Halacha pour jeudi 18 Cheshvan 5781 5 novembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

« Rétsé » dans le Birkat Ha-Mazon du Chabbat

Dans la Birkat Ha-Mazon du Chabbat, avant la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm » (Vétivné), il faut ajouter le passage de « Rétsé Véhah’alitsénou », comme imprimé dans les rituels de prières, puis poursuivre avec la bénédiction de « Vétivné Yérouchalaïm Irah’… »
Il faut dire le passage de « Rétsé » à chacun des repas de Chabbat, au même titre qu’il faut ajouter le passage de « Yaalé Véyavo (Elo-hénou Vélo-hé Avoténou…) » les jours de fêtes et de Roch H’odech.

L’ajout de « Rétsé » est une obligation instaurée par nos maitres, comme expliqué dans la Guémara Bérah’ott (48b). (Chou’t Yabiya’ Omer vol.6 chap.28 parag.1).

Nous allons à présent expliquer de quelle façon faut-il procéder lorsqu’on a oublié de mentionner le passage de « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon du Chabbat.

Si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » au milieu de la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm », après avoir dit seulement les mots « Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y », mais sans avoir dit la suite (« Boné Yérouchalaïm »), la règle est qu’il faut dire à ce moment-là les mots « Lamédéni H’oukéh’a », (puisque la phrase « Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Lamédéni H’oukéh’a » est un verset du Téhilim 119, et que le fait de terminer ainsi ne représente que la mention d’un verset, et non pas la prononciation du nom d’Hachem en vain), ensuite on ajoute le passage de « Rétsé » que l’on a omis, puis on continue « Vétivné ».
Si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » seulement après avoir conclue la bénédiction de « Boné Yérouchalaïm », nous devons dire à ce moment-là:
Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Elo-hénou Méleh’ Haolam Chénatan Chabbatot Limnouh’a Léamo Israël Béahava Léot Vélibrite Barouh’ Ata A. D. O. N. A. Y Mékadèch HaChabbat (Cette formule figure dans tous les rituels de prières), puis nous poursuivons avec la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) »

Par contre, si l’on se rend compte de l’omission de « Rétsé » après avoir entamé la bénédiction de « Hatov Véhamétiv », après avoir prononcé le mot « Laad »:
Si cela se produit au repas du vendredi soir, ou au repas du Chabbat matin, il faut recommencer le Birkat Ha-Mazon depuis le début.
Si cela se produit à Sé'ouda Chélichit (le 3ème repas de Chabbat), on poursuit le Birkat Ha-Mazon sans le recommencer.
La raison à cette différence réside dans le fait qu’aussi bien pour « Rétsé » le jour de Chabbat, aussi bien pour « Yaalé Véyavo » (Elo-hénou Vélo-hé Avoténou…) les jours de fête, si ce repas est une obligation, par exemple le soir de Pessah’ où nous sommes tenus de consommer la Matsa, dans ce cas si l’on a omis de dire « Retsé », on est tenu de recommencer le Birkat Ha-Mazon, puisque l’omission de la mention de l’évènement dans lequel nous nous trouvons (« Yaalé Véyavo » dans lequel est mentionné l’événement, comme la fête de Pessah’), lors d’un repas obligatoire, invalide le Birkat Ha-Mazon, et si l’on a omit de mentionner l’événement, on doit recommencer du début.

C’est pour cela que lors d’un repas de Roch H’odech (qui tombe un jour de semaine), où nous n’avons pas une réelle obligation de manger du pain, si on omet de dire « Yaalé Véyavo » dans Birkat Ha-Mazon, on ne recommence pas, puisque l’omission de l’évènement dans lequel nous nous trouvons, lors d’un repas qui n’est pas obligatoire selon le Din, n’invalide pas le Birkat Ha-Mazon.

Il en est de même pour la mention de « Retsé » le jour de Chabbat.
Au même titre que celui qui omet de dire « Yaalé Véyavo » dans Birkat Ha-Mazon, un jour où le fait de manger du pain dans ce repas est une totale obligation selon le Din, et qu’il s’en rend compte après avoir dit le mot « Laad » de la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) », cette personne doit recommencer du début, de la même façon, celui qui omet de dire « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon lors des repas de vendredi soir et de Chabbat matin où il y a une totale obligation de manger du pain selon le Din (comme nous l’avons déjà expliqué), et qu’il se rend compte de son omission après avoir prononcer le mot « Laad » de la bénédiction de « Hatov Véhamétiv (…Laad Ha-el Avinou Malkénou…) », cette personne doit recommencer depuis le début.

