Avant d’étudier la Halacha d’aujourd’hui, nous vous demandons de consacrer quelques minutes à lire ceci.
Une semaine depuis les pogroms de Sim‘hat Torah
Nous sommes toujours remplis de peine sur la terrible catastrophe qui nous a frappé la semaine dernière le jour de Sim’hat Torah, lorsque des assassins sont venu et ont massacré sans pitié des enfants et des nourrissons, dans une dizaine de villes d’Israël, qu’Hachem ait pitié ! Sans parler de la centaine d’hommes, de femmes et d’enfants otages des meurtriers du ‘Hamas. Nos soldats se trouvent en campagne militaire, qu’Hachem préserve leur sortie et leur retour sains et saufs.
Il est rapporté dans le Midrach sur Chir Ha-Chirim (allusion 986) :
« La voix de mon bien-aimé ! Il frappe (à la porte) » - Dès lors où Il fera retentir le son du Chofar – c’est-à-dire lorsque les jours de la Rédemption arriveront – 20 horreurs frapperont le monde. Dans 10 endroits, il y aura des morts.
10 autres endroits seront brûlés. Cela nous apprend que la porte ne s’ouvrira pas en une seule fois. Le prophète Elyahou z’’l viendra dans une ville, mais pas dans l’autre. Il parlera à l’un, mais pas à l’autre. Fin de citation du Midrach.
Explication : Les catastrophes qui frappent le peuple d’Israël ne sont que la parole d’Hachem qui s’adresse à nous, afin de nous réveiller au repentir.
Lorsque 10 villes sont brûlées, lorsqu’il y a des morts dans 10 autres villes, nous comprenons qu’Hachem « nous parle ». Il s’agit là de la voix du prophète Eliyahou qui vient nous annoncer la Rédemption, et il fait savoir au peuple d’Israël qu’il doit se repentir !
Nous déplorons de voir et d’entendre les médias – dépourvus de savoir et d’intelligence – qui ne prennent pas conscience de la véritable cause pour laquelle Hachem nous a infligé cela.
Ils se contentent de chercher la raison pour laquelle les systèmes de défense militaires n’ont pas fonctionné. Ils investissent toute leur énergie dans des domaines matériels, et ne se souviennent pas qu’il est écrit : « Si Hachem ne surveille pas la ville, la surveillance du gardien est vaine » (Téhilim 127-1).
Nous sommes croyants fils de croyants, et nous savons qu’il n’y a pas de jugement sans juge, et dès lors où l’autorisation a été donnée à l’ange destructeur, celui-ci ne distingue plus le Tsaddik (le juste) du Racha’ (l’impie).
Et ceci, par nos fautes ! Nous devons prendre conscience de tout cela !
Lorsque durant une année entière, le Nom d’Hachem est profané en public, lorsque des juifs persécutent et haïssent la religion juive, lorsqu’avec l’aval des autorités on se bat contre l’existence de prières le jour de Yom Kippour conformément à la tradition d’Israël, lorsque nous voyons la réalisation explicite du verset « Ils disent à D.ieu : Laisse-nous ! Nous n’avons pas envie de connaître tes voies ! Qu’est-ce que D.ieu, que nous le servions ? Quel profit aurons-nous à lui adresser des prières ? » (Iyov 21-14, 15), tout ceci ne peut qu’engendrer la suite d’autres verset – que D.ieu nous en préserve – « Lors des massacres qui frapperont Israël … » (livre de Chofetim 5-2) Qu’Hachem ait pitié !
Lorsqu’on vient combattre une simple et fragile paroi séparatrice qui symbolise partiellement la tradition d’Israël vers la sainteté, on voit comment un véritable mur de fer – qui a coûté des milliards – n’a pas résisté devant de vils assassins venus à pieds et le briser !
Nous avons entendu qu’un Ychouv du sud – qui observe le Chabbat – a été sauvé des pogroms par de véritables miracles, comme la brebis au milieu de 70 loups.
Et lorsqu’il a été dit qu’ils ont été sauvés par le mérite de l’observance du Chabbat, un (soi-disant) « Rav » s’est empressé de dire : « Il ne faut surtout pas dire cela ! C’est être un impie de s’exprimer de la sorte ! Il n’y a pas de différence entre nous et nos voisins ! »
Malheurs aux oreilles qui entendent de telles chose !
