Le Séder de Péssa’h tel qu’il est diffusé dans les Hagadot : « Kadech – Ourh’ats – Karpass – Yah’ats – Maguid – Roh’tsa – Motsi – Matsa – Maror – Koreh’ – Choulh’an Oreh’ – Tsafoun – Bareh’ – Hallel – Nirtsa »
Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué combien de quantités de « Kazaït » de Matsa doit-on consommer le soir du Séder de Péssa’h.
Maguid
Le soir du Séder, lorsqu’on arrive à « Maguid », tous les convives doivent lire la Hagada avec attention et concentration. Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l avait l’usage de donner à chaque convive (selon leur place autour de la table) un passage à lire à haute voix à tour de rôle, pendant que les autres lisaient à voix basse. De temps à autre, notre maitre le Rav z.ts.l ajoutait une belle explication ou citait un Midrach selon l’ordre de la Hagada.
On ne doit pas s’étendre exagérément dans « Maguid » car il faut veiller à arriver à la consommation de l’Afikoman (à « Tsafoun ») avant l’heure de H’atsot (avant la moitié de la nuit, en France environ 1h40). De plus, tous les convives sont affamés et désirent manger. C’est pourquoi, chacun doit s’organiser pour s’exprimer de façon concise sans s’étendre exagérément dans « Maguid », et l’on prononcera des paroles de Torah au moment de « Choulh’an ‘Oreh’ » durant le repas.
Le soir du Séder de Péssa’h, après avoir achevé le Séder, notre maitre
le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l avait l’usage de réunir autour de lui tous ses petits-enfants et leur racontait durant un long moment les miracles de la sortie d’Egypte, les Dix plaies d’Egypte et le partage de la Mer Rouge. Il leur racontait les choses dans un languge attirant, qui correspondait à des enfants en bas âge. Les enfants restaient assis autour de lui et buvaient littéralement ses paroles jusqu’à une heure tardive. Ensuite, notre maitre le Rav z.ts.l se retirait dans son bureau et s’adonnait à l’étude des sujets relatifs à Péssa’h durant toute la nuit, jusqu’à la prière du matin à 7h. C’est ainsi qu’il agit durant la majeure partie de sa vie. Le matin, il se ressaisissait et poursuivait avec la prière du matin dans la joie. Ensuite, il prenait le repas de la fête et portait de l’attention à tous les convives avec patience, en particuliers envers les enfants.
Puis, il se retirait pour prendre un peu de repos durant une heure ou deux, et il se levait de nouveau pour se consacrer à l’étude de la Torah durant toute la journée.
Motsi Matsa
La Matsa avec laquelle on s’acquitte de la Mitsva le soir du Séder doit être une Matsa surveillée depuis la récolte du blé. C’est ce que l’on appelle la « Matsa Chémoura ». Ce qui signifie que depuis la récolte du blé, on a veillé à ce qu’aucune goutte d’eau n’entre en contact avec le blé. Il est très souhaitable que cette Matsa soit confectionnée à la main, dédiée spécialement pour la Mitsva.
Etant donné que de nombreuses questions peuvent facilement être soumises concernant la Cacherout de la Matsa, il faut veiller particulièrement à se procurer des Matsot certifiées exclusivement par des organismes de Cacherout réputés pour leur sérieux. De notre époque, nous trouvons – grâce à D. – des Matsot confectionnées à la main (rondes) fabriquées pour le soir du Séder sous un contrôle rabbinique très méticuleux, et il est facile de se procurer ce type de Matsot pour le soir du Séder.
« ‘Al Ah’ilatt Matsa »
On ne récite la bénédiction « … Acher Kiddéchanou Bémitsvotav Vétsivanou ‘Al Ah’ilatt Matsa » que le soir du Séder, mais les autres jours de la fête, la consommation de la Matsa n’’est pas une obligation, c’est pourquoi, on ne récitera pas cette bénédiction.
Le laps de temps à respecter pour la consommation de la Matsa le soir du Séder
Il faut consommer la Matsa durant un laps de temps équivalant à « Ah’ilatt Pérass », ce qui correspond Léh’atéh’ila (à priori) à 4 mn maximum. (si l’on ne peut respecter ce laps de temps, on consommera la Matsa en 7.5 mn au maximum).