Mais si cette omission se produit lors du Birkat Hamazon de Sé'ouda Chélichit (3ème repas), bien que MARAN tranche qu’il faut absolument prendre également ce repas avec du pain (Choulh’an Arouh’ O.H chap.291), cependant, puisque certains décisionnaires (décisionnaires) sont d’avis qu’il n’est pas nécessaire selon le Din de manger du pain pour Sé'ouda Chélichit, si l’on a omis de dire « Rétsé » dans Birkat Ha-Mazon, nous ne recommençons pas. Comme MARAN le tranche lui-même (chap.188 parag.8).

Conclusion: Si l’on a omis de dire « Rétsé Véha’halitsénou » dans le Birkat Ha-Mazon, le jour de Chabbat, et que l’on s’en rend compte après avoir dit seulement le nom d’Hachem de la bénédiction de Boné Yérouchalaïm sans avoir poursuivit « Boné Yerouchalaïm », on dit les mots « Lamédéni H’oukéh’a », on ajoute « Rétsé », et on poursuit « Vétivné ».
Si l’on s’en rend compte après avoir dit les mots « Boné Yérouchalaïm », on dit la formule de substitution mentionnée plus haut.
Si l’on s’en rend compte après avoir dit le mot « Laad »:
Si l’on est au repas du vendredi soir ou du Chabbat matin, on recommence depuis le début du Birkat Ha-Mazon.
Si l’on est à Sé'ouda Chélichit, on ne recommence pas le Birkat Ha-Mazon.

Dans la suite, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – quel est le Din lorsqu’on a terminé Birkat Ha-Mazon, et qu’on a le doute si l’on a mentionné « Retsé » ou non.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

La tradition du Tikoun de Chavou’ot (veillée de Chavou’ot)

La tradition est répandue au sein de toutes les communautés d’Israël de rester éveillés durant la nuit de Chavou’ot et d’étudier la Torah jusqu’à l’aube, comme il est écrit dans le Zohar Ha-Kadoch: Les premiers &lsq......

Lire la Halacha

Bénédictions alimentaires et lecture du Chéma’ la nuit de Chavou’ot

Dans la précédente Halacha, nous avons fais mention de la tradition de la veillée de Chavou’ot, durant laquelle nous restons éveillés pour étudier la Torah. Lecture du « Tikkoun » imprimé dans le livre « Kérié ......

Lire la Halacha

Multiplier constamment les demandes personnelles – Une étincelle d’esprit prophétique

Question: Est-il correct de renouveler la même demande en insistant auprès d’Hachem, en le suppliant pour la même chose chaque jour, ou bien faut-il cesser de demander cette chose si l’on voit que l’on n’est pas exaucé? Réponse: Il est ense......

Lire la Halacha

La lecture du Chéma’ du coucher pour les femmes, ainsi qu’après ‘Hatsot (après le milieu de la nuit)

Dans la Halacha précédente, nous avons expliqué que le soir, avant de se coucher, il faut réciter le Chéma’, précédé de la bénédiction de Hamapil, et que cette bénédiction, comme toutes les bénédi......

Lire la Halacha


Se promener avec un chien pendant Chabbat

Question: Lorsqu’on possède un chien destiné à la distraction ou bien un chien guide-aveugle, est-il permis de le déplacer pendant Chabbat? De même, est-il permis de sortir dans les rues avec un tel chien? Réponse: Nous avons déjà expli......

Lire la Halacha

Lire le Chéma’ au coucher

Question: Y a-t-il une obligation de lire le Chéma’ avant d’aller dormir? Dans les Siddourim (les livres de prières), le Chéma’ du coucher est précédé de la bénédiction de « Hamapil », doit-on la r&eacut......

Lire la Halacha

Tsédaka pour une guérison

Question: Est-il permis d’offrir une somme d’argent à la Tsédaka, pour la guérison d’une personne, ou pour toute autre demande, ou bien il n’est pas convenable d’agir ainsi puisque l’action n’est pas réalisée « L&eacu......

Lire la Halacha

La répétition de la ‘Amida

Une fois que chacun a récité sa ‘Amida à voix basse, nos maîtres ont instauré que le ‘Hazzan (l’officiant) répète la ‘Amida à haute voix, afin d’acquitter les éventuelles personnes qui ne sauraient pas prier.......

Lire la Halacha