N’avons-nous pas la foi en la force protectrice de l’observance du Chabbat ?!
N’avons-nous pas la foi en la récompense et au châtiment ?!
Nous devons prendre conscience qu’Hachem nous parle !
Il y a environ 100 ans, lors des pogroms de l’année 5689 (1929), ont été massacrés d’une manière similaire à ce qui s’est passé récemment, des dizaines d’étudiants en Yéchiva dans la ville de ‘Hévron. Tous les Grands de la génération ont alors stimulé le public à se repentir car ce sont nos fautes qui provoquent tout cela.
Dans ce pogrom, ont été massacrés des gens Tsaddikim et droits, et malgré tout, il ne faisait aucun doute dans l’esprit de chacun que si le peuple d’Israël se comportait de la bonne manière, un tel malheur ne nous aurait pas frappé !
Les personnes qui ont été assassinés à cause de nos nombreuses fautes, ont eu le mérite de mourir en sanctifiant le Nom d’Hachem.
Un fait réel s’est produit cette semaine : L’un des participants à la « fête » dans laquelle beaucoup ont été massacrés, avait étudié dans le passé dans une Yéchiva du sud du pays, mais il a ensuite malheureusement régressé spirituellement, jusqu’à se retrouver à cette « fête ». Samedi soir dernier (à la sortie de Sim’hat Torah en Israël, avant que l’on sache que ce jeune homme se trouvait là-bas), son père le vit en rêve, et il lui dit : « Papa, regarde ! A présent je suis bien ! J’étudie la Torah dans la Yéchiva Céleste ! » !!!!!!
Avant de penser à lever une commission d’enquête afin d’interroger les dirigeants du peuple, il faut avant tout lever une commission d’enquête spirituelle, qui trouvera les plaies spirituelles au sein du peuple d’Israël, car ce sont ces plaies qui ont causé – à la stupéfaction de tous – l’invasion d’assassins maudits qui ont – durant de longues heures – massacré sans pitié.
Où était Tsahal ?? Où étaient les systèmes de défense hyper sophistiqués ??
« S’ils étaient sages, ils y réfléchiraient, ils seraient frappés de ce qui finit par leur arriver. Comment un seul homme pourrait-il en poursuivre mille, deux, mettre en fuite une myriade ? Si leur protecteur ne les eût vendus, si D.ieu ne les eût livrés. » (Dévarim 32-29).
Nous devons sortir de toutes les pensées superficielles, nous devons arrêter de chercher à faire porter la responsabilité à tel élément ou à un autre (même si cela mérite aussi d’y consacrer du temps plus tard).
« Mais nous sommes coupables ! » Chacun se doit de se stimuler à se repentir sincèrement, en arrêtant la haine gratuite, en observant (mieux) le Chabbat, en étudiant la Torah et en étant davantage méticuleux dans la pratique des Mitsvot, car tout ceci représente la seule garantie à notre sauvetage !
Par conséquent, nous devons nous rappeler de manière fondamentale, que les fautes d’Israël – aussi bien les fautes commises par ceux qui observent la Torah et les Mitsvot, aussi bien celles commises par ceux qui n’observent pas la Torah et les Mitsvot – sont les éléments provocateurs des malheurs qui frappent le monde.
Nous devons donc nous séparer de toutes ces conceptions.
En ce qui concerne le fait de rapprocher à la Torah les gens qui en sont éloignés, nous devons faire le maximum pour les rapprocher tant que cela est possible, mais pour ce qui est de la vision du monde, pour ce qui est du regard juste sur la vie, nous devons nous rappeler qu’il y a de véritables précipices entre nous.
Nous savons que le monde a un Dirigeant, et que tout n’est réalisé que par Hachem depuis le Ciel.
Nous devons renforcer les fondations de notre maison en retirant tout élément négatif, et se repentir sincèrement devant Hachem.
L’union qui germe de partout au sein du peuple d’Israël ces jours-ci, la volonté de tous à s’aider mutuellement, tout ceci est le signe que des étincelles de sainteté scintillent en chaque personne qui possède en elle une âme juive.
C’est la meilleure occasion pour multiplier la supplication devant Hachem - avant que ne pointent les ombres du soir, avant la venue du Machia’h, rapidement et de nos jours – afin qu’Il déverse sur nous des eaux pures et que le peuple d’Israël se purifie de toutes ses impuretés, dans la paix et la douceur, « Ya’akov reviendra et il jouira d’une paix et d’une sécurité que personne ne troublera » (Yérmiya 30-10).
