Halacha pour mercredi 22 Sivan 5781 2 juin 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Un cuisinier non-juif dans un restaurant Cacher

Nos propos d’aujourd’hui sont dédiés à l’élévation des saintes âmes des 3 jeunes garçons: Ya’akov Naftali Ben Ra’hel Dévorah, Gil’ad Mi’haël Ben Bat Galim et Eyal Ben Iriss Téchoura z’’l, assassinés à cette date en l’année 5774, en sanctifiant le Nom d’Hachem, par des arabes ennemis du Maitre du monde. Leur sang fut versé autour de Jérusalem comme l’eau, puisse Hachem venger leur sang, et que l’esprit d’Hachem les fasse résider au Gan Eden. Que leur âme soit enveloppée du faisceau des vivants, et que nous ayons le mérite de voir la Résurrection des morts lors de la Rédemption finale, rapidement et de nos jours, Amen.

---------------------------------

Question: Dans les dernières Halachot, il a été question de l’interdiction de consommer un aliment cuit par un non-juif. Selon cela, il semble qu’il soit interdit de consommer dans tous les restaurants Cachers où des non-juifs sont employés comme cuisiniers. Dans ce cas, pourquoi ces restaurants bénéficient-ils d’un certificat de Cacherout?

Réponse: Il est d’usage dans de nombreux restaurants « Cacher » que le juif allume le feu dès le matin, et durant toute la journée, les cuisiniers non-juifs y posent les plats.
La question est: y a-t-il dans de telles conditions l’interdiction de consommer ces plats à titre de cuissons des non-juifs ou pas?

Ce point fait l’objet d’une divergence d’opinion parmi nos maîtres les décisionnaires médiévaux:

Selon certains décisionnaires, si le juif allume le feu, même si c’est ensuite le non-juif qui pose le plat sur les brûleurs, il n’y a pas d’interdiction à titre de cuissons des non-juifs. (Ceci est l’opinion du RAAVAN, du MORDEH’I, de Rabbenou Pérets, du TEROUMAT HA-DECHEN, et d’autres). C’est ainsi que tranche le RAMA dans ses notes sur le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.113-7).

Par contre, selon l’opinion du RAN, du RACHBA, du RIVACH, de Rabbenou Yona et de nombreux autres grands décisionnaires médiévaux, le fait que le juif allume le feu n’est d’aucune utilité vis-à-vis de l’interdiction des cuissons des non-juifs (par opposition au Din du « pain cuit par un non-juif », mais nous ne nous étendrons pas ici sur les détails de ce Din). Telle est la décision de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’.

A partir de là, puisque selon le RAMA – sur lequel se basent les Achkénazim -  il est suffisant que le juif allume le feu pour contourner l’interdiction de cuissons des non-juifs, il est donc permis aux Achkénazim de consommer dans ces conditions. Alors que selon MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ – sur qui se basent les Séfaradim -,  on ne peut autoriser que seulement lorsque le juif pose le plat sur le feu, et selon cela, les Séfaradim ne sont pas autorisés à consommer si le juif a seulement allumé le feu.

C’est pour cette raison que les organismes de Cacherout du Grand Rabbinat d’Israël et de la « ‘Eda Ha-H’arédit » n’exigent pas que le juif pose le plat sur le feu, car ils ne s’imposent pas l’opinion rigoureuse de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ sur ce point. Ils se contentent donc que le juif allume le feu dès le matin.

Mais plus tard, les Séfaradim commencèrent à se pencher surle problème, et demandèrent aux différents organismes de Cacherout de veiller à cela, que le juif pose le plat sur le feu, conformément à l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, mais malheureusement, de nombreux endroits ne veillent pas à cette exigence. D’où la question: Les Séfaradim sont-ils autorisés à consommer dans des restaurants où le non-juif pose le plat sur le feu?

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a écrit sur ce sujet à de nombreuses occasions, et il tranche que du point de vue de la Halacha, si l’établissement est la propriété d’un juif, même si le juif se contente d’allumer le feu dès le matin, on peut malgré tout autoriser même selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’.

Ceci en raison du fait que selon plusieurs décisionnaires, si le non-juif cuisine dans la maison du juif, il n’y a pas de crainte de cuissons des non-juifs, car dans ce cas on ne peut craindre ni « que le non-juif fasse consommer un aliment interdit au juif », ni « que le juif en arrive à s’unir par des liens de mariage avec le non-juif », puisque le non-juif cuisine dans la maison du juif (en particulier si le non-juif est l’employé du juif.)

