Halacha pour lundi 3 Nissan 5782 4 avril 2022

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Seder du soir de Pessah’ - Kadech

Le célèbre Seder de Pessah’ « Kadech – Ourh’ats – Karpass – Yah’ats – Maguid – Roh’tsa – Motsi – Matsa – Maror – Koreh’ – Choulh’an Oreh’ – Tsafoun – Bareh’ – Hallel – Nirtsa » a été instauré par le Saint Rachi.
C’est cet ordre-là que toutes les communautés d’Israël respectent le soir de Pessah’, comme cela est imprimé dans les différents Mah’zorim et Hagadot.
Nous pouvons glorifier Hachem puisque de notre époque, nous trouvons en tout endroit, des livres de « Hagada de Pessah’ » revus et corrigés, dans lesquels il est expliqué de façon très claire, comment célébrer le Seder de Pessah’.
Chaque chef de famille se doit d’agir avec clairvoyance et de se procurer une Hagada rédigée selon l’opinion des Grands de la Génération.
(Nous suggérons la Hagada de Pessah’ « H’azonn Ovadia » qui fut rédigée il y a des dizaines d’années par notre saint maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l. Elle est écrite dans un langage claire et accessible à tous, et de plus, on y trouve les Halah’ot du Seder, écrites de façon très explicite).

Quel type de vin se procurer?
Le vin sur lequel nous récitons Boré Péri Ha-Guéfenn durant toute l’année, ainsi que pour le soir de Pessah’, doit être véritablement constitué d’une majorité de raisins (certains imposent d’avantage).
On ne peut pas réciter la Bérah’a de Boré Péri Ha-Guefen sur un vin contenant une grande quantité (majorité) d’eau, de sucre ou d’autres ingrédients, mais uniquement Chéhakol Nihya Bidvaro, au même titre que l’on récite Chéhakol Nihya Bidvaro sur n’importe quelle autre boisson qui n’est pas du vin.
Il en est de même pour une boisson qui ne contient que 10 % de jus de raisins, on récitera Chéhakol Nihya Bidvaro sur une telle boisson.
On ne peut réciter la Bérah’a de Boré Péri Ha-Guéfenn sur un vin que lorsqu’on a la certitude qu’il s’agit d’un véritable vin et non d’un vin « falsifié », et qu’il répond aux exigences de la tradition des Séfaradim, selon l’opinion de MARANN, l’auteur du Beth Yossef. Cette condition s’applique également aux vins qui sont sous le contrôle de prestigieux organismes de Cacherout, qui collent des étiquettes sur les bouteilles où il est écrit « la Bérah’a de ce vin est Boré Péri Ha-Guéfenn, même selon l’opinion de Marann, l’auteur du Beth Yossef ». Il ne faut pas se fier aveuglément à de telles étiquettes, car certains interprètent les propos du Beth Yossef sur ce point, de façon fausse et non conforme à la tradition de Séfaradim qui ne récitent la Bérah’a de Boré Péri Ha-Guefen uniquement sur un vin qui est constitué véritablement d’une majorité de raisins.
Certains producteurs de vins Cachers (israéliens) exigent – pour des raisons de Cacherout ou de qualité – que leurs vins soient constitués véritablement d’une majorité de raisins. Parmi eux : KARMEL MIZRA’HI – RAMAT HAGOLAN – CASTEL et d’autres… On peut réciter la Bérah’a de Boré Péri Ha-Guefen (ainsi que Kiddouch et les 4 verres de Pessah’) sur ces vins, sans le moindre doute. De même pour les vins sous le contrôle du Beth Din « BADATS BETH YOSSEF » (qui fut érigé sous la haute autorité de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l), on peut réciter la Bérah’a de Boré Péri Ha-Guefen sur ces vins sans le moindre doute. En France il semble que ce problème n’est pas d’actualité, car les producteurs sont très méticuleux à l’égard de la qualité du vin ou du jus de raisins.

Le jus de raisins
Une personne ayant des difficultés à boire du vin le soir du Séder de Péssah’, est autorisée à boire du jus de raisins et s’acquitte ainsi de son devoir des 4 coupes. Cependant, la personne qui s’imposera la rigueur de boire du vin exclusivement, ou bien de mélanger le jus de raisins avec le vin est digne de la Bénédiction.
Quelle quantité de vin faut-il boire?
On doit boire – pour chacun des 4 verres – la quantité minimale de 1 Révi’it (81 g ou 8.1 cl) de vin, sans la moindre interruption. Cela signifie qu’il faut boire la quantité de 81 g (8.1 cl) en une seule fois à chaque verre.
Si l’on a bu seulement la quantité de Rov Révi’it (la majorité de Révi’it, 45 g ou 4.5 cl) de vin, on est quitte de ce verre, et on n’est pas tenu de le boire de nouveau.
Une personne que le vin indispose, et qui se contente de boire uniquement la quantité minimale de Rov Révi’it (4.5 cl) à chaque verre, doit veiller à boire un Révi’it complet (8.1 cl), au moins au 3ème ou au 4ème verre, sinon il ne pourra pas réciter la Bérah’a finale de ‘Al Ha-Guefen qui ne se récite que lorsqu’on a consommé au minimum la quantité de 1 Révi’it (8.1 cl) en une seule fois.
Une personne souffrante de diabète, à qui il est interdit de consommer les 4 coupes du Séder pour des raisons médicales, ne doit pas boire les 4 coupes, et il lui est interdit de s’imposer la rigueur sur ce point.

Une personne malade
Une personne pour qui il est très difficile de consommer du vin, et qui s’autorise à boire uniquement la quantité de « Rov Révi’itt » à chaque coupe, doit veiller lors de la 3ème ou de la 4ème coupe à boire véritablement la quantité de « Révii’tt » afin de réciter la bénédiction finale de « ‘Al Haguéfen (car la récitation de cette bénédiction finale exige une consommation d’au moins un « Révi’itt » en une seule fois).

Même une personne pour qui il est difficile de boire du vin, est tenue s’efforcer de le boire (ou de boire du jus de raisins) le soir du Séder de Péssa’h, car il s’agit d’un devoir ce soir-là. Il est rapporté dans la Guémara que Rabbi Yéhouda Bar Rabbi Il’aï souffrait tellement de la consommation des 4 coupes de vin le soir du Séder, qu’il s’attachait les tempes depuis Péssa’h jusqu’à Chavou’ot, mais il ne renonçait pas à l’accomplissement de la Mitsva.  

Une personne souffrant de diabète et pour qui il est médicalement interdit de consommer les 4 coupes, ne doit pas les boire, et il lui est interdit de s’imposer la rigueur sur ce point. (Elle pourra s’acquitter de ce devoir avec du jus de raisins, avec l’accord de son médecin).      

En conclusion: Il faut se procurer un vin bénéficiant d’un certificat de Cacherout réputé pour sa fidélité aux traditions des Séfaradim. Une personne qui ne peut pas boire du vin, peut s’autoriser de boire du jus de raisins. Il faut boire chacune des 4 coupes selon l’ordre de la Hagada, et à chacune des 4 coupes il faut boire au minimum la quantité de 81 g de vin (8.1 cl). Une personne pour qui il est très difficile de boire cette quantité, peut s’autoriser de boire la quantité de « Rov Révi’it » (lamajorité de Révi’it, 45 g ou 4.5 cl) de vin pour chaque coupe (pour la 3ème et la 4ème coupe elle devra boire la quantité de Révi’it intégralement).

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