L’étude de cette Halacha est dédiée
aux innocentes victimes sauvagement assassinées en sanctifiant le Nom d’Hachem à l’heure de la prière dans une synagogue du quartier Har Nof à Jérusalem.
Que leurs âmes soient enveloppées du firmament de la vie, qu’ils se tiennent en prière en faveur des rescapés de leur peuple, afin que le crime et le malheur ne frappent plus notre pays, que le Père des orphelins et le Protecteur des veuves prenne en pitié les pauvres familles qui ont perdus leurs êtres chers, et qu’Il venge le sang innocent de Ses serviteurs, Amen.
Cette Halacha est aussi dédiée à la prompte et totale guérison de
mon beau père Its’hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Chim’on Ben Méssa’ouda (BENITAH) de Lyon, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY),
parmi tous les malades d’Israël,
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Dans la Halacha diffusée hier, nous avons mentionné les propos de Rav Haménouna (dans la Guémara Bérah’ott 31a) selon qui on apprend de nombreuses Halah’ot relatives à la prière quotidienne (la ‘Amida), à partir des versets qui décrivent la prière que H’anna a adressé à Hachem pour qu’Il la gratifie d’un enfant (voir livre de Chémouel Tome 1 chapitre 1).
En priant, H’anna a formulé un vœu selon lequel, si Hachem lui donne un enfant, celui-ci sera entièrement consacré au service d’Hachem. Ensuite, ‘Eli Ha-Cohen – qui était le Grand Tsaddik de cette génération - bénit H’anna en lui souhaitant qu’Hachem exauce sa demande.
La suite des versets nous indique que H’anna fut effectivement exaucée.
Elle mit au monde un fils qu’elle nomma Chémouel (qui fut le prophète Chémouel).
Quand l’enfant grandit, H’anna l’emmena au Michkann (le Sanctuaire) – qui se trouvait à cette époque dans la ville de Chilo – et le présenta à ‘Eli Ha-Cohen, afin de lui montrer que sa bénédiction et sa prophétie s’étaient réalisées.
H’anna dit à ‘Eli Ha-Cohen :
« Je suis la femme qui s’est tenue debout ici avec toi, afin de prier Hachem. C’est justement pour cet enfant que je priais, et Hachem a exaucé la demande que je lui ai adressée. » (Livre de Chémouel Tome 1 chap.1, verset 26)
Le fait que H’anna rappelle à ‘Eli Ha-Cohen que lorsqu’elle a prié pour avoir un enfant, elle s’est tenue debout ici « avec lui », vient nous apprendre une règle importante dans les Halah’ot de la Téfila :
Il est interdit de s’assoir dans les 4 Amott (4 coudées, environ 2 m) d’une personne qui prie la ‘Amida.
En effet, les termes « avec toi » indiquent que ‘Eli Ha-Cohen est resté lui aussi debout durant la prière de H’anna, puisqu’il est interdit de s’assoir dans les 4 Amott d’une personne qui prie. Ceci est l’explication de Rachi sur la Guémara Bérah’ott citée plus haut.
Mais les Tossafott expliquent différemment.
Selon eux, il faut constater la forme inhabituelle que le texte emploie pour exprimer le terme « avec toi »
En effet, le texte l’écrit avec un « Hé » à la fin du mot alors qu’il est habituellement écrit avec les lettres « ‘Aïn » ; « Mèm » et « H’af » final.
Selon les Tossafott, cette anomalie apparente nous indique, non pas que ‘Eli Ha-Cohen est resté debout durant la prière de H’anna, mais plutôt qu’il était assis au-delà d’un périmètre de 4 Amott de H’anna. Plus précisément, dans la 5ème coudée, car la lettre « Hé » anormalement ajoutée au mot ‘Imeh’a (« avec toi ») a pour valeur numérique le chiffre 5.
Le périmètre dans lequel il est interdit de s’assoir, correspond à 4 Amott (4 coudées, environ 2 m). La Guémara le déduit du terme employé par H’anna pour exprimer le mot « ici » qu’elle dit en hébreu « Bazé ». Or, le mot « Zé » a pour valeur numérique le chiffre 12, pour indiquer qu’il est interdit de s’assoir aussi bien dans les 4 coudées à la droite de celui qui prie, aussi bien dans les 4 coudées à sa gauche, et aussi bien dans les 4 coudées devant lui. Ce qui fait au total 12.
C’est pour cela que selon le strict Din, il est permis de s’assoir dans les 4 coudées, derrière une personne qui prie.
Cependant, selon l’usage des Achkénazim, il faut s’en abstenir. Selon eux, le mot « Zé » indique qu’il est interdit de s’assoir dans les 4 coudées devant la personne qui prie, ainsi que derrière elle, et également sur les côtés, mais sans préciser « 4 Amott pour la droite et 4 Amott pour la gauche », car il est évident que les 2 côtés ont le même statut.
Il est ramené dans le livre HALAH’A BEROURA du Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita, que même pour les Séfaradim, il est juste de s’abstenir de s’assoir derrière une personne qui prie. Il semble que c’est également l’opinion du Péricha, ainsi que d’autres Poskim (décisionnaires).
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