Il est vrai que cette opinion n’est pas retenue par la Halacha, malgré tout, lorsqu’on réuni les deux exigences ensemble, c'est-à-dire, que le feu soit allumé par un juif, et que le non-juif place le plat sur le feu dans un restaurant appartenant à un juif en étant son employé, on peut autoriser à consommer les cuissons du non-juif dans un tel cas. (Voir aussi le livre Halichot ‘Olam tome 7 page 120).

Mais il est interdit aux Séfaradim de consommer dans un restaurant (Cacher) appartenant à un non-juif, même si c’est un juif qui allume le feu, car selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, cela constitue une transgression de l’interdit des cuissons des non-juif. Ce n’est que dans le restaurant d’un juif qu’il y a matière à autoriser même selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, comme nous l’avons expliqué.

En conclusion: Un restaurant appartenant à un juif, où un juif allume le feu dès le matin et ensuite un employé non-juif pose les plats sur le feu, on peut faire preuve de tolérance envers les personnes qui s’autorisent à y consommer, même s’il s’agit de Séfaradim.

Mais il faut à priori faire preuve de vigilance et s’imposer de consommer seulement lorsque le surveillant rabbinique pose lui-même les plats sur le feu.
Il est bon de rappeler les célèbres propos du Gaon H’ah’am Tsévi qui disait:
« Combien il serait souhaitable que nous (les Achkénazim) nous imposions ne serait ce que quelques unes des H’oumrot (rigueurs) dictées par le Beit Yossef, car elles sont plus précieuses que toutes celles adoptées par les Achkénazim. » Fin de citation.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

« Machiv Ha-Rouah’ Ou-Morid Ha-Guechem »

On commence à mentionner la formule de « Machiv HaRouah’ » « Machiv HaRouah’ OuMorid HaGuechem » (« qui fait souffler le vent et descendre la pluie ») est une formule de louange à Hachem que l’on dit durant......

Lire la Halacha

La demande des pluies (Barèh’ ‘Alénou) – La pluie inclue tous les domaines matériels

Hier soir, mardi 12 octobre au soir (soir du 7 H’echvan) – nous avons commencé (en Erets Israël) à demander les pluies dans la ‘Amida de ‘Arvit. De ce fait, nous allons revenir sur les règles relatives à ce point, avec quelques ajouts. L&rs......

Lire la Halacha

A partir de quand la sainteté de la 7ème entre-t-elle en vigueur sur les fruits et légumes? – Précisions supplémentaires sur le « Héter Méh’ira »

Dans des précédentes Halachot, nous avons expliqué que tous les végétaux qui poussent en Israël cette année (5782) - qui est une année de Chémita - dans des terrains appartenant à des juifs, sont soumis à la sainteté d......

Lire la Halacha

L’interdit de manger et de se laver le jour de Yom Kippour

Quelques règles de Yom Kippour Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent. Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Halachique comp......

Lire la Halacha


La règle de la 7ème année pour un jardin en commun

Cette année (5782), est une année de Chémita, et nous avons déjà expliqué dans les précédentes Halachot les principes du devoir de Chémita. Parmi ces principes, l’interdiction d’ensemencer ou de travailler d’une quelcon......

Lire la Halacha

Lorsqu’on oublie de dire Barèh’ ‘Alénou

Dans la une précédente Halacha, nous avons expliqué de façon générale le Din selon lequel nos maîtres ont instauré de demander les pluies dans la bénédiction de Birkatt Ha-Chanim de la prière quotidienne, depuis le 7 Mar- H&......

Lire la Halacha

Les travaux agricoles permis et interdits pendant la 7ème année

Dans cette Halacha ainsi que dans la suivante, nous expliquerons les principales règles qui touchent le traitement des jardins esthétiques pendant la 7ème année. Nous n’expliquerons pas tous les cas pratiques sur ce point, car les habitants de l’étrang......

Lire la Halacha

Faire germer un noyau d’avocat, ainsi que la bénédiction sur des végétaux qui poussent sur l’eau

Question: Quelle est la bénédiction sur des légumes qui ne poussent pas sur le sol mais seulement sur l’eau? De même, est-il permis de planter des végétaux qui poussent sur l’eau pendant la Chémita? Réponse: La béné......

Lire la Halacha