Halacha pour mardi 23 Av 5773 30 juillet 2013

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

S’interrompre entre la bénédiction et la consommation

Question  : A partir de quel moment est-il permis de parler lorsqu’on a récité une bénédiction sur un aliment :
Est-il permis de parler immédiatement après avoir introduit l’aliment dans la bouche et après en avoir ressentit le goût, ou bien faut il attendre d’avaler l’aliment pour avoir le droit de parler ?
 
Réponse : Il est expliquer dans la Guémara Béra’hot (40a), ainsi que dans le commentaire de Rashi sur place, qu’il est interdit de parler entre la bénédiction sur un aliment et sa consommation. Si l’on a parlé, il faut de nouveau réciter la bénédiction.
C’est ainsi que tranche MARAN dans le Shoul’han ‘Arou’h (O.H chap.167 parag.6).
 
Cependant, si les paroles prononcées avaient un rapport avec l’aliment sur lequel on a récité la bénédiction - par exemple lorsqu’on a récité la bénédiction sur le pain, et qu’en voulant le tremper dans le sel, on s’aperçoit que le sel n’est pas à table, il est permis de dire à ce moment là : « Apportez le sel. » - dans une telle situation, on ne récite pas de nouveau la bénédiction, car des propos en rapport avec la bénédiction, ne sont pas considérés comme une interruption entre la bénédiction et la consommation.
Il est évident que tout ceci n’est valable que Bédi’avad (à posteriori), mais Lé’hate’hila (à priori), on ne doit pas s’interrompre du tout entre la Bera’ha et la consommation.
 
Les Poskim (décisionnaires) débattent afin de définir s’il est permis de parler après avoir seulement goûté l’aliment sans l’avoir avalé. De même, une personne qui introduit un bonbon dans la bouche, et qui ressent immédiatement le goût du bonbon sans l’avoir avalé, cette personne est-elle autorisée à parler à ce moment là, ou bien doit-elle attendre d’avoir avaler une partie du bonbon ?
 
La source de cette question est en réalité :
Est-ce que la bénédiction sur l’aliment a été instaurée pour la satisfaction que le palais retire de l’aliment, ou bien faut-il aussi une véritable satisfaction de consommation, commeil est dit dans le verset « Tu consommeras, tu te rassasieras et tu béniras… »
Puisque de nombreux décisionnaires tranchent qu’il faut attendre d’avaler pour parler, il est juste à priori de s’imposer la rigueur de ne pas parler avant d’avaler l’aliment.   
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita tranche que si l’on s’est interrompu après avoir au moins goûté l’aliment sans l’avoir avalé, on ne récite pas de nouveau la Bera’ha sur l’aliment, puisque la Bera’h’a a été instaurée essentiellement non pas sur le fait d’avaler, mais sur le début de la consommation, dés que le palais tire satisfaction de l’aliment.
 
Notre maître le Rav Shalita ajoute que si l’on a goûté un aliment sans l’avoir avalé, et qu’on entend à ce moment précis une autre personne qui récite une bénédiction, ou bien un Kaddish, on ne doit pas attendre d’avaler pour répondre, mais on doit répondre AMEN immédiatement avant d’avaler.
 
Cependant, il est évident que si l’aliment se trouve véritablement sur le point d’être avalé, et que l’on ne peut répondre dans de telles conditions, on ne répond pas avec la bouche, mais on se contentera dans ce cas de penser le AMEN.
 
(Si on a récité une bénédiction sur un aliment et avant même de l’avoir goûter, on entend une autre personne récitant une bénédiction, on ne doit pas répondre AMEN.) 

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha