Halacha pour dimanche 5 Adar 5786 22 février 2026

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Les femmes et le devoir de la lecture de la Méguila – Goûter quelque chose avant la lecture de la Méguila

Question : Dans notre famille, il existe une tradition selon laquelle les femmes n’écoutent la Méguila que le soir et non la journée. Cette tradition est-elle conforme à la Halacha ?

Réponse : Il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes concernant la lecture de la Méguila, car même les femmes sont tenues d’écouter la Méguila, exactement au même titre que les hommes, puisqu’elles ont elles aussi bénéficié du Miracle du sauvetage qui s’est produit du temps de Mordé’haï et Esther.
De plus, le Miracle s’est produit par le biais d’une femme : Esther.
Elles sont d’autant plus soumises à cette obligation concernant la lecture de la journée puisque celle-ci est davantage rigoureuse que celle du soir.

Dans certains endroits, les femmes n’écoutaient la Méguila que le soir et pas le matin.
Dans son livre Taba’att Ha-Méle’h sur le RAMBAM (début des règles relatives à Pourim), notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l cite les propos du Chou’t Maïm ‘Haïm selon qui, « … leur usage était de ne pas lire la Méguila aux femmes la journée. »
Le Maïm ‘Haïm cite ensuite l’étonnement d’un autre Rav, mais qui s’appuie ensuite sur les propos du livre « Méoré Or » qui écrit qu’en réalité il n’y aurait réellement d’obligation de lire deux fois la Méguila (soir et journée) qu’à titre de souvenir du miracle pour lequel ils ont imploré jour et nuit au moment de leur détresse, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que l’on lit le jour de Pourim :

אֱלֹקַי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַעֲנֶה; וְלַיְלָה, וְלֹא-דֻמִיָּה לִי. (תהלים כב-ג)
Mon D.ieu, j’implore de jour et tu ne réponds pas, de nuit, et il n’est pas de trêve pour moi. (Téhilim 22-3)
De ce fait, ils n’ont pas voulu imposer une deuxième lecture aux femmes, probablement occupées aux préparatifs de Pourim qui sont également une Mitsva. Or, celui qui est occupé à une Mitsva est exempt d’une autre Mitsva. » Fin de citation des propos du Chou’t Maïm ‘Haïm, venant justifier l’usage selon lequel « les femmes seraient exemptes de la lecture de la journée ».

Mais notre grand maître le Rav z.ts.l – après avoir cité tout cela – écrit que tous ces propos sont absurdes, et ne méritent pas d’être prononcés, car il est certain que toute femme craignant Hachem a la possibilité de trouver un temps durant la journée pour accomplir le devoir de la Méguila, qui représente l’essentiel de la Mitsva de Pourim, tel que le font toutes les femmes vertueuses du peuple d’Israël en tout endroit. Il n’y a pas de doute qu’un tel pseudo « Minhag » de femmes dédaignant la lecture de la Méguila en journée, n’est pas une tradition ancienne, enracinée dans les enseignements de nos maîtres les décisionnaires, mais plutôt un usage usité par les ignorants, puisqu’il s’agit d’un usage qui va à l’encontre de notre Talmud, et à l’encontre de tous les propos des décisionnaires.
Il est donc une Mitsva d’abolir cet usage qui n’a aucun fondement Halachique.

Par conséquent, les femmes sont soumises à l’obligation de la Méguila, aussi bien le soir que la journée, exactement comme les hommes, et il est interdit de se montrer négligeant sur ce point.

Consommer avant la lecture de la Méguila
Il est interdit de manger avant la lecture de la Méguila.
Par conséquent, les femmes qui ne peuvent pas se rendre à la synagogue pour la lecture de la Méguila, et attendent le retour de leurs maris pour aller écouter à leur tour la Méguila, doivent veiller le jour de Pourim à ne pas manger tant qu’elles n’ont pas encore entendu la Méguila.

Cependant, il est permis de boire un café ou un thé, à fortiori de l’eau, ou même des fruits avant la lecture de la Méguila, ou bien des pâtisseries ou même du pain en quantité inférieure à Kabétsa (inférieure à 54 g).
La personne qui s’impose la ‘Houmra (la rigueur) de ne rien consommer du tout avant la lecture de la lecture de la Méguila, est digne de La Bénédiction.

Le soir de Pourim, dans les endroits où l’on lit la Méguila immédiatement à la sortie du jeûne d’Esther (dans tous les endroits du monde, excepté Jérusalem), les femmes sont autorisées même Lé’haté’hila (même à priori) à consommer des fruits sans limite, ou un peu de pâtisseries (jusqu’à Kabétsa – 54 g), ou un café ou un thé, et n’ont pas besoin de rester à jeun jusqu’à après la lecture de la Méguila. (C’est ainsi que tranche notre maître le Gaon et Richon Lé-Tsion le Rav Its’hak YOSSEF Chlita dans son livre Yalkout Yossef-Pourim page 556).

ספר אביר הרועים - בית מידות
ספר אביר הרועים
לפרטים לחץ כאן

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

דין ברכת שפטרנו מעונשו של זה
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha