Date de la Halacha: 8 Tevet 5769 4 janvier 2009
Aux lecteurs de la Halacha Yomit !
L’état de santé de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita ne lui permet pas de se consacrer à son emploi du temps quotidien, même dans sa forme la plus réduite, et nous savons que les Grands de la Génération sont les yeux du peuple. Les épreuves qu’ils subissent sont causées par la génération elle-même, et il ne fait pas le moindre doute que nos fautes ont causé l’état de santé de notre maître Chlita , et de façon générale, le grand danger auquel le peuple d’Israël est exposé actuellement.
C’est pourquoi, nous nous tournons vers vous tous afin que chacun se motive et motive d’autres personnes à prier pour la complète guérison de notre maître Rabbénou Ovadia Yossef Ben Gorg’iyé (ceci est son nom complet sans nom de famille), ainsi que pour la délivrance du peuple d’Israël. Que chacun s’engage à respecter une bonne action ou un moyen de s’éloigner d’une faute, chacun selon ses possibilités, et Hachem ne refuse jamais la prière de la collectivité. AMEN
À la demande de nombreux inscrits parmi les habitants du sud du pays :
Comment doit-on se comporter lorsque retenti la sirène d’alerte au moment de la ‘Amida ? Doit-on interrompre la ‘Amida et se rendre dans un espace protégé, ou bien faut-il ignorer l’alerte et poursuivre la prière de façon habituelle ?
Réponse
On enseigne dans une Michna du traité Bérah'ot (30b) :
Si une personne est en train de prier (la ‘Amida), et qu’un serpent s’enroule autour de son talon, cette personne ne doit pas interrompre sa prière.
La Guémara (33a) explique qu’il s’agit exclusivement d’un serpent, mais s’il s’agit d’un scorpion, on doit s’interrompre.
C'est-à-dire : il y a une différence au niveau du Din. Si c’est un serpent qui s’enroule autour de son talon, on ne doit pas interrompre la prière, car cela ne représente pas un réel danger, mais si l’on voit un scorpion s’approcher, on est tenu d'interrompre immédiatement la prière, car rien ne se dresse devant une situation de danger, et il est interdit de s’imposer la rigueur sur soi même et dire que par le mérite de la prière, rien de mal ne peut arriver, car personne ne peut affirmer une telle chose. Par conséquent, on est tenu d’interrompre la prière et de quitter l’endroit où l’on se trouve. S’il n’est pas suffisant de quitter les lieux, il faut également s’interrompre verbalement afin de demander de l’aide, ou autre.
Il expliqué dans les Poskim qu’en réalité, il en est de même avec un serpent. S’il y a le moindre risque de danger, on est tenu d’interrompre la prière et de quitter le lieu, car rien ne se dresse devant une situation de danger.
Nous apprenons de là pour notre sujet.
Une personne qui est en train de prier (la ‘Amida) et qui entend une sirène d’alerte, cette personne est tenue d’interrompre immédiatement sa prière et de se rendre dans un espace protégé, car le fait de ne pas obéir aux instructions de sécurité, représente un danger mortel, et celui qui se préserve, est tenu d’exécuter ces instructions. S’il n’est pas suffisant de quitter les lieux et d’entrer dans un espace protégé sans s’interrompre verbalement, et que l’on est également contraint de parler afin de faire rentrer les membres de sa famille dans un espace protégé, il est certain que l’on est autorisé à parler afin de se sauver et de sauver d’autres personnes du moindre doute de danger.
(Même s’il y a des Poskim selon lesquels, dans une situation de Mitsva, on ne doit pas tenir compte d’une faible et improbable éventualité, et selon cette opinion, il faut interpréter l’enseignement de la Michna « même si un serpent est enroulé à son talon, cette personne ne doit pas interrompre sa prière », il s’agirait – selon ces Poskim - même d’un serpent venimeux, et même dans ce cas il ne faudrait pas interrompre la prière, car la morsure d’un serpent est une éventualité peu probable, et en ajoutant le fait que la personne est en train de prier – ce qui constitue une situation de Mitsva – va le protéger, nous disons qu’il ne faut pas s’interrompre. Selon cette opinion, il ne faut pas interrompre la prière à cause d’une faible éventualité de risque de danger venant des missiles, puisque la Mitsva de la prière protègera la personne de tout mal.
Malgré tout cela, étant donné qu’il y a aussi d’autres Poskim selon lesquels même dans une situation de Mitsva, il faut s’interrompre devant la plus faible éventualité de risque de danger, et ces Poskim expliquent la Michna dans le sens où il s’agit d’un serpent qui n’est pas vénéneux du tout (et de plus, on peut aussi considérer que l’interruption verbale n’est pas considérée comme une interruption), c’est donc ainsi qu’il faut enseigner. On doit interrompre la prière au moment où retenti la sirène d’alerte, car lorsqu’il s’agit d’un doute sur un danger de mort, nous allons à la souplesse).
Cependant, il semble que lorsqu’on se trouve dans un endroit où les alertes sont fréquentes, il est juste de fixer au préalable le lieu de la prière dans un espace protégé, tant qu’il y a la possibilité de le faire, afin de ne pas avoir à quitter les lieux au milieu et interrompre la prière.
Mais chaque fois qu’il y a le moindre doute sur l’attitude à adopter, il faut consulter une autorité Halah'ique compétente.
Après avoir expliqué que lorsqu’on entend une sirène d’alerte au milieu de la prière, on est tenu d’interrompre la prière, il nous reste à expliquer comment doit-on se comporter lorsqu’ après s’être interrompu dans la prière à cause de l’alerte, et que l’on se trouve maintenant dans un espace protégé, est-il permis de poursuivre la prière à partir de l’endroit où l’on s’est interrompu, ou bien doit-on reprendre la prière depuis le début ?
Ce sujet sera expliqué avec l’aide d’Hachem dans la prochaine Halah’a.