Halacha pour vendredi 26 Iyar 5775 15 mai 2015

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

« La Mitsva qui pérennise à tout jamais »

Cette Halacha est dédiée à la prompte et totale guérison de mon beau père Its’hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY), Caroline Elasri Bat Emma et Judith Yéhoudit Bat Méssa’ouda
parmi tous les malades d’Israël.
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Question : Y a-t-il des différences dans les lois de la Torah entre les Séfaradim, les Achkénazim ou les Yéménites ? Pourquoi ne pas décider que tous les juifs tranchent de la même façon ?

Réponse : Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives aux fondements de la Torah) :
« Il est clair et explicite dans la Torah qu’elle (la Torah) constitue un commandement éternel. Elle n’a ni changement, ni diminution, ni ajout, comme il est dit : « Les choses dévoilées sont à nous et à nos enfants pour l’éternité ». A partir de là, tu apprends que nous avons l’obligation d’accomplir toutes les paroles de la Torah pour l’éternité. De même, le verset dit : « Une loi éternelle pour vos générations … »
Il est dit aussi : « Elle ne se trouve pas dans le ciel … » Tu apprends de là qu’aucun prophète n’est autorisé à innover quoi que ce soit (depuis le moment où la Torah fut donnée à Israël). Par conséquent, si un homme s’élève et réalise un signe ou un prodige et déclare qu’Hachem l’a envoyé pour ajouter ou diminuer une Mitsva, ou bien pour donner une explication sur l’une des Mitsvot que l’on n’a pas entendue de la bouche de Moché, ou encore qu’il prétende que les Mitsvot ordonnées à Israël ne sont pas éternelles et pour toutes les générations mais uniquement selon une époque, cet homme est un faux prophète puisqu’il vient contredire la prophétie de Moché. »
Fin de citation.

Nous apprenons de là qu’il est impossible de trouver des différences notoires entre les usages des Séfaradim et des Achkénazim dans les lois fondamentales de la Torah, car la Torah est unique.

Cependant, nous savons que la sainte Torah est plus large que la terre, et sa sagesse est infiniment profonde. De ce fait, nous trouvons fréquemment des divergences parmi les sages d’Israël sur la manière d’expliquer les enseignements de la Torahj ou du Talmud sur certaines lois de la Torah. Les sages d’Espagne ont reçus principalement les décisions Halachiques du RAMBAM et de ses successeurs, et de ce fait, les usages des Séfaradim sont généralement basés sur les décisions du RAMBAM ou du RIF et des autres grands d’Espagne et des pays orientaux.
Alors que les Achkénazim ont reçus davantage les décisions Halachique de Rabbénou TAM et des auteurs des Tossafot, du RAVEYA, du RAAVAN et des autres décisionnaires médiévaux d’Allemagne et de France.
C’est à partir de là que l’usage des Séfaradim et des Achkénazim diffère sur plusieurs sujets, mais tout le monde admet que les paroles des uns et les paroles des autres sont les paroles d’Hachem comme nous l’avons mentionné antérieurement, car telle est la volonté d’Hachem et telle est la loi selon la Torah, que plusieurs règles de la Torah soient dépendantes de la décision des sages de la Torah, car en réalité, ces règles possèdent des aspects allant dans un sens comme dans un autre, et la décision pratique est confiée entre leurs mains.
Cependant, les Séfaradim sont tenus de se conformer à l’usage de leurs pays d’origine. De même pour les Achkénazim.
En particulier, en Erets Israël qui fut le lieu de résidence de MARAN l’auteur du Beit Yossef et du Choulh’an ‘Arouh’, et les habitants de ce pays – particulièrement les Séfaradim – doivent se conformer à ses décisions Halachiques dans le moindre de ses propos, puisqu’il est le maitre de tous les habitants d’Erets Israël.

