Halacha pour mardi 13 Nissan 5769 7 avril 2009              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 13 Nissan 5769 7 avril 2009

Catégorie: Elul/Selichot


Le Rituel de Birkatt Ha-H’ama

Comme il a été expliqué lors des récentes Halah’ot, ce mercredi aura lieu – avec l’aide d’Hachem – un évènement très rare qui se produit seulement tous les 28 ans. Cet évènement marque le moment où le soleil se replace exactement où il se trouvait le jour où ont été suspendus les luminaires lors de la Création du Monde. C’est pourquoi nos maîtres ont établi pour toute personne qui voit le soleil le matin de ce jour-là, de réciter une Bérah’a sur cette vision. Cette Bérah’a est celle de « ‘Ossé Ma’assé Béréchitt », comme nous l’avons expliqué.

L’usage dans la sainte ville de Jérusalem ainsi que dans de nombreuses autres communautés est de se lever assez tôt le matin du jour où l’on récite Birkatt Ha-H’ama, afin de dire la prière de Chah’arit avec le premier rayon de soleil (Nets), et ensuite, après avoir dit le « Kaddich Titkabal », toute l’assemblée sort dans la cour de la synagogue lorsque le rayon du soleil s’élève de l’horizon et éclaire la cour de la synagogue, et l’on récite en grand rassemblement la Birkatt Ha-H’ama, afin d’accomplir le principe de « Bérov ‘Am Hadratt Mélèh’ » (« C’est en présence d’un grand rassemblement que le Roi – qui est Hachem le maître du monde - est glorifié »)

Nous avons l’usage de dire des psaumes de Téhilim en rapport avec l’évènement, comme « …Hachamaïm Messapérim Kévod E-l… » ainsi que « Hallélouya Hallélou Ete A.D.O.N.A.Ï Min Ha-Chamaïm.. » jusqu’à « …H’ok Natann Vélo Ya’avor ». Ensuite, « Chir Lama’alott Essa ‘Enaï El Héharim… » ainsi que le « Halel Ha-Gadol » (le psaume 136). Tout ceci, selon l’enseignement de nos maîtres (Sanhedrin 101a) : Celui qui dit un verset au moment approprié, amène la délivrance au monde, comme il est dit : « Une chose est bonne lorsqu’elle est réalisée en son temps ». On termine par « E-l Adon ‘Al Kol Ha-Ma’assim… » que l’on dit le jour de Chabbat et qui traite de la conception des luminaires, et par « Ana Béh’oah’ Guédoulatt Yémineh’a… » ainsi que « Lamnatséah’ Binguinott Mizmor Chir… ».

Ensuite, on retourne à l’intérieur de la synagogue pour terminer la prière par les paragraphes de « Beit Ya’akov Léh’ou Vénélh’a Béor A.D.O.N.A.Ï… » jusqu’à la fin de « ‘Alénou Léchabéah’ ». Puis, on se souhaite mutuellement « Tizkou Léchanim Rabott Né’imott Vétovott » (« Puisse Hachem vous accorder de longues et bonnes années »).

Nous avons l’usage que l’officiant récite la Bérah’a à haute voix et l’assistance récite avec lui à voix basse. Certains ont l’usage que l’officiant récite lui seul la Birkatt Ha-H’ama et toute l’assistance s’acquitte de sa Bérah’a en répondant Amen. Si on agit ainsi, il faut également que l’officiant pense à acquitter l’assemblée de son obligation, et que les auditeurs pensent eux aussi à s’acquitter de leur obligation (et qu’ils ne répondent pas « Barouh’ Hou Ou-Barouh’ Chémo »).

Cette année, selon la météo - en Israël ainsi que dans d’autres endroits du monde - il est fort probable que le temps soit couvert. Il faut savoir que l’on ne doit réciter la Bérah’a que lorsqu’on voit le rayon du soleil lui-même dans le ciel. S’il ne se voit que de façon pas très claire parce qu’il est recouvert par des nuages fins, on peut malgré tout réciter la Bérah’a dans cette condition avec Chem Ou-Malh’out (avec « A.D.O.N.A.Ï Elohénou Mélèh’ Ha-‘Olam »). Par conséquent, si le ciel est couvert de nuages au point où le soleil n’est pas visible à travers les nuages, il faut attendre jusqu’à ce que le soleil soit visible à travers les nuages, et l’on pourra à ce moment-là réciter Birkatt Ha-H’ama. (Cependant, il ne faut pas retarder la Bérah’a au-delà de 3 heures depuis le lever du soleil, comme nous l’avons expliqué).

Cette Mitsva - que l’on ne réalise que quelques fois dans une vie - est si précieuse qu’il y a 28 ans en Argentine, le temps était très couvert et il était impossible de réciter Birkatt Ha-H’ama. Les dirigeants de la communauté ont loué un avion privé et ont amené avec eux toute la communauté en Uruguay où le temps était plus clair et ils récitèrent tous Birkatt Ha-H’ama dans la joie, afin de glorifier Hachem, le Créateur des luminaires.

 

La rédaction de la Halacha Yomit adresse ses souhaits de « Tizkou Léchanim Rabbott Né’imot Vétovott » ainsi qu’un Pessah’ Cacher Ve-Saméah’ à tous ses inscrits ainsi qu’à toutes les personnes qui étudient la Halacha Yomit. Que nous ayons le mérite de consommer les offrandes et les sacrifices de Pessah’ avec la venue de Machiah’, rapidement et de nos jours, AMEN.
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