Halacha pour mardi 25 Iyar 5786 12 mai 2026

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

L’honneur de la Torah – Une histoire réelle extraordinaire !

Il est enseigné dans les Pirké Avot :
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר : כָּל הַמְּכַבֵּד אֶת הַתּוֹרָה, גּוּפוֹ מְכֻבָּד עַל הַבְּרִיּוֹת ... (אבות פ''ד משנה ו)
Rabbi Yossé dit : « Celui qui honore la Torah, verra son corps (sa personne) honoré par les gens … » (Avot chap.4 Michna 6)
Cela signifie que lorsqu’un homme reconnait la valeur de la Torah, qu’il honore la sainte Torah ainsi que les sages de la Torah, mérite d’être lui aussi honoré aux yeux des gens.

Un fait s’est produit il y a quelques années aux Etats-Unis.
Un homme qui craint Hachem et qui habite la région de New York, décida avec son épouse qu’ils ne passeraient pas la fête de Roch Ha-Chana chez eux cette année, mais qu’ils iraient la passer dans une autre ville.
L’épouse dit à son mari :
« Puisque j’ai l’usage chaque année de me rendre la veille de Roch Ha-Chana sur la tombe de mes parents dans la région voisine du New Jersey, et que je ne pourrais pas le faire cette année, je vais m’efforcer de m’y rendre quelques jours avant la veille de Roch Ha-Chana, afin de maintenir mon usage. »

Durant le mois de Eloul, l’homme et son épouse se trouvaient en voyage dans le New Jersey, lorsque soudain l’épouse se souvint de ses propos, selon lesquels dès que la chose sera possible elle se rendrait sur la tombe de ses parents.
Ils se rendirent immédiatement au cimetière et prièrent sur la tombe des parents de l’épouse. Lorsqu’ils furent sur le point de partir, ils aperçurent un attroupement de juifs à proximité du cimetière. Ces gens appelèrent l’homme et lui dirent :
« Peux-tu s’il te plait te joindre à nous un moment, car nous sommes venus enterrer un défunt qui n’a ni parent ni famille, et nous désirons dire le Kaddich avant son enterrement. »
L’homme accepta avec empressement, car une grande Mitsva se présentait à lui. L’épouse attendit sur le côté, et l’homme se joint au Minyan pendant que le responsable de la ‘Hévra Kaddicha prononça le Kaddich pour l’élévation de l’âme du défunt isolé.
Ensuite, ils firent descendre le corps dans la tombe, mais que ne fut la stupéfaction de l’homme lorsqu’il constata que les gens de la ‘Hévra Kaddicha ne recouvraient pas le défunt avec la terre, mais s’en allaient tout bonnement.
L’homme leur demanda :
« Mais que faites-vous ?! Pourquoi ne recouvrez-vous pas le défunt ?! »
Ils lui répondirent que selon leur usage, un tracteur allait arriver d’ici quelques minutes, et il se chargera de recouvrir la tombe avec sa pelleteuse.
L’homme fut complètement perturbé de ce qu’il entendit.
Il n’était pas concevable que l’on recouvre ce pauvre juif ainsi !
Il décida de rester sur place et voir ce qu’il adviendrait.

Quelques minutes plus tard, il entend le bruit d’un moteur, et en effet, il s’agissait bien d’un petit tracteur, conduit par un non-juif, qui venait recouvrir la tombe.
L’homme s’adressa au chauffeur du tracteur et lui dit :
« Accepterais-tu de me donner une pelle, afin que je recouvre moi-même la tombe ? »
Le chauffeur lui répondit :
« Sans problème ! Voici la pelle, prend la et fais ce que tu désires. »
L’homme recouvrit lui-même la tombe durant environ une demi-heure, au moyen de la pelle. Puis, il fixa l’écriteau avec le nom du défunt, que les gens de la ‘Hévra Kaddicha avait laissé sur place.
Ensuite l’homme s’en alla avec son épouse, tout en étant tous les deux troublés de l’évènement étrange qui s’était placé sur leur chemin, car ils n’avaient pas envisagé de se rendre exclusivement ce jour là au cimetière, et ils venaient à présent d’avoir le mérite d’honorer ce défunt en l’accompagnant vers sa dernière demeure.
Mais ils n’avaient pas la moindre possibilité de savoir de qui il s’agissait.

Quelques jours plus tard, l’homme téléphona à l’un de ses Rabbanim à la Yéchiva où il avait étudié dans sa jeunesse (la Yéchiva « Ner Israël » à Baltimore), afin de lui souhaiter « Chana Tova ». En discutant avec son Rav, il lui raconta ce qui lui était arrivé ce jour là. Lorsque l’homme mentionna le nom du défunt, son Rav poussa un cri au téléphone, et il lui dit :
« Sache qu’il y a quelques années, lorsque tu es venu étudier ici à la Yéchiva, tes parents n’ont pas accepté d’assumer les frais de tes études. Je me suis alors adressé à quelqu’un et je lui ai proposé de prendre à sa charge les frais de toutes tes années d’étude à la Yéchiva, et il accepta. Cet homme n’avait absolument pas d’enfants, et il s’agit de l’homme que tu as mentionné !! Il allait être enterré sans le moindre honneur, mais depuis le Ciel, les choses ont été orientées, et tu as eu le mérite de lui rendre le bien qu’il t’a fait, en l’enterrant de tes propres mains dans la dignité, dans une sépulture juive. »

Note du Rav Ya’akov SASSON Chlita, directeur de notre site « Halacha Yomit » :
Nous avions déjà diffusé cette histoire dans le cadre de la « Halacha Yomit » il y a 7 ans (5779-2019). Par la suite, j’ai voyagé à New York et j’ai été invité à passer Chabbat chez l’un des notables de la ville. Lors de la Sé’ouda Chélichitt, mon hôte se tourna vers moi et me demanda si j’étais l’auteur de cette histoire. Je lui répondis par l’affirmative. Il me dit :
« Sache que l’homme de cette histoire - qui a eu le mérite d’accomplir cette grande Mitsva d’enterrer ce mort - est un bon ami à moi, et cette histoire est intégralement authentique. »
(Il a seulement rectifié le fait que l’on avait diffusé à l’époque que l’homme était un Avre’h Kollel, et il s’avère que cet homme est quelqu’un qui travaille, mais qui étudie régulièrement la Torah).

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