Halacha pour lundi 15 Shevat 5786 2 février 2026

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

La bénédiction sur les galettes de riz et sur le riz soufflé

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué que sur toute céréale du Dagan (blé ; orge ; épeautre ; avoine ; seigle) - comme du blé par exemple - qui est consommée à l’état cru sans la moindre cuisson, on doit réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama ».
C’est pourquoi la bénédiction des céréales sous le nom de « Chalva » (Pop-Corn israélien) est « Boré Péri Ha-Adama ».

Mais lorsqu’on fait bouillir une céréale du Dagan au point où les grains adhèrent l’un à l’autre, ou bien lorsqu’on cuit cette céréale, sa bénédiction change et devient « Boré Miné Mézonott ». C’est la raison pour laquelle on récite la bénédiction de « Boré Miné Mézonott » sur une purée de céréales de Dagan, ou bien sur des céréales appelées « Corn Flakes » ou sur des pâtisseries ou des gâteaux.
Mais les autres légumes ou autres céréales qui ne font partie du Dagan, même si on les fait bouillir ou cuire, leur bénédiction reste « Boré Péri Ha-Adama ».
C’est pourquoi on récite cette bénédiction sur un plat de pois chiches, de haricots, de lentilles ou autre.

Selon cela, il faudrait apparemment réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama » sur du riz, puisqu’il ne fait pas partie des céréales du Dagan.
Cependant, il est expliqué dans une Baraïta du traité Béra’hott (37a) que le statut du riz est identique à celui des céréales du Dagan. S’il est consommé cru, on doit réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama », et s’il est cuit, on récitera la bénédiction de « Boré Miné Mézonott ».
Le ROCH explique que nos maîtres ont donné au riz le même statut que les 5 céréales du Dagan, car le riz possède des propriétés aussi nourrissantes et rassasiantes que les 5 céréales du Dagan.

Malgré cela, il y a quand même une différence entre le riz et les céréales du Dagan, car sur un met fait à base des céréales du Dagan on récite « Boré Miné Mézonott » en bénédiction initiale et « ‘Al Ha-Mi’hya » en bénédiction finale (si on en a consommé au moins une quantité de Kazaït, au moins 27g), alors que sur le riz on récite « Boré Miné Mézonott » en bénédiction initiale et « Boré Néfachott » en bénédiction finale.

Cette différence a pour raison le fait que les 5 céréales du Dagan font toutes parties des 7 espèces végétales à travers lesquelles la Torah a vanté les mérites de la terre d’Israël, puisque la terre d’Israël a été glorifiée par le blé et l’orge.
Or, l’épeautre est une variante du blé, et l’avoine et le seigle sont des variantes de l’orge. Les 5 céréales font donc toutes parties des 7 espèces à travers lesquelles la Torah vante les mérites de la terre d’Israël, ce qui n’est pas le cas du riz.
C’est pourquoi sa bénédiction finale est « Boré Néfachott » comme pour tous les autres légumes et les autres céréales.

A présent, nous allons traiter le cas des galettes de riz soufflé, car étant donné que le riz reste distinct, qu’il a simplement un aspect soufflé et qu’il n’est absolument pas cuit, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche que la bénédiction la plus appropriée à ces galettes de riz soufflé est celle de « Boré Péri Ha-Adama », car une personne qui consomme des galettes de riz soufflé a le même statut que celle qui consomme du riz cru, au sujet duquel il est expliqué dans la Baraïta que l’on doit réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama ».

Par contre sur le riz soufflé lui-même (« Rice Krispies »), le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l écrit que puisqu’avant de cuire et de faire gonfler le riz soufflé, on le fait d’abord bouillir dans l’eau, et à partir de ce moment là sa bénédiction devient « Boré Miné Mézonott », par conséquent, même après la cuisson des grains et après qu’ils aient retrouvé un aspect qui semble cru, malgré tout leur bénédiction ne redevient pas « Boré Péri Ha-Adama ».
Par conséquent, la bénédiction sur le riz soufflé lui-même (« Rice Krispies ») est « Boré Miné Mézonott ».
Il en est de même pour des gâteaux ou biscuits faits à base du riz soufflé, leur bénédiction est « Boré Miné Mézonott », comme lorsqu’on consomme le riz lui-même lorsqu’il est cuit.

En conclusion : Sur le riz lorsqu’il est cuit nous récitons la bénédiction de « Boré Miné Mézonott ». Si on en a consommé une quantité minimale de Kazaït (27g) et que l’on doit à présent réciter la bénédiction finale, on récite la bénédiction finale « Boré Néfachott ». Le Din est le même pour une personne qui a consommé du riz soufflé (« Rice Krispies »), puisqu’on le fait bouillir avant de le faire gonfler, on doit réciter la bénédiction de « Boré Miné Mézonott ».
Mais sur des galettes de riz soufflé, puisque dans ce cas le riz n’est absolument pas cuit, on doit réciter la bénédiction de « Boré Péri Ha-Adama », comme lorsqu’on consomme tout autre légume ou céréale.

8 Halachot Les plus populaires

Roch Ha-Chana

Extrait de propos de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l Rédigé par son petit-fils, le Rav Ya’akov SASSON Chlita Nous nous trouvons à l’approche des jours de Roch Ha-Chana, des 10 jours de repentir et de Yom Kippour. Nos maitres enseignent dans la Gu&......

Lire la Halacha

Ki Tavo - « Ce ne sont pas les apparences qui comptent ! »

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Les prémices ... וְשַׂמְתָּ בַטֶּנֶא ... (דברים כו-ב) …Tu [les] mettras dans une corbeille… » (Dévarim 26, 2 Début de notre Paracha) Contexte La Torah nous ordonne la Mi......

Lire la Halacha

‘Ekev

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit וְהָיָה עֵקֶב תִּשְׁמְעוּן, אֵת הַמִּשְׁפָּטִים הָאֵלֶּה, וּשְׁמַרְתֶּם וַעֲשִׂיתֶם, אֹתָם--וְשָׁמַר ה' אֱלֹקֶיךָ לְךָ, אֶת-הַבְּרִית וְאֶת-הַחֶסֶד, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע, לַאֲבֹתֶיךָ. (דברים ז-יב) Pour prix de votre ......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité du fait de sa maladie, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour su......

Lire la Halacha


Chabbat ‘Hazon

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit Dans notre Haftara : הוֹי גּוֹי חֹטֵא, עַם כֶּבֶד עָו‍ֹן ... (ישעיה א-ד) « Malheur à toi peuple pêcheur, peuple lourd de fautes… » (Yécha’ya 1-4) Le prophète ......

Lire la Halacha

Ki Tétsé

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Le sceau du peuple d’Israël : Les qualités humaines ... לֹא-תְתַעֵב מִצְרִי, כִּי-גֵר הָיִיתָ בְאַרְצוֹ. (דברים כג-ח) « … n'aie pas en horreur l'Egyptien, car tu as séjou......

Lire la Halacha

Règles relatives au jour du 9 Av (5786)

Les 5 mortifications Le jour de Tich’a Bé-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur : Manger et boire ; Se laver ; S’enduire (le corps avec des huiles ou des crèmes corporelles de bien-être) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimit&......

Lire la Halacha

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha