Halacha pour mardi 16 Cheshvan 5781 3 novembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Barou’h Méchané Bériyott »

Il est enseigné dans une Baraïta dans le traité Béra’hott (58b):
Lorsqu’on voit un éléphant, un singe ou un « Kipof » (nous expliquerons plus loin), on doit réciter la bénédiction:
Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Mele’h Ha-‘Olam Méchané Bériyott.

Quels sont ces animaux?
L’éléphant et le singe nous sont connus même de notre temps, mais qu’est-ce qu’un « Kipof »?
Les Tossafot écrivent (‘Houlin 63a) qu’il existe 3 espèces de « Kipof »:
Le Yanchouf (que l’on pourrait traduire par « Hibou ») ; le Koss (un rapace nocturne de petite taille que l’on appelle en Israël « Koss ‘Horavott », et qui ferait partie de la famille des chouettes) ; la Tinchamett (qui est elle-aussi un rapace nocturne de la famille des chouettes et pratiquement blanche, et elle existe aussi en Israël).
Ces 3 espèces sont celles sur lesquelles nos maitres disent qu’elles ont les yeux devant, comme l’homme, et l’on sait que telle est la nature des espèces que l’on appelle aujourd’hui « Hibou » et « Chouette », dont les yeux sont devant, par opposition aux oiseaux qui vivent en journée.

Pourquoi réciter cette bénédiction exclusivement sur ces animaux?
Nos maitres ont instauré de réciter cette bénédiction exclusivement sur ces animaux, parce que leur comportement est véritablement différent des autres animaux habituels. Cette raison est également valable au sujet des espèces d’oiseaux que l’on a citées, et il faut dire qu’ils sont véritablement différents des autres volatiles dans le fait que leur regard ressemble à celui des hommes.
Concernant l’éléphant et le singe, il faut dire que leur comportement est particulier et leur apparence diffère de celle des autres animaux. De ce fait, nos maitres ont instauré de réciter cette bénédiction en les voyant.

Mais on peut encore s’interroger car comme on le sait, il existe de nombreuses autres espèces d’animaux qui s’illustrent par leurs différences aves les autres animaux, et pourtant nos maitres n’ont pas instauré de bénédiction en les voyant?

Le Mele’hett Chélomo (du Gaon Rabbi Chélomo ‘ADANI) sur les Michnayot (Kil’aim chap.8 Michna 6) rapporte:
« L’éléphant et le singe sont des espèces d’animaux et l’on récite en les voyant « Barou’h Méchané Bériyott ». J’ai entendu de la bouche du ‘Ha’ham, ‘Hassid et Kabbaliste Rabbénou Méchoulam z.ts.l que l’on peut à priori s’interroger : en quoi diffèrent-ils ? Chaque animal possède une apparence différente de l’autre ?? Et il a répondu en citant les propos de la Guémara Sanhédrin (109.) selon lesquels lors de la génération Palaga (la Tour de Babel), Hachem punit les hommes en transformant certains d’entre eux en singes et en éléphants. De ce fait, le singe a quelques similitudes avec l’homme, et l’éléphant comprend partiellement le langage humain. C’est pourquoi, on récite en les voyant Barou’h Méchané Bériyott ». Fin de citation.

Visite dans un zoo
Selon certains avis, le fait de regarder ces animaux dans un zoo constitue un interdit pour différentes raisons, mais dans la pratique, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche qu’il est permis de visiter un zoo et de contempler les merveilles d’Hachem, et ainsi réciter la bénédiction sur ces animaux.
Le Lekett Yocher (l’élève du Téroumatt Ha-Déchen, 15ème siècle) écrit que son maitre le Téroumatt Ha-Déchen a dit qu’il n’avait jamais vu un lion de sa vie, et de ce fait il se rendit dans un endroit pour y voir 2 lions que l’on avait emmenés.
De même, notre maitre le ‘HYDA (18ème siècle) écrit dans son livre Midbar Kédémott (section du Beit):

« J’ai vu dans la tour qui se trouve à Londres (Tower Bridge) différentes espèces d’animaux, stupéfiants et très agressifs, presque davantage que les lions, attachés à des chaînes de fer. J’ai vu également un aigle très beau, et l’on m’a rapporté qu’il était âgé de 100 ans. J’ai vu également différentes espèces d’animaux venant d’Amérique. »

Dans son livre Ma’gal Tov (qui est le journal personnel du ‘HYDA, qui fut édité après sa disparition), il ajoute:
« Lorsque je me trouvais à Londres, on m’a emmené à une tour où se trouvaient toutes sortes d’animaux, des lions, des léopards et même un aigle de 100 ans. J’ai vu aussi l’apparence des rois d’Angleterre sculptées dans le métal, chevauchant des chevaux de métal, une image extraordinaire au point où celui qui les voit a l’impression qu’ils sont encore en vie. J’ai vu également une couronne royale avec des pierres précieuses qui brillaient et dont la lumière était éblouissante. » Fin de citation.

Le Gaon de Munkatch écrit lui aussi:
« Lorsque j’étais à Berlin, j’ai visité le zoo royal, et j’y ai vu des singes et des éléphants et toutes sortes d’animaux, des serpents et différents reptiles, c’était merveilleux ! Combien sont grandes Tes œuvres Hachem ! J’ai récité la bénédiction sur les singes, en pensant à m’acquitter aussi pour les éléphants, même s’ils se trouvaient dans une autre pièce dans le zoo. »
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a lui-aussi visité un zoo en France, et il a récité Barou’h Méchané Bériyott sur les singes et les éléphants.

Cependant, les décisionnaires débattent afin de savoir si l’on doit réciter cette bénédiction une seule fois dans sa vie, ou s’il faut la réciter à chaque fois que l’on voit un singe ou un éléphant (après 30 jours depuis la dernière fois où on les a vus)?
Dans la pratique, le Gaon et Richon LéTsion Rabbénou Its’hakYOSSEF Chlita écrit (Chou’t Ha-Richon LéTsion, et c’est ainsi que tranche également son illustre frère le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita dans Halacha Béroura sur chap.225) que l’on ne doit réciter cette bénédiction qu’une seule fois dans sa vie, et ensuite, lorsqu’on verra de nouveau un singe ou un éléphant, on récitera cette bénédiction mentalement, puisqu’il y a un doute sur la question.

En conclusion: Lorsqu’on voit un éléphant ou un singe, on récite la bénédiction Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Mele’h Ha-‘Olam Méchané Bériyott, et l’on ne récite cette bénédiction qu’une seule fois dans sa vie.

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