Date de la Halacha: 7 Nissan 5769 1 avril 2009
Une fois tous les 28 ans, le soleil se positionne de façon précise à l’emplacement où Hachem l’a suspendu lors de la Création du monde. C’était le mardi soir des 6 jours de la Création.
Nous pouvons expliquer brièvement (car nous ne pouvons pas citer tous les détails dans le cadre de cette rubrique) que chaque année solaire possède 365 jours, composés de 364 « septièmes », c'est-à-dire, des unités divisibles par 7, qui correspondent aux 7 jours d’une semaine, avec des journées de 24 heures. (Car si l’on divise 364 par 7, on obtient 52).
De ce fait, si l’année solaire possédait 364 jours de façon précise, chaque année le soleil se retrouverait à l’emplacement exact où Hachem l’a placé le mardi soir lors de la Création du monde. Mais il n’en est rien, car l’année solaire possède 365 jours. De ce fait, nous avons chaque année un jour supplémentaire dans l’année solaire. Non seulement un jour, mais même davantage puisqu’il y a aussi environ 6 heures supplémentaires chaque année. De ce fait, nous avons donc un surplus d’un jour et environ 6 heures chaque année.
Puisque nous venons d’apprendre qu’il reste chaque année un jour et environ 6 heures, nous pouvons en déduire que tous les 4 ans, il nous reste 5 jours de l’année solaire (car 4 jours et 6 heures x 4 = 5 jours). De ce fait, tous les 4 ans, le soleil se retrouve exactement à la place à laquelle il se trouvait lors de la Création du monde, sans le moindre temps supplémentaire. Cependant, l’évènement ne tombe pas le mardi soir, jour où Hachem a suspendu les luminaires. Le cycle fonctionne de la façon suivante : lors du 1er cycle des 4 ans, l’évènement se produira le dimanche soir ; lors du 2ème cycle, il se produira le jeudi soir, ensuite le mercredi soir. Lors du 4ème cycle, il se produira le lundi soir, ensuite le samedi soir, ensuite lors du 6ème cycle, il se produira le jeudi soir. C’est seulement au bout du 7ème cycle de 4 ans qui font 28 ans que l’événement se produira le mardi soir, car c’est le moment où le soleil se retrouve à l’emplacement exact là où il se trouvait à l’origine, le mardi soir lors de sa création.
Par conséquent, une fois tous les 28 ans nous avons le mérite de voir le soleil là où il se trouvait lorsqu’Hachem l’a suspendu dans le ciel. C'est pourquoi nos maîtres ont instauré de réciter une Bérah’a à cette vision. Cette Bérah’a doit être récitée avec Chem Ou-Malh’out (avec A.D.O.N.A.Ï Elohénou Mélèh’ Ha-‘Olam) comme toutes les Bérah’ot. La dernière fois que le peuple d’Israël a eu le mérite de réciter cette Bérah’a, c’était en 5741. Maintenant au bout de 28 ans, cette année 5769, nous aurons – avec l’aide d’Hachem – le mérite de réciter cette précieuse Bérah’a sur la vision du soleil le mercredi 14 Nissan, veille de Pessah’.
Le moment pour réciter Birkat Ha-H’ama se limite à la fin de la 3ème heure en heures saisonnières (pour obtenir les heures saisonnières, on divise la journée depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher, en 12 parties. Chaque partie représente une heure saisonnière) depuis le lever du soleil. (Cette année, la fin du temps de Birkat Ha-H’ama s’achèvera en Israël aux alentours de 8h50). Nous avons l’usage dans de nombreux endroits de se lever pour prier avec le premier rayon de soleil (Nets) le matin de Birkat Ha-H’ama, afin de réciter cette Bérah’a le plus tôt possible, car les gens prompts devancent les Mitsvot. On récite cette Bérah’a avec une grande assistance. Quoi qu’il en soit, chacun se doit de veiller à réciter cette Bérah’a avant l‘heure limite.
Cependant, certains de nos maîtres les décisionnaires pensent que l’on peut réciter cette Bérah’a jusqu’à la moitié de la journée (ce qui correspond à 6 heures après le lever du soleil), et pas uniquement jusqu’à la fin des 3 premières heures saisonnières de la journée. D’ailleurs, le Gaon auteur du Noda’ Biyéhouda a agi de cette façon en 5645, lorsque le ciel était recouvert, et il était impossible de réciter Birkat Ha-H’ama puisque le soleil était caché par les nuages. L’assemblée ainsi que le Noda’ Biyéhouda patientèrent de longues heures pour voir apparaître le soleil. Au définitif, les nuages se sont dispersés à une heure tardive, environ 4 heures après le lever du soleil. Le Noda’ Biyéhouda trancha qu’il était encore temps de réciter Birkat Ha-H’ama car en réalité son temps dure jusqu’à la moitié de la journée. Cependant, sur le plan pratique il est plus juste d’adopter l’usage de ne pas réciter Birkat Ha-H’ama au-delà de 3 heures après le lever du soleil, car de nombreux décisionnaires pensent que le temps de Birkat Ha-H’ama s’achève à la fin de la 3ème heure du jour et pas au-delà. Parmi ces décisionnaires, le Gaon Rabbi Yaakov de Lissa, le Gaon Rabbi Chlomo KLUGUER, le Gaon Rabbi Yichma’el Ha-Cohen dans son livre Zéra’ Emet, ainsi que le Gaon Rabbi Yossef H’aïm dans son livre Ben Ich H’aï, et d’autres. De plus, nous avons un principe selon lequel : Safek Bérah’ot Léhakel (lors d’un doute sur la récitation d’une Bérah’a, nous ne la récitons pas.)
Dans les pays où le climat est plutôt hivernal et que les nuages recouvrent le ciel sans se disperser avant la fin de la 3ème heure du jour, on devra réciter Birkat Ha-H’ama sans la mention du Nom d’Hachem et l’expression de Sa Royauté (sans dire A.D.O.N.A.Ï Elohénou Mélèh’ Ha’Olam). Malgré tout, la personne qui désire se fier à l’opinion du Noda’ Biyéhouda et de réciter même après la 3ème heure, avant que n’arrive la moitié de la journée, lorsqu’il s’agit d’une situation où le temps est couvert et que les nuages ne se sont dissipés que tardivement, cette personne a un appuie Halah’ique, tel que le Noda’ Biyéhouda a lui-même agit et tel que de nombreux autres décisionnaires ont tranchés.