Halacha pour jeudi 13 Cheshvan 5785 14 novembre 2024

Pour la guérison totale de :
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar).

Pour l'élévation de l'âme de :
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Le respect du second époux de la mère et de la seconde épouse du père - Le respect des grands-frères

Nos maîtres enseignent dans la Guémara Kétoubott (103a) :
Il est dit dans la Torah : « Respecte ton père et ta mère » (« Kabèd Ett Avi’ha VéEtt Imé’ha »). Apparemment, la Torah pouvait s’exprimer en disant « Kabèd Avi’ha VéImé’ha », sans utiliser le mot « Ett ».
Pourquoi l’avoir donc utilisé ? Nos maîtres en déduisent que le premier « Ett » de ce verset vient inclure le devoir de respect envers l’épouse de ton père, même si celle-ci n’est pas ta mère. Et le second « Ett » de ce verset vient inclure le devoir de respect envers le mari de ta mère, même si celui-ci n’est pas ton père, et que cet homme a épousé ta mère après le décès de ton père ou après le divorce de tes parents.

Nos maîtres ajoutent que la lettre « Vav » du mot « VéEtt » de ce verset vient inclure le devoir de respect envers ton grand-frère.
C’est pourquoi, toute personne est tenue de respecter l’épouse de son père ainsi que l’époux de sa mère. De même, chacun est tenu de respecter son grand-frère.

Notre maitre le ROCH écrit dans un responsa qu’il n’y a pas de différence sur ce point entre un grand-frère (demi-frère) du côté de son père ou un grand-frère (demi-frère) du côté de sa mère, dans tous les cas, nous sommes soumis au devoir de respect. C’est ainsi que tranche également notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l qui ajoute qu’il n’y a pas de différence sur ce point entre un grand-frère et une grande-sœur car la règle de respect est relative aux deux.

Il faut être très vigilant sur cette règle, en particulier dans ces dernières générations où l’ordre et l’autorité au sein de la famille ne sont plus respectés comme dans les générations précédentes. Nous avons malgré tout le devoir d’accomplir les obligations de notre sainte Torah, ainsi que les enseignements de nos maîtres, et respecter le grand-frère et la grande-sœur conformément au Din.

Notre maître le RAMBAM écrit que le devoir de respect envers le grand-frère et la grande-sœur n’est pas un réel devoir ordonné par la Torah, mais seulement par nos maîtres qui l’ont institué en s’appuyant sur un verset de la Torah, car le devoir de respect envers l’épouse du père ou envers l’époux de la mère s’apprend dans la Guémara à partir des mots « Ett » (Av’i’a) et « VéEtt » (Imé’ha), et l’on considère cette règle comme-ci elle avait été écrite explicitement dans la Torah, puisque la Torah a inclus ces obligations de façon explicite.
Mais le devoir de respect envers le grand-frère et la grande-sœur - qui s’apprend uniquement du surplus de la lettre « Vav » (du mot « VéEtt Imé’ha ») - n’est pas considéré comme une chose écrite explicitement dans la Torah, mais seulement ordonné par nos maîtres.

Les décisionnaires débattent afin de définir s’il y a un devoir de respecter le grand-frère ou la grande-sœur même après le décès des parents.
En effet, le RAMBAN écrit que le respect des frères et sœurs est lié au respect des parents, car il est humiliant pour les parents que leurs enfants ne soient pas respectés, mais après le décès des parents, cette raison n’est plus valable.
D’autres décisionnaires se montrent malgré tout rigoureux sur ce point.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que même s’il est interdit d’appeler son père (ou sa mère) par son prénom, comme nous l’avons écrit dans les précédentes Halachot, malgré tout, il semble qu’il n’y a pas d’interdit d’appeler son grand-frère par son prénom, et l’une des raisons à cela réside dans le fait que l’interdit d’appeler son père par son prénom n’émane pas du devoir de « respect » mais de celui de « crainte » envers le père et la mère. Or, vis-à-vis du grand-frère, nous n’avons pas trouvé de devoir de crainte mais uniquement un devoir de respect.

De même, toutes les notions de respect envers le grand-frère ne sont pas réellement égaux à ceux envers les parents, mais indiquent seulement de se comporter envers le grand-frère avec respect et savoir vivre, comme se comportent les gens qui craignent le Ciel. Il est évident qu’il est interdit d’humilier ou de critiquer le grand-frère ou la grande-sœur, car ce comportement représente un véritable manque de respect, et il va à l’encontre des ordonnances de nos maîtres.

ספר אביר הרועים - בית מידות
ספר אביר הרועים
לפרטים לחץ כאן

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

דין ברכת שפטרנו מעונשו של זה
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

8 Halachot Les plus populaires

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

L’allumage des Nérot de ‘Hanouka

Le devoir de l’allumage Durant les 8 jours de ‘Hanouka – qui tombera à partir de ce dimanche soir - il est un devoir d’allumer les Nérot de ‘Hanouka. Les Séfaradim ont l’usage d’allumer une seule ‘Hanoukiya pour tout le foyer, ma......

Lire la Halacha

Vay’hi – La force d’une bonne parole

Commentaires rédigés pour Halacha Yomit par le Gaon Rabbi Zévadya COHEN Chlita, chef de tous les tribunaux rabbiniques de Tel Aviv Dans notre Paracha, Ya’akov Avinou rassemble ses enfants auprès de lui et les bénit avant de quitter ce monde, comme il est ......

Lire la Halacha

Toledott – Des propos mal formulés peuvent faire des dégâts !

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit וְאֵלֶּה תּוֹלְדֹת יִצְחָק, בֶּן-אַבְרָהָם: אַבְרָהָם, הוֹלִיד אֶת-יִצְחָק. (בראשית כה-יט) Voici les descendances d’Its’hak fils d’Avraham, Avraham engendra Its’hak. (Bérechit 25-19 ; 1e......

Lire la Halacha


Dégustation du vin par les auditeurs après le Kiddouch

Question : Est-ce que les convives ont l’obligation de goûter le vin après le Kiddouch ? Réponse : Il existe une tradition selon laquelle lorsque le récitant a terminé le Kiddouch, après avoir bu la quantité obligatoire de Rov Révi&rsqu......

Lire la Halacha

L’obligation de manger dans la Soukka

Un repas régulier (Sé’oudat Kéva’) – Pain ou Pizza Pendant les jours de la fêtes de Soukkot – aussi bien la journée que la nuit – il est interdit de consommer un « repas régulier » (Se’oudat Kéva’......

Lire la Halacha

A partir de quelle heure pouvons-nous allumer les Nérot de ‘Hanouka ?

ATTENTION ! A partir de ce soir jeudi 4 décembre en France (et dans d’autres pays), dans la ‘Amida d‘Arvit, nous passons à la période hivernale et nous disons « BARE’H ‘ALENOU ». Voici 3 liens sur les règles relatives à ce......

Lire la Halacha

Lorsqu’on a oublié de dire « Ata ‘Honantanou »

Notre maître le RAMBAM écrit (chap.29 des règles relatives à Chabbat) : Il est un commandement positif de la Torah de sanctifier le jour de Chabbat par des paroles, comme il est dit : זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ. (שמות כ-ז) Souviens-toi du jour du Chabbat po......

Lire la Halacha