Halacha pour vendredi 7 Av 5785 1 août 2025

Pour la guérison totale de :
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar).

Pour l'élévation de l'âme de :
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

« Chabbat ‘Hazon »

Ce Chabbat – qui précède le 9 Av – s’appelle « Chabbat ‘Hazon », en raison de la Haftara que l’on lit ce Chabbat et qui débute par les termes « ‘Hazon Yécha’yahou Ben Amots ».
Les 3 Chabbatott qui précèdent le 9 Av se nomment « les 3 du malheur », car les Haftarott qui sont lues pendant ces 3 Chabbatott traitent de réprimandes et des sujets de la destruction du Temple, ainsi que des fautes qui l’ont provoquée.

Les Chabbatott qui suivent le 9 Av sont appelés « les 7 de consolation », car leurs Haftarott sont composées de paroles de consolation et d’amour d’Hachem envers son peuple Israël même lorsqu’il se trouve en exil.
Lorsque notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l lisait les paroles des prophètes dans ces Haftarott remplies de l’amour d’Hachem envers son peuple Israël, ses yeux versaient des larmes d’émotion, sa voix devenait quasiment étouffée par le grand attachement et l’amour incommensurables qu’il avait envers Hachem et envers son peuple. Toute l’assemblée répondait avec une grande émotion.

Ce Chabbat proche du 9 Av, il ne faut absolument rien modifier de ce dont nous avons l’usage lors de tous les autres Chabbattot de l’année, aussi bien du point de vue des aliments, aussi bien du point de vue des chants de Chabbat, et aussi bien concernant le fait qu’il ne faut absolument pas faire mention des sujets de la destruction du Temple et du deuil pendant le jour de Chabbat.
Notre maitre le ‘HYDA écrit dans son livre Birké Yossef (chap.551) que l’usage d’Erets Israël, d’Egypte et des grandes villes de Turquie est de ne modifier quoi que ce soit pendant Chabbat ‘Hazon vis-à-vis des autres Chabbatott de l’année.
Il faut servir à table les aliments que l’on a l’habitude de servir durant tous les Chabbatott de l’année, afin de montrer de l’égard et de la grandeur en l’honneur du jour du Chabbat.

Notre maître le ‘HYDA écrit également que certains ont l’usage de lire pendant ce Chabbat des formes de lamentations à la synagogue à l’occasion du 9 Av qui arrive. Notre maître le ’HYDA écrit à ce sujet qu’il ne faut pas adopter cet usage, en particulier lorsqu’on le fait à la synagogue, puisque cela serait considéré comme exprimer du deuil en public pendant Chabbat, chose interdite selon le strict Din.
Il faut donc abolir un tel usage.
C’est ainsi que tranche également notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l. (‘Hazon Ovadia - Arba’ Ta’aniyot page 155).

Lors de ce Chabbat, il est permis de chanter avec joie les chants sacrés du Chabbat pendant les repas, car même pendant les jours de semaine proches du 9 Av il n’y a aucun interdit de chanter lorsqu’on le fait uniquement avec la bouche, comme nous l’avons expliqué. Ce n’est que lorsqu’on chante avec accompagnement musical que la chose est interdite durant ces jours.
Malgré tout, le jour du Chabbat il est certain que l’on autorise, même avec une grande joie, en l’honneur du jour du Chabbat, qui est le premier des jours de saintes convocations.

A ce sujet, il faut méditer sur le « passage étroit » qui relie le Chabbat au 9 Av.
En effet, même si le Temple est détruit, et malgré tous les malheurs qui se sont abattus sur Israël au fil des générations, s’accomplie encore en nous la promesse faite par Hachem au prophète Yécha’ya :
וּדְבָרַי אֲשֶׁר-שַׂמְתִּי בְּפִיךָ: לֹא-יָמוּשׁוּ מִפִּיךָ וּמִפִּי זַרְעֲךָ וּמִפִּי זֶרַע זַרְעֲךָ, אָמַר ה', מֵעַתָּה, וְעַד-עוֹלָם. (ישעיהו נט-כא)
les paroles que j'ai mises en ta bouche, elles ne doivent point s'écarter de ta bouche, ni de la bouche de tes enfants, ni de celle des enfants de tes enfants – ainsi parle Hachem - aussi bien à présent que dans les temps futurs. (Yécha’yahou 59-21)
Malgré la situation désastreuse à laquelle est parvenu Israël, la Torah a toujours été entre nos mains !
A chaque génération, elle est la garantie de la réussite d’Israël durant tous les exils ! Grâce à D.ieu, de notre époque, de nombreux membres du peuple d’Israël ont regagné leur terre et y prospèrent. Il ne fait aucun doute qu’ils mériteront de voir la venue du Machia’h, ainsi que la rédemption finale et complète.

De cette sainte Torah, nous ne nous sommes jamais séparés, même si la Maison de la vie (le Temple) est détruite, et que nous n’avons pas encore été délivrés totalement.

C’est la raison pour laquelle une telle emprise spécifique sur le sentiment, n’existe qu’au sein du peuple d’Israël.
D’une part, le saint Chabbat, la Reine Chabbat, et immédiatement après, le jour du 9 Av, qui est un jour de deuil national.
Lors du Chabbat, nous nous comportons tel qu’il faut se comporter le Chabbat.
Lors du 9 Av, nous nous comportons tel qu’il faut se comporter le 9 Av.

Car le saint peuple d’Israël est dirigé selon la sainte Torah, et chaque juif est conscient – malgré toute la peine – que nous avons – grâce à D.ieu – beaucoup à nous réjouir, et à nous appuyer sur les bontés que nous prodigue Hachem, que Son Nom soit béni.
Nous devons également prendre conscience qu’Hachem aime encore son peuple Israël, et qu’Il accomplira pour nous toutes les consolations que nous lirons – avec l’aide d’Hachem – lors des prochains Chabbatot.

Ne serait-ce que lors des derniers événements qui se sont produits, nous avons vu de nos propres yeux qu’Hachem aime le peuple d’Israël, tout le peuple d’Israël !
Mais le jour du 9 Av, nous nous affligeons malgré tout sur la souffrance de la Ché’hina (la présence divine), ainsi que sur la souffrance du peuple d’Israël.
Nous prenons conscience ce jour-là de tout ce qui nous est arrivé, et – si l’on peut s’exprimer ainsi – nous pleurons devant Hachem comme un enfant devant son père, afin qu’Il mène notre combat, et qu’Il nous délivre de tous nos malheurs.
En cette période, nous devons également prendre conscience que tous les malheurs ne sont arrivés que par les fautes du peuple d’Israël, par le dédain de l’observance du Chabbat, de la Tséni’out (la pudeur, tant vestimentaire que comportementale), de l’amour du prochain, du respect envers la Torah et ceux qui l’étudient.
Ce sont les points que nous devons réparer, aussi bien de manière générale, aussi bien de manière publique, aussi bien au niveau individuel.

Que l’on n’entende et que l’on nous annonce des bonnes nouvelles, des délivrances et des consolations !

Chabbat Chalom !

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