Halacha pour dimanche 14 Shevat 5786 1 février 2026              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 14 Shevat 5786 1 février 2026

Catégorie: Berachot


Tou Bichvat – Le blé – Le Granola 

Ce soir – dimanche soir – est le soir du 15 Chévat (Tou Bichvat) où l’on a l’usage de multiplier les bénédictions, en consommant diverses sortes de fruits et de légumes ou autres.
Chez notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, on observait également cet usage tous les ans, notre maître le Rav z.ts.l prononçait des paroles de Torah devant les membres de la famille, et l’on exprimait un peu de joie.
C’est pourquoi, nous allons poursuivre les règles relatives aux bénédictions alimentaires.

Les 5 céréales du Dagan
Sur toute chose faite à base de l’une des 5 céréales du Dagan (la récolte, que nous expliquerons plus loin), on récite au préalable la bénédiction de « Boré Miné Mézonott ».
Si l’on a fait du pain à partir de l’une des 5 céréales du Dagan, sa bénédiction devient « Ha-Motsi Léh’em Min Ha-Arets ».
C’est pour cela que nous récitons la bénédiction de « Boré Miné Mézonott » avant de consommer des gâteaux, des biscuits ou autres.
De même, avant de consommer un plat fait à base de l’une des 5 céréales du Dagan, comme du Couscous ou autre, on récite au préalable la bénédiction de « Boré Miné Mézonott ».

Mais il existe des cas où la bénédiction sur le Dagan devient « Boré Péri Ha-Adama », comme nous allons l’expliquer.

Voici les 5 céréales du Dagan : le blé ; l’orge ; l’épeautre ; l’avoine ; le seigle.
L’épeautre est une variante du blé. L’avoine et le seigle sont des variantes de l’orge.

« Celui qui croque du blé » 
Il est enseigné dans la Guémara Béra’hott (37a) :
Lorsqu’on « croque » du blé (lorsqu’on consomme les grains du blé lorsqu’ils sont entiers), on doit réciter la bénédiction de « Boré Peri Ha-Adama ».
MARAN explique dans le Beit Yossef (chapitre 208) qu’il semble à partir des propos des décisionnaires médiévaux que cet enseignement de la Guémara indique le cas où l’on croque les grains du blé, qu’ils soient crus ou cuits, tant qu’ils restent entiers et distincts, on doit réciter la bénédiction de « Boré Peri Ha-Adama ».
En effet, la bénédiction sur le blé se change en « Boré Miné Mézonott » ou en « Ha-Motsi Lé’hem Min Ha-Arets » seulement lorsqu’on l’a cuit et qu’on en a fait un plat ou du pain, ou bien lorsqu’on l’a moulut ou autre, mais tant qu’on consomme le blé dans son état naturel cru, on récite la bénédiction de « Boré Peri Ha-Adama ».

Il est expliqué dans les propos de nos maîtres les décisionnaires des derniers siècles que lorsqu’on a cuit des grains de Dagan suffisamment pour qu’ils deviennent tendres et qu’ils adhèrent l’un à l’autre, leur bénédiction devient « Boré Miné Mézonott », au même titre que n’importe quel plat fait à base de céréales du Dagan.

Nous pouvons déduire de tout cela que sur les céréales du style « Chalva » (Pop-Corn israélien) dont les grains restent entiers et que l’on reconnaît comme étant des grains de blé, on doit réciter « Boré Péri Ha-Adama » et non « Boré Miné Mézonott ».
Mais sur des céréales – comme des « Corn Flakes » faits à base d’avoine – dont les grains sont devenus très tendres et adhèrent l’un à l’autre, on doit réciter la bénédiction de « Boré Miné Mézonott » au même titre que n’importe quel plat fait à base de l’une des 5 céréales du Dagan.
Même si les grains du Dagan n’ont pas cuit au point de ramollir totalement, malgré tout, les décisionnaires écrivent qu’il est suffisant que les grains soient assez tendres pour adhérer l’un à l’autre, et dans ce cas-là, la bénédiction devient « Boré Miné Mézonott », et il n’est pas nécessaire qu’ils ramollissent totalement.

Le « Granola »
Le Granola, ainsi que les collations faites à base de Granola – qui est constituée essentiellement d’avoine (« Quaker » ou flocons d’avoine) – puisque dans ce type de collations les grains sont aussi séparés les uns des autres, même s’ils sont collés au moyen de miel ou d’autres ingrédients, leur bénédiction est « Boré Péri Ha-Adama ».   

Concernant le fait que le « Chibolet Cho’al » parmi les 5 céréales du Dagan correspond réellement au « Quaker » ou flocon d’avoine de notre époque, ce point fait l’objet d’une divergence Halachique, car selon certains décisionnaires contemporains, l’identification du Quaker comme étant le Chibolet Cho’al dont nos maîtres ont parlé, n’est pas exacte.

Cette affirmation pourrait avoir de lourdes conséquences Halachiques, et principalement au sujet du devoir de consommer la Matsa le soir de Péssa’h, car de nombreuses personnes allergiques au gluten et qui ne peuvent pas consommer de la Matsa faite à base de farine de blé, prennent en substitut une Matsa spéciale faite à base d’avoine (Chibolet Cho’al) sans gluten.
Or, si nous considérons que ce que l’on appelle aujourd’hui « Chibolet Cho’al » ou « Quaker » ne correspond pas au Chibolet Cho’al désigné par nos maîtres par ce terme, cela signifie qu’il ne fait absolument pas partie du Dagan, et l’on n’est pas quitte du devoir de Matsa le soir de Péssa’h avec une telle Matsa.
De plus, sa bénédiction ne serait donc ni « Boré Miné Mézonot », ni « Ha-Motsi ».

Cependant, dans la pratique, le Gaon Rabbi Chénor Zalman REVA’H Chlita écrit dans son livre Kétsiratt Ha-Sadé (page 79 et suivantes) que le Chibolet Cho’al ou Quaker de notre époque est réellement celui désigné par nos maîtres par ce terme.
Il cite des preuves à ses propos à partir d’illustres auteurs et de nombreux ouvrages.
C’est également ainsi que tranchent la plupart des hautes autorités Halachiques de notre génération.
Mais concernant le Granola qui se croque comme expliqué plus haut, sa bénédiction est « Boré Péri Ha-Adama » selon tous les avis.

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