Date de la Halacha: ב' אייר תשפ"ו 19 באפריל 2026
Nous sommes à l’approche de la fête de Chavou’ot, qui tombe – Bé’ezrat Hachem - ce jeudi soir et vendredi (ainsi que Chabbat en dehors d’Israël).
Le fondement de la foi d’Israël en la sainte Torah provient de la foi aux prophéties de Moché Rabbenou.
C’est lui en effet qui a enseigné la plupart des lois de la Torah à Israël, et c’est de sa bouche que Yéhochoua’ Bin Noun la apprise, et l’a ensuite transmise aux Anciens. C’est ainsi que la Torah passe de génération en génération, jusqu’à notre génération.
En réalité, la foi d’Israël émane de la source qui jaillit encore de nos jours, la source de la Torah qui a jailli dès que nous sommes devenu un peuple sacré, au moment où nous avons reçu notre sainte Torah sur le Mont Sinaï, le jour de la fête de Chavou’ot.
Le RAMBAM écrit (8ème chap. des règles sur les fondements de la Torah) en ces termes :
« Moché Rabbenou n’a pas bénéficié de la foi d’Israël grâce aux signes qu’il montra, car celui qui croit grâce aux signes, commet une faute, puisqu’il est possible que le signe soit réalisé par la force de la magie et de la sorcellerie. Tous les signes que Moché Rabbenou a réalisé dans le désert, il ne les réalisa que pour la nécessité, et non pour apporter une preuve à la prophétie. Il était nécessaire d’engloutir les égyptiens, il sépara les eaux de la mer et les immergea à l’intérieur.
Nous avons eu besoin de nourriture, il fit descendre la Mann. Ils eurent soif, il leur fendit la pierre. L’assemblée de Korah’ se révolta contre lui, la terre les avala.
De même pour les autres signes. Grâce à quoi eurent-ils foi en lui ?
Grâce à l’évènement du Mont Sinaï, que nos propres yeux ont vu et que nos propres oreilles ont entendu, le feu, les voix, les flammes. Il s’avança vers le brouillard, la voix s’adressa à lui et nous l’avons entendu, Moché ! Moché ! Va leur dit ainsi !
Le verset dit aussi :
פָּנִים בְּפָנִים, דִּבֶּר ה' עִמָּכֶם בָּהָר מִתּוֹךְ הָאֵשׁ. (דברים ה-ד)
C’est face à face qu’Hachem s’est adressé à vous dans la montagne, au milieu du feu. (Dévarim 5-4)
Il est dit aussi :
לֹא אֶת-אֲבֹתֵינוּ, כָּרַת ה' אֶת-הַבְּרִית הַזֹּאת כִּי אִתָּנוּ ... (שם ד-ג)
Ce n’est pas avec nos ancêtres qu’Hachem a établi ce pacte d’alliance, mais avec nous même … (Ibid. 4-3) » Fin de citation du RAMBAM.
Puisque toutes les âmes d’Israël - y compris nos propres âmes, ainsi que toutes les âmes des personnes appelées à se convertir au judaïsme - étaient toutes présentes au moment où Israël a reçu la Torah, l’évènement du Mont Sinaï résonne donc encore dans nos oreilles, et se dresse devant nos âmes l’évènement éblouissant de ce jour où les 7 cieux furent ouverts, et où le trône céleste nous fut dévoilé.
Lorsque Rabbi Yéhonatan EYVCHITZ était très jeune (Allemagne, il y a plus de 260 ans), le roi entendit des éloges sur son intelligence et sa clairvoyance.
Il envoya chercher Rabbi Yéhonatan.
Lorsqu’il arriva, le roi demanda qu’on ne lui indique pas la chambre royale, et qu’on laisse Rabbi Yéhonatan tourner seul dans le palais, jusqu’à ce qu’il trouve lui-même la chambre du roi.
Mais Rabbi Yéhonatan arriva à trouver très rapidement le roi.
Celui-ci lui dit :
« Comment savais-tu où ma chambre se trouvait ? »
Rabbi Yonatan lui répondit :
« J’ai demandé aux gens du palais, où se trouve la chambre du roi, et c’est ainsi que je suis arrivé. »
Le roi lui dit :
« Si l’un t’avait dit : vas à droite, et qu’un autre t’avait dit : va à gauche, comment aurais-tu fais ? »
Rabbi Yonatan lui répondit :
« J’aurais consulté une 3ème personne et j’aurais agis selon ses paroles, puisque cela représente la majorité. »
Le roi lui dit :
« Puisque tu écoutes la voix de la majorité, pourquoi tu n’as pas foi en la chrétienté, qui est la religion majoritaire ? »
Rabbi Yonatan répondit :
« Majesté ! Maintenant où je suis en présence du roi et que je peux constaté par moi-même sa gloire et son prestige, en voyant le roi assis sur son trône, habillé des vêtements royaux, même si le monde entier viendrait me dire que la résidence du roi ne se trouve pas ici, je ne les écouterais pas. Il en est de même pour nous, peuple d’Israël qui avons reçu la sainte Torah, nos propres yeux ont vu la Gloire Divine parlant à travers le feu : « Je suis Hachem ton D. »
Il est donc certain que nous n’avons que ce que nos yeux voient ! »