Halacha pour lundi 23 Tevet 5782 27 décembre 2021

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Une femme qui a le doute si elle a oui ou non récité le Birkatt Ha-Mazone

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué le principe du Din de « Safek Bérah’ot Léhakel » (« Lors d’un doute sur la récitation d’une bénédiction, on ne la récite pas »), selon lequel chaque fois où l’on a un doute si l’on a oui ou non récité la bénédiction d’un aliment, on ne la récite pas dans le doute, puisque nous avons un principe selon lequel « Safek Dérabbanann Léhakel » (« Lors d’un doute sur une loi instaurée par nos maîtres, nous allons à la souplesse »), or puisque le principe des bénédictions n’est que Midérabanann (instauré par nos maîtres), on ne récite pas de nouveau la bénédiction dans le doute. On n’est pas autorisé dans ce cas à s’imposer la rigueur de réciter malgré tout la bénédiction, car en agissant ainsi on s’introduit dans un risque de récitation de bénédiction inutile dont l’interdiction est très grave, en raison de la prononciation du Nom d’Hachem en vain.

Nous avons écrit que tout ceci est valable uniquement pour les bénédictions dont l’obligation n’est pas Mine-Ha-Torah (ordonnée par la Torah), mais lorsqu’il s’agit du Birkatt Ha-Mazone dont l’obligation est Mine-Ha-Torah, en cas de doute si l’on a oui ou non récité le Birkatt Ha-Mazone, on est tenu de le réciter de nouveau, comme nous l’avons expliqué en citant des détails sur ce point.

Le débat au sujet de l’obligation des femmes à réciter le Birakatt – Ha-Mazon
Nous devons maintenant débattre au sujet d’une femme qui a consommé du pain et s’est rassasiée de ce qu’elle a mangé, mais qui a le doute si elle a oui ou non récité le Birkatt Ha-Mazone. Doit-elle réciter de nouveau le Birkatt Ha-Mazone dans le doute – exactement comme un homme – ou non?
Cette question dépend d’une autre question:
Les femmes sont-elles tenues Mine-Ha-Torah (selon la Torah) de réciter le Birkatt Ha-Mazone ou pas?
Si nous considérons que les femmes sont tenues Mine-Ha-Torah de réciter le Birkatt Ha-Mazone, il est certain que la femme doit elle aussi en cas de doute réciter de nouveau le Birkatt Ha-Mazone, mais si nous considérons que la femme n’est tenue que Midérabanann (seulement par institution de nos maîtres) de réciter le Birkatt Ha-Mazone, de ce fait le Birkatt Ha-Mazone est pour la femme exactement comme toutes les autres bénédictions instaurées par nos maîtres, et en cas de doute, elle ne doit pas de nouveau le réciter.

Pourquoi pourrions-nous dire que les femmes ne sont pas ordonnée par la Torah de réciter le Birkatt Ha-Mazon?
Il est enseigné dans une Michna du traité Bérah’ot (20b) que les femmes sont soumises à l’obligation de réciter le Birkatt Ha-Mazone.
La Guémara s’interroge si cette obligation pour les femmes est Mine-Ha-Torah ou Midérabanann. Ce doute prend sa source dans le verset de la Torah à travers lequel nous apprenons l’obligation de réciter le Birkatt Ha-Mazone.
En effet, ce verset dit : « Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras Hachem ton D. sur la terre qu’Il te donne. »
Or, la terre d’Israël n’a pas été donnée aux femmes par Hachem lors du partage de la terre, puisqu’à ce moment-là les femmes n’ont pas reçu d’héritage de la terre de façon indépendante, car le partage de la terre ne se faisait que par tribu.
Selon cela, on peut apparemment dire que les femmes sont exemptes Mine-Ha-Torah de réciter le Birkatt Ha-Mazone.

Mais on peut faire remarquer que les filles de Tsélofh’add ont reçu une part de la terre d’Israël, et de ce fait les femmes sont donc concernées par le partage de la terre. Mais il n’en est rien puisque la part reçue par les filles de Tsélofh’add revenait à l’origine à leur père qui avait fait partie de ceux qui étaient sortis d’Égypte, mais de par elle-même, elles n’auraient rien reçu, car l’héritage de la terre ne se faisait que selon les tribus qui étaient affiliées au père.
De ce fait, nous pouvons encore dire que les femmes sont exemptes Mine-Ha-Torah de réciter le Birkatt Ha-Mazone. (Rachi)

Nos maîtres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin d’expliquer le sens de cette Guémara pour savoir si en conclusion les femmes sont réellement soumises à l’obligation de réciter le Birkatt Ha-Mazone, ou bien si cette question reste un doute si elles sont soumises à cette obligation Mine-Ha-Torah ou seulement Midérabanann.
Du point de vue de la Halacha, MARANN tranche dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.186) que la question reste un doute et l’on ne sait pas si les femmes sont soumises Mine-Ha-Torah à l’obligation de réciter le Birkatt Ha-Mazone, ou seulement Midérabanann.

C’est pourquoi, sur le plan pratique, en raison d’un doute sur des bénédictions, notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a rédigé une formidable Tchouva sur cette question dans son livre Chou’t Yéh’avé Da’at (tome 6), et conclut que puisqu’il y a un doute si la femme est soumise à l’obligation de réciter le Birkatt Ha-Mazone Mine-Ha-Tora ou seulement Midérabanann, par conséquent une femme qui a le doute si elle a récité oui ou non le Birkatt Ha-Mazone, ne doit pas le réciter de nouveau dans le doute.
Malgré tout, puisque cette question reste un doute, si la femme en a la possibilité,
il est bon dans ce cas là qu’elle écoute le Birkatt Ha-Mazone de la bouche d’un homme ou d’une autre femme qui n’ont pas encore récité le Birkatt Ha-Mazone, qui penseront à l’acquitter de son obligation, et la femme elle aussi pensera à s’acquitter de son obligation en écoutant ce Birkatt Ha-Mazone. En agissant ainsi, elle est quitte sans le moindre doute, et elle mérite que repose sur elle la Bénédiction.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5782 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av, ainsi que les règles du 9 AV cette année

Un malade sans danger; une personne âgée; une femme accouchée Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av. Dans le cas d’un doute, il faut consulter une autorit&e......

Lire la Halacha


Séouda Mafseket (repas avant le jeûne) cette année (5782)

La veille du 9 Av, nos maîtres ont interdit (selon le strict Din et non selon la tradition) de consommer de la viande et du vin lors de Séouda Hamafseket (le repas que nous prenons avant le début du jeûne, après la moitié de la journée). De même, ......

Lire la Halacha

« Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie » - Année 5782

Ce vendredi, tombe – avec l’aide d’Hachem – le jour de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, et la semaine prochaine - Chabbat prochain - tombe le 9 Av, mais puisqu’il est interdit de jeûner le jour du Chabbat (excepté Yom Kippour), le jeûne est repor......

Lire la Halacha

Prier avec Minyan en plein air

Question: Lorsqu’on sort en promenade  et que s’organise un Minyan de dix personnes pour la prière de Minh’a ou d’Arvit en plein air, est-ce que chaque personne présente compte dans le Minyan, même si tout le monde n’est pas réuni dans un......

Lire la Halacha

Frire du poisson dans une poêle de viande - Cuire du poisson et de la viande dans le même four – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Il est une Halacha très connue selon laquelle il est interdit de consommer du poisson avec de la viande, selon ce qui est expliqué dans la Guémara et les décisionnaires. Cuire du poisson dans une marmite viande Bien qu’il soit interdit de cuire un aliment lact&e......

Lire la Halacha