Halacha pour dimanche 6 Kislev 5784 19 novembre 2023

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

« Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h »

Question : Une personne qui prie sans Minyan et qui ne répond donc pas « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » à l’officiant, peut-elle malgré tout dire elle-même « Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h » ou non?

Réponse : Il est évident que « Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h » fait partie des choses que nos maîtres ont instaurées de dire seulement en présence d’un Minyan (10 hommes juifs). Sans cette condition, il est strictement interdit de dire ce texte. Celui qui le dit malgré tout, transgresse donc la gravissime interdiction de prononcer le Nom d’Hachem en vain.

Les propos du Midrach
Cependant, dans le Midrach sur Ruth, nos maîtres commentent un verset :
« Cessez de vous appuyer sur l'homme, dont la vie n'est qu'un souffle. Quelle peut être sa valeur ? » (Icha’ya 2-22).
Le Midrach commente : Lorsqu’une personne a dormi sur son lit d’un sommeil régulier pendant la nuit, son âme (qui est un élément spirituel qui se trouve en l’être humain avec l’esprit et les différentes parties propres à l’être humain) ne revient dans son corps que lorsqu’il répond « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ».
S’il n’a pas le mérite de répondre ce texte, l’âme s’en va sans revenir.
Il s’agit d’une chose très grave comme on peut le constater à travers les explications sur ce verset.

Par conséquent, il est donc souhaitable et juste que chacun s’efforce de veiller à toujours prier avec Minyan, afin de pouvoir dire « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ».
De même pour une femme qui a le mérite de répondre « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed », heureuse soit-elle, même s’il n’est pas toujours facile pour une femme de le faire.

Que peut-on dire en remplacement de « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » ?
L’auteur du Sefer Ha-Rokéa’h fait différentes citations de paroles de nos maîtres dans lesquelles figurent les mots « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ». Celui qui prononcerait ces enseignements pourrait être considéré comme ayant répondu « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ».
Notre maître le ‘HYDA - dans son livre Tsiporèn Chamir – écrit qu’il faut dire la Baraïta suivante :
Rabbi ‘Akiva dit : il y a un ange dans le ciel dont le nom est Israël, et sur son front est gravé « Israël ». Cet ange se tient au milieu du ciel et dit : « Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h » et toutes les armées célestes répondent : « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ».
En disant cette Baraïta, on peut considérer avoir répondu « Barou’h Hachem Ha-Mévorah’ Lé’olam Va’ed », et l’âme de la personne peut résider en elle correctement.

Les propos de notre maître le Rav z.ts.l
Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que si l’on doit dire cette Baraïta, il ne faut surtout pas prononcer le Nom d’Hachem, car il ne s’agit pas réellement de répondre « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » comme nous le faisons avec le Nom d’Hachem. Il faut donc dire dans cette Baraïta « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » (et non pas « A.D.O.N.A.Ï »), et ainsi on ne prononce pas le Nom d’Hachem en vain.

Notre maître le Rav z.ts.l ajoute qu’étant donné que l’on ne prononce pas le Nom d’Hachem en disant cette Baraïta, son efficacité n’équivaut pas à répondre réellement « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » avec le Minyan.
De ce fait, il ne faut pas la dire entre Yichtaba’h et le Yotser (qui est normalement l’emplacement de « Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h » lorsqu’on prie avec le Minyann), et il faudra la dire seulement après la prière, avant de dire « ‘Alénou Léchabéa’h ».

En conclusion : Il est très important de répondre « Barou ‘h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed » à la synagogue.
Si quelqu’un ne peut pas se rendre à la synagogue pour prier avec la communauté pour des raisons de santé, ou bien s’il s’agit d’une femme qui n’a pas l’usage de prier à la synagogue, on peut combler d’une certaine façon le fait de ne pas avoir répondu « Barou’h Hachem Ha-Mévorah’ Lé’olam Va’ed » en disant le texte de la Baraïta suivante :
Rabbi ‘Akiva dit : il y a un ange dans le ciel dont le nom est Israël, et sur son front est gravé Israël. Cet ange se tient au milieu du ciel et dit : « Baré’hou Ete Hachem Ha-Mévora’h » et toutes les armées célestes répondent : « Barou’h Hachem Ha-Mévora’h Lé’olam Va’ed ».
Il faut dire ce texte sans la mention du Nom d’Hachem (en disant seulement « Hachem » et non « A.D.O.N.A.Ï »), et il faut le dire après la prière, juste avant de dire « ‘Alénou Léchabéa’h ». (Voir Chou’t Yabiya’ Omer vol.2 sect. O.H chap.4 parag.7).

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