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Aujourd’hui dimanche 30 Tichri, ainsi que demain lundi 1er ‘Hechvan, tombe Roch ‘Hodech ‘Hechvan.
La règle de « Ya’alé Véyavo » dans les prières le jour de Roch ‘Hodech
Dans les prières du jour de Roch H‘odech ainsi que dans le Birkat Ha-Mazon ce jour-là, nos maitres ont instauré de dire le texte de « Ya’alé Véyavo », comme indiqué dans les rituels de prières.
Si l’on a oublié de dire « Ya’alé Véyavo » dans la prière de ‘Arvit le soir de Roch H’odech
Si l’on a oublié de dire « Ya’alé Véyavo » le soir de Roch H’odech, aussi bien le 1er soir que le 2ème soir, on ne recommence pas la ‘Amida. (La raison à cela est expliquée dans la Guémara Béra’hott 30a, car on ne sanctifiait pas le nouveau mois la nuit).
Même si l’on se rend compte de cet oubli avant d’achever la ‘Amida, on n’est pas autorisé à revenir à la bénédiction de « Rétsé » pour dire « Ya’alé Véyavo », puisque selon la règle, lorsqu’on a oublié de dire « Ya’alé Véyavo » dans la prière de ‘Arvit de Roch ‘Hodech, on ne recommence pas, et dans un tel cas la prière n’est pas invalidée pour autant à postériori.
Par conséquent, on ne sera autorisé à dire « Ya’alé Véyavo » que si l’on n’a pas encore prononcé les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de la bénédiction « Hama’hazir Ché’hinato Létsion ». Si l’on a prononcé les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de cette bénédiction, on ne revient plus en arrière pour dire « Ya’alé Véyavo ». On devra dans ce cas conclure la bénédiction par les mots « Hama’hazir Ché’hinato Létsion » et poursuivre normalement jusqu’à la fin de la ‘Amida. (Chou’t Yabiya’ Omer vol.1 chap.22 parag.13 ; ‘Hazon Ovadia-‘Hanouka page 260).
Si l’on a oublié de dire « Ya’alé Véyavo » dans les autres prières de Roch H’odech
Si l’on a oublié de dire « Ya’alé Véyavo » dans les autres prières de Roch H’odech, Cha’haritt et Min’ha, et que l’on se rend compte de cet oubli après avoir achevé la ‘Amida, on est tenu de recommencer la ‘Amida intégralement.
Si l’on se rend compte de cet oubli après avoir dit les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » sans avoir dit les mots « Hama’hazir Ché’hinato Létsion », on dira « Lamédéni ‘Houké’ha » (l’ensemble forme un verset des Téhilim « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Lamédéni ‘Houké’ha ») et on dira le passage de « Ya’alé Véyavo », puis, on poursuivra avec « Véata Béra’hamé’ha Harabim … ».
Si l’on se rend compte de cet oubli après avoir conclu par « Hama’hazir Ché’hinato Létsion », et que l’on n’a pas encore entamé « Moidim », on dira le passage de « Ya’alé Véyavo » entre les deux bénédictions (jusqu’aux termes « Ki E-l Méle’h ‘Hanoun Véra’houm Ata », et on poursuivra avec « Modim »).
Mais si l’on s’en rend compte après avoir entamé « Modim » (ne serait-ce que par le seul mot « Modim »), on ne peut plus dire à cet endroit le passage de « Ya’alé Véyavo », et il faut dans ce cas reprendre depuis « Rétsé » en disant « Ya’alé Véyavo » et poursuivre jusqu’à la fin de la ‘Amida.
Si l’on a dit le dernier « Ihyou Lératson Imré Fi » (celui qui se trouve après le passage de « Elo-haï, Nétsor Léchoni … »), et qu’on se rend compte de l’oubli de « Ya’alé Véyavo », on doit dans ce cas recommencer la ‘Amida intégralement en se concentrant afin de ne pas oublier de nouveau « Ya’alé Véyavo ». (‘Hazon Ovadia-‘Hanouka page 265).
Si l’on a oublié « Ya’alé Véyavo » dans le Birkatt Ha-Mazon le jour de Roch ‘Hodech, on ne recommence pas.