Halacha pour dimanche 13 Tammuz 5786 28 juin 2026

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

S’interrompre entre la bénédiction et la consommation d’un aliment

Question : A partir de quel moment est-il permis de parler lorsqu’on a récité une bénédiction sur un aliment :
Est-il permis de parler immédiatement après avoir introduit l’aliment dans la bouche et après en avoir ressentit le goût, ou bien faut il attendre d’avaler l’aliment pour avoir le droit de parler ?

Réponse : Il est expliquer dans la Guémara Béra’hot (40a), ainsi que dans le commentaire de Rashi sur place, qu’il est interdit de parler entre la bénédiction sur un aliment et sa consommation. Si l’on a parlé, il faut de nouveau réciter la bénédiction.
C’est ainsi que tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (O.H 167-6).

Cependant, si les paroles prononcées avaient un rapport avec l’aliment sur lequel on a récité la bénédiction - par exemple lorsqu’on a récité la bénédiction sur le pain, et qu’en voulant le tremper dans le sel, on s’aperçoit que le sel n’est pas à table, il est permis de dire à ce moment là : « Apportez le sel. » - dans une telle situation, on ne récite pas de nouveau la bénédiction, car des propos en rapport avec la bénédiction, ne sont pas considérés comme une interruption entre la bénédiction et la consommation.
Il est évident que tout ceci n’est valable que Bédi’avad (à posteriori), mais Lé’hate’hila (à priori), on ne doit absolument pas s’interrompre entre la bénédiction sur un aliment et sa consommation.

Les décisionnaires débattent afin de définir s’il est permis de parler après avoir seulement goûté l’aliment sans l’avoir avalé. De même, une personne qui introduit un bonbon dans la bouche, et qui ressent immédiatement le goût du bonbon sans l’avoir avalé, cette personne est-elle autorisée à parler à ce moment là, ou bien doit-elle attendre d’avoir avaler une partie du bonbon ?

La source de cette question est en réalité :
Est-ce que la bénédiction sur l’aliment a été instaurée pour la satisfaction que le palais retire de l’aliment, ou bien faut-il aussi une véritable satisfaction de consommation, similairement à l’idée du verset « Tu consommeras, tu te rassasieras et tu béniras… » (Comme pour dire : La bénédiction est instaurée sur la vérifiable consommation)

Puisque de nombreux décisionnaires tranchent qu’il faut attendre d’avaler pour parler, il est juste à priori de s’imposer la rigueur de ne pas parler avant d’avaler une partie de l’aliment.
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche que si Bédi’avad (à postériori) on s’est interrompu après avoir au moins goûté l’aliment sans l’avoir avalé, on ne récite pas de nouveau la bénédiction sur l’aliment, puisque la bénédiction a été instaurée essentiellement non pas sur le fait d’avaler, mais sur le début de la consommation, dés que le palais tire satisfaction de l’aliment.

Notre maître le Rav z.ts.l ajoute que si l’on a goûté un aliment sans l’avoir avalé, et qu’on entend à ce moment précis une autre personne qui récite une bénédiction, ou bien un Kaddich, on ne doit pas attendre d’avaler pour répondre, mais on doit répondre AMEN immédiatement avant d’avaler.

Cependant, il est évident que si l’aliment se trouve véritablement sur le point d’être avalé, et que l’on ne peut répondre dans de telles conditions, on ne répond pas avec la bouche, mais on se contentera dans ce cas de penser le AMEN.

(Si on a récité une bénédiction sur un aliment et avant même de l’avoir goûter, on entend une autre personne récitant une bénédiction, on ne doit pas répondre AMEN.)

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