Halacha pour dimanche 18 Shevat 5781 31 janvier 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Le prénom du père ou le prénom de la mère? – Hachkava et prière pour un malade

Question: Lorsque l’on prie pour une personne malade afin qu’elle guérisse, faut-il mentionner son nom dans la prière ou non ? Si l’on doit mentionner le nom du malade, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de sa mère ou bien celui de son père? Quelle est la règle lors d’une Hachkava (prière funèbre)?

Réponse: Concernant la 1ère question - doit-on oui ou non mentionner le nom d’un malade lorsqu’on prie pour lui – il est déjà dit dans la Torah que lorsque Moché Rabbenou pria pour que sa sœur Miryam se rétablisse de sa lèpre, il ne mentionna pas son nom et se contenta de dire: « D. s’il te lait guérit la ». Il est expliqué dans les propos des décisionnaires que lorsqu’on prie pour un malade en sa présence (c'est-à-dire lorsqu’on se trouve dans la même pièce que le malade), il n’est pas nécessaire de mentionner son nom, mais lorsqu’on prie pour lui en son absence, il est nécessaire de mentionner son nom.

Lorsqu’on nous précisons qu’il n’est pas nécessaire de mentionner le nom du malade lorsqu’on prie en sa présence, cela ne veut pas dire que l’on est malgré tout autorisé à le faire si on le désire, car en réalité il est préférable pour le malade que l’on ne mentionne pas son nom dans la prière, et c’est pourquoi lorsqu’il est possible de ne pas mentionner le nom du malade dans la prière – comme nous l’avons précisé lorsqu’on prie en sa présence – il faut veiller à ne pas mentionner son nom dans la prière. Le Gaon auteur du H’atam Sofer rapporte au nom des Kabbalistes que lorsqu’on mentionne le nom du malade, cela provoque certaines mises en accusation sur le malade, et parfois le fait d’avoir mentionné son nom lui occasionne plus de dommages, ce qui n’est pas le cas lorsqu’on prie en sa présence et que l’on ne mentionne pas son nom, car dans ce cas on lui fait plus de bien. C’est également ce qu’écrit le Gaon auteur du ‘Iyoun Ya’akov en précisant que parfois le nom du malade lui a causé sa maladie, et de ce fait lorsqu’on prie pour lui il ne faut pas mentionner son nom, puisqu’il arrive parfois que l’on change son nom à cause de cette raison qui a peut-être provoqué la maladie à cette personne.
Par conséquent, en priant en sa présence et en ne mentionnant pas son nom, on est plus à même de réveiller la pitié Divine et hâter sa guérison.

Concernant la 2ème question – lorsqu’on prie pour un malade en son absence, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de père, ou bien son prénom ainsi que celui de sa mère – la Guemara Chabbat (66b) enseigne explicitement que toutes les prières et implorations doivent se faire dans les termes « untel fils d’untelle », ce qui signifie qu’il faut toujours mentionner le prénom de la mère et non celui du père. Nos maîtres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) citent plusieurs explications à cela.
Le livre Chou’t Torah Lichmah (ainsi que le livre Ben Yéhoyada’ sur bérah’ott 56b) explique qu’en réalité lorsqu’on mentionne le prénom du père, on est susceptible de provoquer une plus grande mise en accusation au malade, car en général l’homme est beaucoup plus reprochable que la femme puisque l’homme est exposé à la grave faute du Bitoul Tora (négligence du temps qui aurait pu être consacré à l’étude de la Torah) qui ne concerne pas spécialement la femme qui est essentiellement exempte de l’obligation d’étudier la Torah. C'est pourquoi il est toujours préférable de mentionner le prénom de la mère plutôt que celui du père. On peut aussi ajouter que puisqu’en général ce sont les mères qui souffrent le plus dans ce monde en supportant les souffrances de la grossesse et de l’enfantement, et qu’en général c’est sur elles que repose la majeure partie du poids de l’éducation des enfants, et que tout ceci leur occasionne de grandes épreuves, c’est pourquoi leurs fautes sont plus facilement expiables par le biais de leurs souffrances, que celles des hommes.
Par conséquent, il est préférable de mentionner le nom de la mère de la personne plutôt que le nom de son père.
Le Zohar Ha-Kadoch ajoute une autre explication selon laquelle même si l’on sait que le père du malade est (ou était) un plus grand Tsaddik que sa mère, il faut malgré tout mentionner le nom de la mère dans la prière et non celui du père.

Concernant la Hachkava (prière funèbre pour l’âme d’un défunt) où l’on mentionne les âmes des défunts lors de la lecture de la Torah à la synagogue par exemple, il existe des traditions différentes. Certains mentionnent exclusivement le prénom du père. Notre maitre le Rav z.ts.l écrit que ces traditions ne sont pas gênantes, et de ce fait, il n’y a pas à en tenir rigueur et il n’est pas nécessaire de modifier l’usage local en vigueur sur ce point.

De façon générale, lorsqu’on ignore le prénom de la mère du défunt ou du malade, on peut mentionner le prénom du père sans aucune crainte.

Il est écrit dans le livre Chou’t Temim De’im que lorsqu’on prie pour un malade en versant des larmes, nous n’avons pas besoin d’avoir recours à l’aide des Anges du Service Divin afin de monter les prières auprès d’Hachem, car il est enseigné dans la Guémara Bava Metsi’a (59a) que « les portes des larmes ne sont pas refermées ».
De même, si l’on prie avec grande concentration et dans la détresse, la prière est entendue même si les anges ne comprennent pas la langue dans laquelle la prière est formulée. Fin de citation.
Qu’Hachem entende nos prières et qu’Il récompense nos espoirs. AMEN

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