Halacha pour jeudi 8 Nissan 5769 2 avril 2009              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 8 Nissan 5769 2 avril 2009

Catégorie: General


Les femmes et Birkat Ha-H’ama

Question

Les femmes doivent-elles réciter Birkat Ha-H’ama, ou non, car il s’agit d’une Mitsva positive liée au temps ?

 

Réponse

Effectivement, les femmes ne sont pas autorisées à réciter une Bérah’a sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes, et c’est pour cette raison qu’elles ne récitent pas les Bérah’ot du Chéma’ lors de la prière du matin (Chah’arit) et celle du soir (‘Arvit), puisqu’elles ne sont pas tenues de réciter le Chéma’ qui est une Mitsva positive liée au temps (une Mitsva positive dont l’ accomplissement dépend d’un laps de temps, puisqu’il n’est pas possible de réciter le Chéma’ à n’importe quelle heure de la journée). Telle est l’opinion du RAMBAM et de MARAN l’auteur du Beth Yossef et du Choulh’an ‘Arouh’ dont les décisions Halah’ique sont suivies scrupuleusement par les Séfarades.

Il semble donc que le Din est le même concernant Birkat Ha-H’ama qui est une Mitsva à la fois positive et à la fois liée au temps puisque nous ne la récitons qu’une fois tous les 28 ans. Il semble apparemment que les femmes ne doivent pas réciter cette Bérah’a.

Cependant, le Gaon Rabbi Yéhouda MILLER z’’l écrit que même selon l’opinion du RAMBAM selon qui les femmes ne doivent réciter la Bérah’a sur une Mitsva positive liée au temps, malgré tout, concernant Birkat Ha-H’ama il semble que les femmes doivent la réciter, car elle n’est qu’une bénédiction de glorification adressée à Hachem, comme pour toutes les bénédictions de glorification, comme la Bérah’a de « Hanotenn Laséh’vi Bina » ou toutes les Bérah’ot pour lesquelles il est certain que les femmes doivent les réciter (c'est-à-dire, la Bérah’a ne dépend pas principalement du temps, mais de la vision du phénomène qui entraîne l’obligation de réciter la Bérah’a). Il écrit qu’il a consulté le Gaon H’ah’am Tsevi qui a approuvé sa décision Halah’ique et qui a même demandé – sur la base de cette décision Halah’ique – à sa propre épouse la Rabbanite de réciter elle aussi Birkat Ha-H’ama avec l’ensemble du peuple d’Israël. C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi H’aïm PALLAG’I et de nombreux autres décisionnaires. Le Gaon Rabbi Chlomo KLOUGUER ajoute que Birkat Ha-H’ama est comparable à la Bérah’a de Chéhéh’éyanou que l’on récite chaque année sur un fruit nouveau. Il est certain que les femmes récitent cette Bérah’a car elle ne dépend pas véritablement du temps. Au moment précis où le soleil apparaît à l’emplacement exact où il se trouvait lors de la Création du Monde, c’est à ce moment précis qu’il faut réciter Birkat Ha-H’ama, mais de façon essentielle la Bérah’a ne dépend pas du temps.

Le Gaon Mahary’’l DISKINE ajoute que Birkat Ha-H’ama n’est pas réellement une Bérah’a propre à la vision du soleil, car nous récitons la Bérah’a de « Ossé Ma’assé Béréchitt » également lorsqu’on voit la mer méditerranée ou lorsqu’on voit les éclaires. Il n’est donc pas approprié de considérer cette Bérah’a comme une Mitsva positive liée au temps. Telle est également l‘opinion du Gaon H’azon Ich selon qui les femmes doivent réciter elles aussi cette Bérah’a puisqu’elle n’est pas une Mitsva positive liée dont les femmes sont exemptes.

Il est vrai que certains décisionnaires tranchent que les femmes ne doivent pas réciter cette Bérah’a, malgré tout, notre Grand Maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, après avoir longuement traité le sujet dans son livre, conclut selon les décisionnaires qui pensent que les femmes doivent réciter cette Bérah’a.

Par conséquent, sur le plan pratique, les femmes doivent elles aussi réciter Birkat Ha-H’ama, et pour cela, elles doivent s’empresser de se lever à une heure à laquelle on peut encore réciter cette Bérah’a afin de pouvoir la réciter en même temps que l’ensemble du peuple d’Israël.

Les décisionnaires débattent afin de déterminer si le non-voyant récite Birkat Ha-H’ama.

Selon la Halah’a, le non-voyant ne récite pas Birkat Ha-H’ama, mais il est bon qu’il écoute cette Bérah’a de la bouche de l’officiant qui la récitera et qui aura la pensée précise d’acquitter le non-voyant de son obligation, et il s’acquitte ainsi selon tous les avis.

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