, selon ce que nous enseignent nos maitres dans la Guémara Béra’hot (34a) : « Celui qui prie pour un malade, n’a pas besoin de mentionner son nom, comme il est dit dans le verset (au sujet de la prière que Moché Rabbenou adresse à Hachem pour qu’Il guérisse la lèpre de Miryam) : « Hachem ! De grâce, guéris-la ! ».
Nous voyons donc qu’il n’est pas nécessaire de mentionner le nom du malade.
Cependant, il est rapporté dans le Zohar Hakadoch, (au sujet de la prière que Ya’akov Avinou a adressé à Hachem lorsqu’il a fuit son frère ‘Essav) sur le verset « Sauve-moi de la main de mon frère, de la main de ‘Essav… », qu’il est nécessaire de mentionné le nom du malade dans la prière.

Mais le Maguen Avraham résout cette contradiction en disant que lorsqu’on prie pour le malade en sa présence, il n’est pas nécessaire de mentionner son nom, mais lorsque nous prions pour lui en son absence, il est nécessaire de mentionner son nom. La prière pour le malade qui est dite sans la mention de son nom, c'est-à-dire, lorsque nous prions pour lui en sa présence, est beaucoup plus efficace, car il arrive que ce soit le propre nom du malade qui provoque sa maladie, et la mention de son nom appelle le Din (la rigueur Divine) sur le malade. Par conséquent, la prière pour le malade en sa présence, possède une qualité supérieure à une prière dite pour lui en son absence, puisque la mention du nom du malade peut parfois éveiller la rigueur Divine envers le malade, comme nous l’avons expliqué.

Par conséquent, lorsqu’on prend des nouvelles d’un malade par téléphone, nous n’accomplissons pas la Mitsva de Bikour ‘Holim dans son intégralité, puisqu’une grande partie de cette Mitsva est basée sur la prière en présence du malade, prière qui a beaucoup plus de poids qu’une prière sur le malade, récitée en son absence. C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi Moshé FEINSTEIN et d’autres …

Cependant, lorsqu’il s’agit d’une maladie contagieuse, comme le Corona par exemple, on ne peut pas rendre visite soi-même au malade, et il est préférable dans un tel cas de lui téléphoner afin de le renforcer et de lui souhaiter une totale guérison, car en définitif, certaines parties de la Mitsva s’accomplissent également de cette manière.

C’est ce que nous avons constaté à plusieurs occasions sur notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, lorsque sa digne épouse la Rabbanite z’’l tomba malade, même si elle n’était plus consciente, malgré tout notre maitre le Rav z.ts.l se libérait de toutes ses occupations et venait lui rendre visite afin de prier pour elle en sa présence. Et lorsque d’autres de ses proches furent malades et qu’il ne pouvait pas leur rendre visite, il se contenta de les bénir en leur souhaitant une totale guérison par téléphone.

Même si certains écrivent qu’il n’y a pas lieu de craindre une contamination lorsqu’on veille à garder des distances avec le malade ou autres mesures, malgré tout, notre maitre le Rav z.ts.l a réfuté leurs propos, car en réalité, même dans une situation où le danger ne représente qu’un doute, nous devons adopter la rigueur, et ne pas se montrer souple sur ce point, ‘Hass Véchalom. C’est ainsi que se sont comporté les Grands des générations en période d’épidémie qui se sont abattues dans les générations passées.

Toutes les personnes qui négligent le sujet du Corona, que ce soit au niveau des offices, ou bien lors de mariages ou autre, sont appelés à rendre des comptes devant Hachem sur leurs actes. Il est évident qu’un tel comportement se situe avec précision à l’encontre du juste comportement dicté par notre sainte Torah.
Même si certains Rabbanim ‘Hassidim et d’une grande piété ont indiqué de se comporter ainsi, leur position reste minoritairement nulle face à l’écrasante majorité des sages du Talmud et de tous les décisionnaires qui ont considérablement mis en garde contre de telles attitudes irresponsables.

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