Halacha pour dimanche 23 Av 5781 1 août 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Le sel sur la table – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Y a-t-il une obligation selon le DIN, de mettre le sel à table avant de réciter la bénédiction de Ha-Motsi? Cette obligation est-elle aussi en vigueur durant les jours de semaine?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (40a):
Rava Bar Chémouel dit au nom de Rabbi H’iya:
« Celui qui va rompre le pain, n’est autorisé à réciter la bénédiction qu’à partir du moment où l’on aura placé du sel ou un accompagnement devant lui. »
(Ce qui veut dire que l’on ne peut réciter la Bénédiction de Ha-Motsi sur le pain, que lorsque se trouve du sel ou un aliment dans lequel on pourra tremper le pain après la bénédiction, comme les salades que nous faisons aujourd’hui).

Cette Halacha est tranchée par le Rambam (chap.7 des règles relatives aux bénédictions, règle 3), ainsi que par le TOUR et MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (O.H chap.167 parag.5).

Les décisionnaires médiévaux donnent 2 raisons à cette Halah’a:
Selon le Raha (Rabbi Aharon Ha-Levi), puisque le pain est fade, il n’est pas apte à être mangé tel quel, et donc pas apte non plus à recevoir une bénédiction.
Selon l’auteur du Halah’ot Guédolot (Rabbi Yehoudaï GAON), dans l’hypothèse où l’on n’apporte pas le sel avant la Bénédiction de Ha-Motsi, il est à craindre que la personne qui récite la Bénédiction sur le pain, s’interrompt entre la Bénédiction et la consommation, afin de réclamer du sel. Pour ne pas risquer de causer une interruption entre la Bénédiction et la consommation, il est impératif que le sel soit sur la table avant la Bénédiction de Ha-Motsi. Tel est également l’avis du Gaon Rabbi Eliyahou de VILNA.

Même si dans le cas où il arrive de s’interrompre entre la Bénédiction de Ha-Motsi et la consommation du pain, pour demander du sel ou un aliment accompagnant, on ne recommence pas la Bénédiction de Ha-Motsi pour cela, néanmoins, cette interruption doit être évitée le plus possible.

Mais il est expliqué dans les Poskim (décisionnaires), que cet usage n’était retenu par le strict DIN qu’à l’époque de nos maîtres, les sages du Talmud.
En effet, le pain qu’ils consommaient était souvent très fade, et sans aucun goût.
Il n’était donc pas dans les mœurs de consommer du pain sans le tremper dans du sel.
Par contre, de notre époque l’usage est de saler le pain dés le pétrissage de la pâte, et par conséquent, l’usage de placer systématiquement du sel à table avant la récitation de la Bénédiction de Ha-Motsi, n’et plus tellement obligatoire, selon le DIN.
De même, il est aussi expliqué que pour un pain complet, comme un pain de blé de notre époque, qui est tout à fait consommable, même sans sel, il n’y a pas non plus d’obligation de placer du sel devant celui qui va réciter la Bénédiction.
Lorsqu’on désire consommer uniquement du pain, même si ce pain n’est pas du tout assaisonné, il n’y a pas non plus d’obligation de le consommer en le trempant dans du sel.
En effet, aucune des 2 explications citées plus haut, ne s’appliquent à ces situations.

C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (voir référence citée plus haut), pour une personne qui désire manger du pain complet - comme du pain de blé - ou du pain déjà assaisonné - comme le pain que nous consommons de notre époque - ou bien lorsqu’on désire manger uniquement du pain sans autre aliment, dans toutes ces situations, il n’est pas nécessaire d’attendre que l’on apporte du sel.

Cependant, la tradition est répandue dans tout le peuple d’Israël, de placer du sel à table, du début du repas, jusqu’à la fin.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, était très pointilleux sur cet usage, aussi bien les jours de Shabbat que les jours de semaine.
Le RAMA écrit dans l’une de ses notes sur le Choulh’an ‘Arouh’ (voir référence citée plus haut), qu’il est une Mitsva de placer du sel sur la table, avant de rompre le pain, car lorsqu’on se nourrit dans le seul but de réunir les forces nécessaires afin de servir Hachem, la table est comparable au Mizbéyah’ (l’autel sur lequel on faisait les sacrifices dans le Temple de Jérusalem). Or, il est écrit dans la Torah au sujet des sacrifices (Vaykra chap.2) : « Tu placeras du sel lors de tous tes sacrifices ».
C’est pourquoi, il est juste et convenable de veiller à ce que le sel soit présent à table, avant de réciter la Bénédiction de Ha-Motsi, durant les jours de semaine, et en particulier les jours de Chabbat où la tradition est ainsi répandue dans tout le peuple d’Israël.

Il existe encore d’autres explications à cet usage, du point de vue Kabbalistique.

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