Halacha pour mardi 9 Cheshvan 5781 27 octobre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Ton camp sera saint »

Question: M’est-il permis de prier lorsqu’un enfant se promène dans la maison avec une couche qui n’est pas propre?

Réponse: Il est dit dans la Torah:
« Ton camp sera saint ».
Nous apprenons à partir de là qu’il est interdit de prononcer des paroles de Torah, de prier ou de s’adonner à des choses sacrées lorsqu’on se trouve aux toilettes ou dans d’autres endroits sales. De même, il est interdit de prier, de prononcer, ou de penser à des paroles de Torah lorsqu’on est en présence d’une chose sale, comme de l’excrément humain, un poulailler ou un enclos, car il est dit : « Ton camp sera saint ».

Si l’on a par erreur récité une bénédiction ou prié en présence d’un excrément humain, on n’est pas quitte de son obligation et on est tenu de réciter de nouveau la bénédiction ou de prier de nouveau. Même s’il n’y a avait aucune odeur, puisque l’on a prié en présence d’un excrément, on est tenu de prier de nouveau.

Est inclus dans cette interdiction le fait de prier ou de prononcer des paroles de Torah en présence d’une mauvaise odeur. Par exemple, lorsqu’il y a une fuite d’égout, ou bien lorsqu’on se trouve à proximité de champs entretenus par des excréments animaux et où il y a une mauvaise odeur. De même, lorsqu’on se trouve en présence d’un bébé avec une couche sale, il est strictement interdit de prier, même si l’on ne sent pas l’odeur, dès lors où d’autres personnes sentent l’odeur, il est interdit de prier dans cet endroit.

Le Maguen Avraham écrit qu’il en est de même pour un endroit où se trouvait un excrément qui a dégagé une mauvaise odeur et que l’on a ensuite retirer l’excrément mais que l’odeur persiste, il est malgré tout interdit de prier dans cet endroit, jusqu’à la dissipation totale de l’odeur. Nous en déduisons qu’il en est de même pour un enfant que l’on a changé, malgré tout, tant que l’odeur ne s’est pas totalement dissipée, il est interdit de prier dans cet endroit.

A présent, nous allons expliquer ce que doit faire une assemblée à la synagogue lorsque les fidèles se trouvent en présence d’une mauvaise odeur provenant d’une fuite d’égout de la rue voisine ou autre. De même, ce que doit faire une femme qui s’apprête à prier chez elle, mais qu’elle se trouve en présence d’une mauvaise odeur provenant d’une couche qui se trouvait précédemment sur place, mais qu’on a à présent retirée.

Il est certain que s’il reste encore une chose qui dégage une mauvaise odeur, comme un véritable excrément, il est strictement interdit de prier dans cet endroit. Nos propos ne concernent que le cas où le corps de la chose qui dégage la mauvaise odeur, n’est plus présent, et qu’il ne reste que seulement l’odeur.

Nous devons d’abord introduire un autre Din:
Lorsque le Temple existait, les Cohanim étaient chargés d’exécuter la plupart des tâches du culte dans le Temple, comme offrir les sacrifices ou brûler l’encens ou autre. Les Cohanim n’avaient pas le droit d’avoir des défauts physiques, car un Cohen possédant un défaut physique, qui avait malgré tout exécuté son service, tout son service était profané. Est inclus parmi les défauts physiques du Cohen, le Cohen qui transpire et qui dégage une mauvaise odeur. De même, le Cohen qui dégage une mauvaise odeur de la bouche.

Le RAMBAM écrit qu’un Cohen qui dégage une mauvaise odeur est autorisé à se laver et à se frotter la peau avec du parfum. S’il dégage une mauvaise odeur de la bouche, il peut se parfumer avec du gingembre, et à ce moment là, son culte est valable.
Ces propos nous expliquent que même si sans le parfum, la mauvaise odeur aurait persisté, malgré tout, puisque le parfum dissipe l’odeur, le culte du Cohen est valable.