De plus, il y a des choses qui ne sont pas des lois fondamentales de la Torah mais seulement des traditions, comme l’interdiction de consommation des légumineuses (Kitniyot) à Péssah’, qui – selon toutes les opinions – ne représente ni un interdit de la Torah, ni un décret de nos maitres, et n’est qu’une rigueur acceptée dans les pays Achkénazes par criante de mélange de H’amets. C’est pourquoi, les Achkénazim sont tenus de veiller à cela. Ce qui n’est pas le cas des Séfaradim, car aucune opinion Halachique ne leur dicte la rigueur sur ce point ou autre.

Il n’y a généralement pas de divergence sur ces sujets car même selon l’opinion des Rabbanim Séfaradim, les Achkénazim sont tenus de continuer leur tradition de ne pas consommer de Kitniyot à Péssah’ ou autre. De même, les Rabbanim Achkénazim admettent que les Séfaradim sont particulièrement tenus de ne pas consommer une viande qui n’est pas « H’alak » (« Glatt »), puisque selon l’usage des Séfaradim, il est une obligation de se montrer très vigilant sur ce point.

Nous apprenons de nos propos à quel point le peuple d’Israël se montra vigilant durant les milliers d’années de son exil, afin que la Torah ne soit pas oubliée, car même si les lois de la Torah sont très nombreuses et très complexes, malgré tout, aucune réelle division entre les exils des communautés Achkénazes, Séfarades ou Yéménites ne se manifesta lors de leur montée en Israël où ils purent constater qu’ils possédaient tous une seule Torah, une seule langue et des valeurs uniques.
A chaque endroit, lorsque des gens mécréants se levèrent pour modifier la moindre chose des paroles de la Torah, ils les éloignèrent immédiatement, comme l’ont fait les Rabbanim d’Israël à l’époque du Talmud en éloignant les sectes des Tsadoukim ou des Baytoussim et en mettant en garde le peuple afin qu’il ne se laisse pas entraîner après eux. De même, plus tard lors de l’exil à Babylone, les Guéonim éloignèrent les égarés qui suivirent les propos de H’ilwi HaBalki (HaKalbi) et ses semblables des sectes hérétiques qui se levèrent à ce moment, et ainsi à chaque génération. Heureux un tel peuple !

Pour terminer, nous citerons une anecdote au sujet de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l.
Au mois de Tévet de l’année 5739 (1979), notre maitre le Rav z.ts.l voyagea en Espagne et rencontra le roi Juan Carlos qui le reçu avec les plus grands honneurs.
Pendant la rencontre, le roi demanda à notre maitre le Rav z.ts.l s’il existait des différences dans la Torah entre les Séfaradim et les Achkénazim. Notre maitre le Rav z.ts.l répondit au roi que nous ne possédons qu’une seule Torah et une seule loi, et que les différences n’existent que sur des points qui ne sont pas des lois fondamentales du judaïsme mais uniquement des traditions.
Le roi demanda ensuite : « Combien de Séfaradim vivent en Israël aujourd’hui ? »
Notre maitre le Rav z.ts.l répondit : « Environ la moitié de la population est Séfarade, ce qui inclus les originaires du Moyen-Orient, le Yémen, la Syrie, l’Irak, l’Egypte, le Maroc etc … qui sont tous inclus parmi les Séfaradim. »
Le roi demanda : « Alors pourquoi vous nommez-vous tous Séfaradim (juifs espagnols) ? »
Notre maitre le Rav z.ts.l répondit que tous les usages des Séfaradim sont basés sur l’opinion du RAMBAM « l’espagnol » dans son livre « Yad Ha-H’azaka », et il est le grand décisionnaire des communautés orientales dans toutes ses décisions et jugements, et c’est à sa lumière que tout le monde marche. Or, notre nation n’est une nation qu’avec sa Torah. C’est pourquoi, ils se nomment tous « Séfaradim ».
Les propos de notre maitre le Rav z.ts.l plurent énormément au roi d’Espagne qui vit là une éloge en l’honneur de l’Espagne d’où illumina la lumière de notre maitre le RAMBAM sur tous les pays d’Orient.                                           

 

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