Date de la Halacha: 13 Tishrei 5786 5 octobre 2025
Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué que si l’on entend une sirène d’alerte lorsqu’on se trouve dans la ‘Amida, et que l’on ne se trouve pas dans un espace protégé, on doit interrompre immédiatement la ‘Amida et aller s’abriter dans un espace protégé. Nous devons nous efforcer d’agir sans nous interrompre verbalement. Si toutefois il y a nécessité de parler, par exemple pour dire aux membres de sa famille d’aller s’abriter dans un espace protégé, on est autorisé à parler pour cela.
Maintenant, nous devons expliquer le Din pour celui qui s’est interrompu au milieu de la prière à cause d’une raison comme celle-ci, et qui est entré dans un espace protégé. Est-il autorisé à poursuivre sa prière de façon ordinaire (à partir de l’endroit où il s’est interrompu), ou bien doit-il reprendre la ‘Amida du début ?
Ce Din est expliqué dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.104 ainsi que dans les propos du RAMA chap.65). Toute personne qui interrompt sa ‘Amida pour une raison comme celle-ci, si l’interruption dure le temps qu’il faille à cette personne pour prier l’intégralité de la ‘Amida (on appelle ce temps « de quoi la terminer entièrement »), cette personne doit donc reprendre depuis le début de la ‘Amida, comme ci elle n’a pas priée du tout. C'est pourquoi il faut absolument s’efforcer de ne pas allonger le temps de l’interruption au milieu de la ‘Amida, mais plutôt de s’organiser de façon rapide à poursuivre la ‘Amida dans un espace protégé.
Si l’interruption n’a duré qu’un court moment, de sorte qu’il n’y avait pas de quoi prier l’intégralité de la ‘Amida durant ce moment, par exemple une personne qui met généralement 7 mn pour prier la ‘Amida, et qui s’est interrompu durant moins de 7 mn, le Din est que cette personne ne doit pas reprendre depuis le début de la ‘Amida, mais doit poursuivre depuis le début de la Berah’a dans laquelle s’est produit l’interruption.
Par exemple : si l’on s’est interrompu au milieu de la Berah’a de « ‘Al Hatsadikim » en disant les mots « Ve’al Guéré Hatsedek… » le Din est que l’on doit reprendre depuis le début de cette Berah’a, c'est-à-dire depuis les Mots « ‘Al Hatsadikim Vé’al Hah’assidim…».
Les 3 premières bénédictions de la ‘Amida ont le statut d’une seule Berah’a concernant ce point. Il en est de même pour les 3 dernières bénédictions, elles ont – elles aussi - le statut d’une seule bénédiction sur ce point.
Par conséquent, si l’interruption s’est produite lors de la bénédiction de « Maguène Avraham », « Ata Guibor » ou « Ha-El Ha-kadoch », on reprend systématiquement depuis le début de la ‘Amida. Si l’interruption s’est produite lors de la bénédiction de « Rétsé », « Modim » ou « Sim Chalom », on reprend systématiquement depuis « Rétsé ».
En conclusion
Lorsqu’on entend une sirène d’alerte et que l’on se trouve au milieu de la ‘Amida, on est tenu d’interrompre la prière et de s’abriter dans un espace protégé. Si l’on peut agir sans parler, on doit faire attention à ne pas parler, mais s’il y a nécessité de parler, on est autorisé à le faire. Ensuite, si le temps de l’interruption n’a pas dépassé le temps que l’on met pour dire l’intégralité de la ‘Amida (environ 6 mn en moyenne), on devra reprendre uniquement depuis le début de la Berah’a dans laquelle on s’est interrompu. Si l’interruption s’est produite dans l’une des 3 premières bénédictions, on reprend depuis le début de la ‘Amida. Si l’interruption s’est produite dans l’une des 3 dernières bénédictions, on reprend depuis le début de Retsé. Si l’interruption a duré plus que le temps qu’il faut à la personne pour dire intégralement sa ‘Amida, il faut reprendre depuis le début de la ‘Amida.
Qu’Hachem nous annonce notre victoire, que nos ennemis soient frappés de honte et d’humiliation, que leurs épées se retournent dans leurs cœurs et que leurs arcs se brisent, que le Libérateur de Tsion arrive, rapidement et de nos jours AMEN.