Nous pouvons en déduire pour notre sujet.
S’il est possible de dissiper la mauvaise odeur dans la synagogue ou à la maison au moyen d’autre chose, il n’y a plus à craindre la mauvaise odeur qui s’y trouvait auparavant.
C’est à partir de là que les décisionnaires ont appris qu’il est permis de brûler un morceau de tissu dans la synagogue, car par l’odeur de la combustion, la mauvaise odeur va se dissiper, et il sera permis de prier.

Il en est de même pour des parfums. Si l’on a diffusé du parfum dans la synagogue, il est permis d’y prier, sans la moindre crainte.

Il y a environ 17 ans, lors de la prière de Minh’a dans la synagogue de notre maitre le Rav z.ts.l, une mauvaise odeur se dégagea dans tout le secteur en raison d’une fuite d’égout. On ne pouvait pas entamer la prière de Minh’a. Notre maitre le Rav z.ts.l – vivant véritablement les propos des décisionnaires à travers leurs ouvrages – ordonna à son chauffeur d’apporter une serviette de la maison et de la brûler dans la synagogue. Lorsqu’on s’aperçut qu’il était plus simple de diffuser du parfum, notre maitre le Rav z.ts.l répondit qu’ils devaient le faire. On diffusa le parfum de façon significative jusqu’à dissipation de la mauvaise odeur, et on commença la prière.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

La tradition du Tikoun de Chavou’ot (veillée de Chavou’ot)

La tradition est répandue au sein de toutes les communautés d’Israël de rester éveillés durant la nuit de Chavou’ot et d’étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadoch: Les premiers &lsq......

Lire la Halacha

Bénédictions alimentaires et lecture du Chéma’ la nuit de Chavou’ot

Dans la précédente Halacha, nous avons fais mention de la tradition de la veillée de Chavou’ot, durant laquelle nous restons éveillés pour étudier la Torah. Lecture du « Tikkoun » imprimé dans le livre « Kérié ......

Lire la Halacha

Multiplier constamment les demandes personnelles – Une étincelle d’esprit prophétique

Question: Est-il correct de renouveler la même demande en insistant auprès d’Hachem, en le suppliant pour la même chose chaque jour, ou bien faut-il cesser de demander cette chose si l’on voit que l’on n’est pas exaucé? Réponse: Il est ense......

Lire la Halacha

La lecture du Chéma’ du coucher pour les femmes, ainsi qu’après ‘Hatsot (après le milieu de la nuit)

Dans la Halacha précédente, nous avons expliqué que le soir, avant de se coucher, il faut réciter le Chéma’, précédé de la bénédiction de Hamapil, et que cette bénédiction, comme toutes les bénédi......

Lire la Halacha


Se promener avec un chien pendant Chabbat

Question: Lorsqu’on possède un chien destiné à la distraction ou bien un chien guide-aveugle, est-il permis de le déplacer pendant Chabbat? De même, est-il permis de sortir dans les rues avec un tel chien? Réponse: Nous avons déjà expli......

Lire la Halacha

Lire le Chéma’ au coucher

Question: Y a-t-il une obligation de lire le Chéma’ avant d’aller dormir? Dans les Siddourim (les livres de prières), le Chéma’ du coucher est précédé de la bénédiction de « Hamapil », doit-on la r&eacut......

Lire la Halacha

Tsédaka pour une guérison

Question: Est-il permis d’offrir une somme d’argent à la Tsédaka, pour la guérison d’une personne, ou pour toute autre demande, ou bien il n’est pas convenable d’agir ainsi puisque l’action n’est pas réalisée « L&eacu......

Lire la Halacha

La répétition de la ‘Amida

Une fois que chacun a récité sa ‘Amida à voix basse, nos maîtres ont instauré que le ‘Hazzan (l’officiant) répète la ‘Amida à haute voix, afin d’acquitter les éventuelles personnes qui ne sauraient pas prier.......

Lire la Halacha