Date de la Halacha: 6 Tevet 5779 14 décembre 2018
Recueil de réponses données ces derniers temps
Perdre du temps pouvant être consacré à l’étude de la Torah – Respirer le parfum d’un fruit – Fermer les yeux
Question: Y a-t-il un interdit à titre de « Bitoul Torah » (perdre du temps que l’on peut consacrer à étudier la Torah) lorsqu’on lit des Téhilim?
Réponse: La lecture des Téhilim représente une très grande Mitsva.
Il est rapporté dans la Midrach que le Roi David demanda à Hachem que la lecture des Téhilim soit considérée comme l’étude des « Néga’im et Aholott » (les parties les plus complexes de la Torah).
Cependant, un homme ayant la capacité d’étudier la Torah, qui investit une grande partie de son temps dans la lecture des Téhilim, transgresse l’interdit de Bitoul Torah comme l’explique notre maitre le Rav z.ts.l à travers un enseignement de nos maitres : « Quel est l’homme fort ? C’est celui qui maitrise son penchant. » Pourquoi employer le terme « son penchant » et non pas « le penchant » ? Car chacun possède son propre penchant. Les érudits qui étudient la Torah avec assiduité, le mauvais penchant les incite à aller s’adonner à la Tsédaka et à la pratique de la bonté, ou à lire des Téhilim toute la journée. Non pas qu’il désire véritablement qu’ils s’adonnent à la pratique de la bonté et qu’ils lisent des Téhilim, mais uniquement qu’ils n’étudient pas la Torah, car rien ne dépasse l’étude de la Torah. Les riches, qui ont les possibilités de soulager les nécessiteux, les orphelins et les veuves de leurs soucis, il les incite à aller étudier la Torah à plein temps, et à lire Téhilim 2 fois par jour ou autre…
Question: Lorsqu’un fruit est posé sur la table afin d’être consommé, et que l’on veut présentement respirer son parfum, pouvons-nous réciter la bénédiction sur le parfum de ce fruit?
Réponse: Lorsqu’on s’apprête à respirer le parfum d’un fruit, on récite au préalable la bénédiction « Ha-Noten Réya’h Tov Ba-Pérott ». Si un fruit a été servi afin d’être consommé, comme un ananas par exemple, et dont on veut présentement respirer le parfum, les décisionnaires débattent si l’on doit ou pas réciter la bénédiction du parfum sur un tel fruit. Selon le ‘Hazon Ich z.ts.l, on ne doit pas réciter la bénédiction du parfum sur un tel fruit, car on ne peut réciter cette bénédiction que sur un fruit réservé uniquement à respirer son parfum.
Mais notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l (Chou’t Yabiya’ Omer vol.11 chap.17) cite des preuves selon lesquelles on ne doit pas craindre cet argument, et même si le fruit n’était pas destiné à respirer son parfum, dès lors où on le prend dans la main pour respirer son parfum, on doit réciter la bénédiction « Ha-Noten Réya’h Tov Ba-Pérott ».
Question: Il a été dit dans la « Halacha Yomit » qu’il faut prier la ’Amida avec les yeux fermés. Selon cela, est-il interdit de prier dans le Siddour (rituel de prières)?
Réponse: Il faut prier la ‘Amida soit avec les yeux fermés, soit en regardant le Siddour. Au contraire, il est bon de prier en regardant le Siddour. Tel était l’usage de notre maitre le Rav z.ts.l qui priait toujours à travers le Siddour.