Halacha pour dimanche 28 Iyar 5782 29 mai 2022              

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Date de la Halacha: 28 Iyar 5782 29 mai 2022

Catégorie: Shavou’ot


La fête de Chavou’ot – Le repas de la fête

La fête de Chavou’ot – le moment du Don de notre sainte Torah qui est notre vie et de laquelle dépend la longévité de nos jours - tombe cette année 5782 avec l’aide d’Hachem, à la fin des du compte des jours du ‘Omer, ce dimanche 6 Sivan (5 juin) (c'est-à-dire depuis la veille, samedi soir 4 juin), et de ce fait, nous allons à présent commencer à développer les règles de Yom Tov (les fêtes de Péssah’, de Chavou’ot et de Soukkot s’appellent « Yom Tov »).

Les activités liées à la nourriture
Il est écrit dans la Torah (Chémot chap.12) au sujet des Yamim Tovim, c'est-à-dire : le 1er Yom Tov de Soukkot
(ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël); le jour de Simh’at Torah (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël); le 1er (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël) et le 7ème jour de Pessah’ (ainsi que le 8ème jour en dehors d’Israël); le Yom Tov de Chavou’ot (ainsi que le 2ème jour en dehors d’Israël):
« Tout travail sera proscrit pendant ces jours (Yom Tov), excepté un travail pour l’alimentation de l’homme, seulement ce type de travail sera réalisé pour vous ».
Toute activité interdite un jour de Chabbat, l’est également un jour de Yom Tov, excepté une activité qui permet de se nourrir ce jour-là, celle-ci est permise pendant ces jours.

Qu’appelle-t-on une activité servant à se nourrir, autorisée par la Torah pendant Yom Tov ? Toute activité destinée à la nourriture de l’homme pendant la fête est qualifiée de telle, et il est donc permis de la réaliser pendant la fête elle-même. Par exemple: cuire ; frire ; cuire du pain ou autre.

La cessation d’activité lors des jours de Yom Tov
La raison pour laquelle la Torah ordonne la cessation de toute activité pendant Yom Tov, nous est expliquée par l’auteur du Sefer Ha-H’inouh’.
En effet, selon le Sefer Ha-H’inouh’, pour que les Béné Israël puissent commémorer les Miracles et les merveilles qu’Hachem a réalisé pour eux ainsi que pour leurs ancêtres, et pour qu’ils les transmettent à leur descendance après eux, il était nécessaire d’imposer une cessation de toute activité durant ces jours de fête.
Si le travail était autorisé durant les jours de Yom Tov, chacun se consacrerait à ses activités personnelles, et le respect ainsi que la joie de la fête auraient été oubliés du peuple d’Israël. Grâce à la cessation de toute activité, les Béné Israël sont disponibles pour se rassembler dans les synagogues et les maisons d’étude, et écouter des paroles de Torah. C’est en se réunissant autour de ses dirigeants que le peuple pourra apprendre la Morale et la Sagesse, les règles et les allégories.
Comme le disent nos maîtres :
Moché instaura à Israël d’étudier les règles relatives à Pessah’, pendant Pessah’ ; les règles relatives à Chavou’ot, pendant Chavou’ot ; les règles relatives à Soukkot, pendant Soukkot, comme il est dit : « Moché parla des fêtes d’Hachem, aux Béné Israël ».
De même, nos maîtres enseignent:
Les Chabbatot et les jours de Yom Tov n’ont été donnés à Israël que seulement dans le but qu’ils s’y consacrent à l’étude de la Torah.
C’est pourquoi, nous avons reçu l’ordre de cesser toute activité, excepté les travaux nécessaires à la nourriture (comme le fait de préparer pendant Yom Tov, un plat pour le repas de Yom Tov, dans la manière et les conditions que nous expliquerons).
Nos maîtres enseignent aussi:
Il n’y a de différence entre Yom et Chabbat, que seulement les travaux liés à la nourriture.

 

« La moitié pour Hachem, la moitié pour vous »
Mais cependant, il faut partager les heures de la journée de la fête, en consacrant la moitié de la journée à la prière et à l’étude de la Torah, et l’autre moitié de la journée à la nourriture, la boisson et la réjouissance de la fête.

Nos maitres enseignent que celui qui cesse toute activité afin de se réjouir en mangeant et en buvant en l’honneur de la fête, est considéré par le texte comme s’il avait construit un autel et y avait offert des sacrifices, comme il est dit: « Attachez la fête par des liens, jusqu’au coins de l’autel » (ce qui signifie que le fait de « s’attacher à la fête » en se réjouissant en son honneur, atteint la même importance qu’offrir des sacrifices sur l’autel). Nos maitres enseignent encore (Bétsa 15a) que si l’on augmente les moyens de délecter la fête, on nous ajoutera de la subsistance matérielle depuis le Ciel, comme l’enseignent nos maitres: « Toute la subsistance de l’homme est déterminée de Roch Ha-Chana jusqu’à Yom Kippour, excepté les dépenses des jours de Chabbat et de Yom Tov, ainsi que les dépenses liées à l’éducation religieuse des enfants, car dans ces domaines, moins l’homme investit d’argent, moins il en recevra, plus il en investit, plus il en recevra. ». A fortiori pour la fête de Chavou’ot qui est le jour de notre mariage, le jour où nous avons eu le mérite de recevoir la Sainte Torah, et il est convenable d’honorer ce jour avec toutes sortes de marque de respect et d’honneur, chacun selon ses possibilités. Le Rav Ya’akov SASSON Chlita (directeur de notre site Halacha Yomit et digne petit-fils de notre maitre le Rav z.ts.l) a rapporté au nom de sa maman (la fille de notre maitre le Rav z.ts.l) que même notre maitre le Rav z.ts.l se souciait lui-même – au temps où il faisait ses courses lui-même – et il achetait personnellement une chose particulière en l’honneur de la fête, afin de la délecter et de l’honorer.              

Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – quelles sont les activités interdites pendant Yom Tov même si elles sont liées à la nourriture.

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