Halacha pour mercredi 8 Adar 5786 25 février 2026

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Matanott La-Evyonim

Il est dit dans la Méguilatt Esther au sujet des jours de Pourim :
... לַעֲשׂוֹת אוֹתָם, יְמֵי מִשְׁתֶּה וְשִׂמְחָה, וּמִשְׁלֹחַ מָנוֹת אִישׁ לְרֵעֵהוּ, וּמַתָּנוֹת לָאֶבְיֹנִים. (אסתר ט-כב)

… Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » (Esther 9 – 22)

Cela signifie que dès l’institution de Mordé’haï et Esther, nous avons reçu l’ordre d’offrir des cadeaux aux nécessiteux le jour de Pourim.

Il est expliqué dans la Guémara Méguila (7a) que le sens des mots « Matanot La-Evyonim » signifie que l’on doit offrir au moins 2 cadeaux à 2 nécessiteux (1 à l’un et 1 à l’autre).
Ce devoir - comme celui de Michloa’h Manott – doit être accompli exclusivement durant la journée de Pourim.
Si quelqu’un a offert des cadeaux à des nécessiteux le soir de Pourim, il ne s’est pas acquitté de son devoir.

Qu’est-ce que l’on offre aux nécessiteux ?
Les cadeaux aux nécessiteux le jour de Pourim doivent être impérativement des aliments – comme de la viande, du poisson, du riz ou autre – ou bien de l’argent avec lequel il est possible d’acheter de la nourriture.
Mais si l’on offre aux nécessiteux des choses qui ne sont ni des aliments ni de l’argent, on ne s’acquitte pas de son devoir de Matanott La-Evyonim.

Il est vrai que le Gaon auteur du Chou’t Halachot Kétanott (vol.2 chap.163) écrit que l’on s’acquitte de son devoir même avec d’autres types de cadeaux, comme des objets ou des vêtements, malgré tout, la majorité des décisionnaires conteste son opinion sur ce point, car les cadeaux que l’on doit offrir aux nécessiteux le jour de Pourim doivent leur procurer de quoi prendre dignement leur repas festif le jour de Pourim.
Par conséquent, on ne peut pas s’acquitter de son devoir de Matanott La-Evyonim en offrant des choses qui ne sont ni des aliments, ni des boissons, ni de l’argent. (‘Hazon ‘Ovadia-Pourim page 266).

Offrir de l’argent aux nécessiteux afin d’acheter un aliment précis
Le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l a émis une décision Halachique (rapportée dans le livre Halichot Chélomo chap.19) selon laquelle si l’on offre de l’argent à un nécessiteux le jour de Pourim en tant que Matanot La-Evyonim, il est une Mitsva de lui offrir cet argent afin qu’il achète tout ce qu’il désire, et ne pas émettre une condition avec lui pour qu’il achète avec cet argent un aliment précis exclusivement.

Offrir l’argent le jour de Pourim
L’argent que l’on offre aux nécessiteux en tant que Matanot La-Evyonim, doit être offert le jour même de Pourim, et pas avant.
A notre époque, il existe des administrateurs de Tsédaka qui se chargent de faire parvenir cet argent aux nécessiteux le jour de Pourim.
Cependant, si quelqu’un se trouve dans une ville où il n’y a pas de nécessiteux juifs, il doit prélever cet argent le jour de Pourim et le conserver, et il l’offrira plus tard à des nécessiteux juifs. (Choul’han ‘Arou’h chap. 694).

Combien doit-on offrir ?
Une personne qui craint le Ciel offrira aux nécessiteux de manière généreuse et avec un visage enthousiaste, ainsi sa récompense et son acte le précèderont.
Combien doit-on offrir ? Selon le strict Din, il n’y a pas de somme fixe pour l’argent offert aux nécessiteux le jour de Pourim, car selon le Din il est suffisant d’offrir même une Pérouta (la plus petite somme d’argent en vigueur en chaque endroit, par exemple 50 Agourot en Israël, ou 1 centime d’Euros en France).
Mais malgré tout, il est préférable d’augmenter et de multiplier les dons aux nécessiteux plutôt que d’enrichir son propre repas de Pourim ou de multiplier les Michloa’h Manott.
Quoi qu’il en soit, il est très juste de ne pas offrir aux nécessiteux moins que ce dont ils auraient besoin pour faire leur repas festif de Pourim.

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha