Halacha pour mercredi 7 Shevat 5781 20 janvier 2021

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Le respect envers le pain

Question: Selon notre tradition, le jour de Chabbat, le chef de famille coupe le pain, mais étant donné que le convives sont nombreux à table, il jette à chacun des convives un moreau de pain. Cette tradition est-elle juste selon la Halacha?

Réponse: Il est expliqué dans la Guémara traité Béra’hott (46a) que le jour de Chabbat, il ne faut pas honorer l’un des convives à procéder au Motsi et à rompre le pain, c’est uniquement le chef de famille qui coupe lui-même le pain, et le distribue aux convives.
Ceci, pour la raison évidente de donner un morceau généreux, en distribuant un beau morceau de pain, comme une quantité de Kazaït (27 g) (il existe une raison Kabbalistique à cela, comme écrit dans le Zohar Ha-Kadoch sur ‘Ekev).
C’est pourquoi, votre tradition - selon laquelle le chef de famille rompt le pain et le distribue à chacun – est une tradition juste, et c’est ainsi que l’on agit dans toutes les communautés du peuple d’Israël.

Par contre, votre usage selon lequel le chef de famille jette le morceau de pain à chacun des convives, nécessite réflexion.
En effet, les Tossafott écrivent (Béra’hott 50b) que jeter (ou lancer) le pain est interdit, même lorsqu’il ne se détériorera pas en le jetant, car il y a une rigueur particulière concernant le pain, envers lequel il faut se comporter avec respect. Or, le fait de le jeter constitue un acte humiliant envers le pain. C’est pourquoi, ils écrivent qu’il faut interdire de jeter le pain en toute situation. L’opinion des Tossafott sur ce point est partagée par de nombreux autres de nos maitres les décisionnaires médiévaux.

Cependant, le RACHBA écrit au nom de Rabbénou Haï GAON que l’on peut autoriser le fait de jeter (lancer) le pain, lorsqu’il ne se détériorera pas pour autant, au même titre qu’il est permis de lancer d’autres aliments lorsqu’ils ne se détérioreront pas. (Par exemple, il est permis de lancer des bonbons enveloppés de leur emballage en l’honneur des mariés).
Et il n’y aurait là aucune crainte d’acte humiliant envers le pain.

Dans la pratique, MARAN écrit dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.171) qu’il est interdit de jeter du pain d’un endroit vers un autre, même lorsqu’on le jette vers un endroit où il ne risque pas de se détériorer, car le fait de le jeter constitue une plus grande humiliation que le fait d’en faire une utilisation quelconque.
Nous devons évidement accepter les propos de MARAN auteur du Choul’han ‘Arou’h.

Il est vrai que de grands ADMORIM (chefs ‘Hassidiques) avaient l’usage de jeter le pain aux convives, en particulier lorsqu’il s’agissait d’une très longue table.
Certains décisionnaires des derniers siècles justifient cet usage.
Le Gaon Rabbi ‘Haïm de TSANZ (dans ses notes) écrit qu’étant donné que selon de nombreux décisionnaires médiévaux on peut autoriser la chose, et que tel est l’usage, on peut donc autoriser. Mais il écrit lui aussi qu’une personne religieusement consciencieuse devra craindre la chose et s’en abstenir.

Particulièrement vis-à-vis du pain sur lequel on récite la bénédiction le jour de Chabbat, puisque le Péri Mégadim écrit (voir Michna Béroura chap.197 note 88) que selon tous les avis il est interdit de le jeter (lancer), car il y a là une humiliation envers une Mitsva.
Par conséquent, le plus juste pour toute personne craignant Hachem est de s’abstenir d’un tel usage, qui s’oppose au sens le plus simple des propos des décisionnaires (en particulier du fait que l’humiliation du pain peut entraîner la pauvreté).

En conclusion: Le chef de famille coupe le pain et en distribue un beau morceau à chacun des convives. Il ne doit pas jeter (lancer) le morceau de pain devant les convives, mais leur faire passer au moyen d’une assiette ou par un autre moyen.

ספר אביר הרועים - בית מידות
ספר אביר הרועים
לפרטים לחץ כאן

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

דין ברכת שפטרנו מעונשו של זה
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha