Halacha pour dimanche 14 Shevat 5783 5 février 2023

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

« Tou Bichvatt » - Le Etrog de notre maitre le Rav z.ts.l au Caire

Le jour de Tou Bichvatt
Demain est la date de Tou Bichvatt (15 Chévat), c’est-à-dire dès ce soir à la nuit,
et il y existe plusieurs coutumes relatives au soir de Tou Bichvatt comme nous l’avons expliqué les années précédentes. Nous allons à présent revenir brièvement sur certains points.

L’interdiction de jeûner et l’usage de l’étude du Zohar Ha-Kadoch
Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvatt.
Certains ont la coutume d’étudier ce soir-là, des Michnayott et des passages du Zohar Ha-Kadoch qui traitent de cette fête.
Le Gaon Rabbi Yaakov Rokah’ z.ts.l a édité un livre intitulé « Péri Ets Hadar » qui traite exclusivement du jour de Tou Bichvatt.
Il y a aussi le livre « Lachon ‘Ha’hamim » rédigé par Rabbénou Yossef ’HAÏM auteur du Ben Ich ‘Haï, qui contient également un texte particulier en l’honneur de Tou Bichvatt.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est faut étudier ces passages avec compréhension et non pas se contenter d’une lecture des textes, car une lecture sans compréhension n’est pas considérée comme de l’étude de la Thora, à part la lecture du Zohar Ha-Kadoch qui est une exception et sa lecture en soi est considérée comme de l’étude de la Thora, même si l’on ne comprend pas ce que l’on lit.
Il faut particulièrement s’efforcer d’étudier les règles relatives à Tou Bichvatt dans les domaines de ‘Orla (l’interdiction de consommer les fruits d’un arbre dans ces 3 premières années), ainsi que les règles de Téroumott et Ma’asserott (prélèvements agricoles pour les fruits ayant poussé en Israël lorsqu’on les consomme en Israël).

La tradition de consommer des fruits
On a l’usage de consommer de nombreux fruits de l’arbre le soir de Tou Bichvatt, afin d’exprimer que c’est le Roch Ha-Chana des arbres, et de réciter la bénédiction propre à chaque fruit. Cette tradition est mentionnée dans les propos de plusieurs Kabbalistes, et c’est une belle tradition.
Même notre maître le Rav z.ts.l – qui n’avait pas l’habitude de s’adonner à des usages qui ne font pas réellement partie de la stricte Halacha – achetait différents fruits pour Tou Bichvatt et s’asseyait avec la famille pour réciter les bénédictions sur les fruits, et dire des paroles de Torah.

Vérifier les fruits avant de les manger
Les fruits dans lesquels il est fréquent de trouver des vers, devront être ouverts et vérifiés avant de réciter la bénédiction et de les consommer, et il faut être très attentif à cela, car la consommation des vers se trouvant dans les fruits est très grave.
En effet, celui qui mange un vers, transgresse pas moins de 5 interdits de la Torah d’un seul coup (Péssa’him 24a), mise à part le fait qu’il souille son âme et éloigne son cœur du service divin.
Le Gaon Rabbi ‘Hizkiyahou DA SILVA (auteur du Péri H’adach) a déjà mis en garde les chefs de communauté qui devrait enseigner la gravité de celui qui consomme des vers plutôt que de donner des cours sur des Midrachim et autre.

Il faut surtout faire attention avec les fruits secs de Tou Bichvatt, comme les figues sèches dont la présence de vers est très fréquente, et leur vérification est compliquée. « Celui qui met en garde et celui qui est vigilant, verront leur paix s’agrandir comme un fleuve ».

La bénédiction de « Chéhéh’eyanou » sur un fruit nouveau
Sur un nouveau fruit (c'est-à-dire un fruit que l’on n’a pas consommé depuis la saison dernière), on doit réciter la bénédiction de « Chéhéh’eyanou Vékyémanou Véhigui’anou Lazémann Hazé ». On doit débord réciter la bénédiction sur le fruit lui-même avant celle de Chéhéh’eyanou, car nous avons un principe selon lequel « lorsque se présentent à nous deux Mitsvot, et que l’une est plus fréquente que l’autre, la priorité est à la plus fréquente ».
De ce fait, la bénédiction du fruit étant plus fréquente que celle de
« Chéhéh’eyanou », elle prime sur celle de « Chéhéh’eyanou ». (Mais les Achkénazim ont l’usage de réciter d’abord « Chéhéh’eyanou », et ensuite la bénédiction du fruit).

Si l’on a 2 genres de fruit nouveau, une seule bénédiction de Chéhéh’eyanou suffit. Cependant s’il l’un d’eux n’était pas présent au moment de la bénédiction de Chéhéh’eyanou, il faudra à nouveau la réciter avant de manger l’autre fruit.

Prier pour un bel Etrog
Certains ont pour coutume de prier le jour de Tou Bichvatt pour avoir un bel étrog pour la fête de Souccott. Il est vrai que certains contestent cet usage puisque le jour de Tou Bichvatt, la sentence des arbres n’a pas encore lieu. Malgré tout, cet usage possède quelques explications. Dans la pratique, de nombreuses et importantes personnes l’observent. Le Gaon Rabbénou Yossef ‘HAÏM z.ts.l – qui maitrisait tous les secrets de la Torah et le sens de chaque période – rapporte lui aussi cet usage dans son livre.

Le Etrog de notre maitre le Rav z.ts.l au Caire
Nous avons déjà raconté à plusieurs reprises que lorsque notre maitre le Rav z.ts.l occupait les fonctions de Chef du Tribunal Rabbinique au Caire en Egypte au début de l’année 5709 (1948), Hachem l’aida de manière extraordinaire à accomplir toutes les Mitsvot de la Torah de manière parfaitement conforme à la Halacha.
En ces temps, un gros conflit éclata entre le nouvel état d’Israël et l’Egypte, et en conséquence à la guerre, les frontières entre les deux pays furent fermées, sans laisser quiconque entrer ou sortir.
De ce fait, il semblait que les juifs d’Egypte – et parmi eux notre maitre le Rav z.ts.l – ne pourraient pas se procurer des Etroguim cette année-là.
Notre maitre le Rav z.ts.l se faisait beaucoup de soucis et guettait la miséricorde divine afin qu’Hachem lui procure un Etrog également cette année.

Mais ses inquiétudes ne durèrent pas longtemps.
En effet, à cette même période, un bateau embarqua d’Israël vers l’étranger, avec à son bord des caisses remplies d’Etroguim.
Hachem fit en sorte que lors de l’embarquement, le capitaine du bateau dirigea par erreur le navire vers la partie territoriale de l’Egypte.
Lorsque les gardes-côtes égyptiens aperçurent le bateau israélien, ils l’arraisonnèrent rapidement, et ils confisquèrent toutes les marchandises qu’il transportait. Parmi ces marchandises, il y avait les Etroguim, mais les égyptiens ignorèrent la nature de ces fruits. Ils firent des recherches et décidèrent de les confier aux dirigeants de la communauté juive du Caire afin qu’ils en fassent ce que bon leur semblait.
Ainsi notre maitre le Rav z.ts.l et toute sa communauté eurent le mérite d’accomplir la Mitsva des 4 espèces conformément à la Halacha, dans la joie et la bonne humeur. (Avir Ha-Ro’ïm vol.1 page 213).

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