Lors des dernières Halachot, nous avons traité du cas de la personne qui a oublié l’une des ‘Amidott journalières, et nous avons établi que cette personne est tenue de rattraper la ‘Amida manquée, en priant 2 fois la ‘Amida lors de la prière suivante, en considérant la première comme étant celle qu’il doit prier à ce moment, et la deuxième comme étant la ‘Amida manquée.
Les décisionnaires débattent afin de définir si la ‘Amida de rattrapage doit impérativement suivre immédiatement la prochaine ‘Amida d’obligation.
Selon certains décisionnaires, il faut faire suivre la ‘Amida de rattrapage immédiatement après avoir achevé la prochaine ‘Amida d’obligation.
Selon d’autres décisionnaires, ce n’est pas nécessaire.
Selon ce dernier avis, il serait tout à fait possible à une personne qui a oublié de prier ‘Arvit, ou qui a oublié de mentionner « Ya’alé Véyavo » dans la ‘Amida de ‘Arvit de ‘Hol Ha-Mo’ed ou autre, de prier Cha’harit le lendemain matin avec l’assemblée, et après avoir prié la ‘Amida, cette personne pourra dire « Achré » et « Ouva Lé-Tsion », terminer toute la prière avec l’assemblée, et ensuite prier la ‘Amida supplémentaire en rattrapage de ‘Arvit.
Notre maître le Richon Lé-Tsion, le Gaon Rabbi David YOSSEF Chlita écrit qu’à priori il est préférable de prier la ‘Amida de rattrapage immédiatement après avoir achevé la prochaine ‘Amida d’obligation, sans s’interrompre entre les deux.
Il est donc préférable d’enchaîner véritablement la ‘Amida de rattrapage à la prochaine ‘Amida d’obligation, sans poursuivre en disant « Achré » et « Ouva Lé-Tsion » ainsi que le reste de la prière entre les deux ‘Amidott, et encore moins en mangeant ou en buvant entre les deux ‘Amidott.
Il faut au contraire s’empresser de prier la ‘Amida de rattrapage.
Cependant, si à posteriori on s’est interrompu entre les deux ‘Amidott, aussi bien en disant « Achré » et « Ouva Lé-Tsion » etc., aussi bien par le fait d’avoir consommer, il faut malgré tout arrêter ce que l’on est en train de faire et prier immédiatement la ‘Amida de rattrapage, en émettant au préalable une condition verbale en disant : « Si je suis tenu de prier de nouveau la ‘Amida, qu’elle soit considérée comme une ‘Amida obligatoire, sinon, qu’elle soit considérée comme une ‘Amida offerte à titre personnel. »
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est permis d’écouter d’abord la répétition de la ‘Amida avant de prier la ‘Amida de rattrapage, car la répétition n’est pas considérée comme une interruption.
Nos maîtres ont instauré la ‘Amida de rattrapage seulement pour la personne qui n’a pas prié, de façon involontaire.
Mais s’il s’agit d’une personne qui a volontairement négligé la prière, cette personne fait partie dans ce cas précis de la catégorie des gens « dont les actes ne peuvent être corrigés ».