Halacha pour mercredi 12 Shevat 5770 27 janvier 2010

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Usages et traditions de Tou Bi-Chvat

Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bi-Chvat.
Certains ont l’habitude d’organiser un « Limoud » (un petit programme d’étude en rapport avec les fruits) le soir de Tou Bi-Chvat. Ce Limoud est composé de passages de la Michna et du Zohar Ha-Kadoch, qui traitent de chaque fruit.
Le Gaon Rabbi Ya’akov RAKAH’ zatsal publia un livre du nom de Péri ‘Ets Hadar spécialement prévu pour ce Seder.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que l’essentiel est de lire ces passages d’étude en les comprenant, et non en se contentant de les lire sans aucune compréhension. Il faut particulièrement étudier ce jour-là, les Halah’ot relatives aux divers prélèvements que l’on doit effectuer sur les fruits, selon la Halah’a, comme le Ma’asser pour des fruits importés d’Israël, ou bien des fruits ‘Orla pour des arbres qui n’ont pas atteint la 4ème année depuis leur plantation.
Mais le plus important, c’est d’étudier des choses que l’on comprend, et non pas d’effectuer une lecture superficielle, car lire sans comprendre ne s’appelle pas étudier.
Il n’y a que la lecture du Zohar Ha-Kadoch qui est considérée comme une étude même en absence de compréhension.
 
Nous avons la tradition de consommer toutes sortes de fruits le soir de Tou Bi-Chvat, afin de montrer que ce jour est le Roch Ha-Chana des arbres, en récitant la bénédiction propre à chaque fruit. Cette belle tradition est mentionnée dans les enseignements de plusieurs Kabbalistes.
 
Cette année (5770), Tou Bi-Chvat tombe un Chabbat (celui qui arrive).
Certains ont l’usage d’apporter les fruits à table immédiatement après le Kiddouch afin de réciter les bénédictions avant de procéder à la Nétilatt Yadaïm du repas.
Cependant, selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, cet usage est discutable, car les décisionnaires sont en discussion si dans un tel cas on doit réciter la bénédiction finale sur ces fruits, ou bien le Birkatt Ha-Mazone les acquitte.
C’est pourquoi il est préférable Léh’atéh’ila (à priori) des les apporter à table avant de réciter le Birkatt Ha-Mazone de sorte que le Birkatt Ha-Mazone les acquittera de façon certaine.
Malgré tout, si on a déjà récité le Birkatt Ha-Mazone et qu’on apporte ensuite les fruits, on peut réciter leurs bénédictions. Mais Léh’atéh’ila (a priori), il ne faut pas attendre d’avoir récité le Birkatt Ha-Mazone pour apporter les fruits à table, car dans ce cas il faut réciter la bénédiction finale après avoir consommé les fruits, ce qui provoque inutilement la récitation d’une bénédiction, puisqu’on aurait pu les consommer avant le Birkatt Ha-Mazone qui les aurait acquitter de bénédiction finale.
Lorsqu’on consomme des olives en conserve pendant le repas, il n’est pas souhaitable de réciter Boré Péri Ha-‘Ets sur ces olives, il faut prendre un autre fruit pour réciter cette bénédiction.                          
 
Les fruits susceptibles de contenir des vers doivent être ouverts et vérifiés minutieusement avant de réciter la bénédiction.
Il faut être très vigilant sur la vérification des fruits susceptibles de contenir de vers, car la consommation du moindre ver représente une faute gravissime selon la Torah, puisque la Guémara dans Péssah’im (24a) nous enseigne que l’on transgresse 5 interdits de la Torah par ver consommé. Qui plus est, la consommation de vers (même par inadvertance) provoque une souillure de l’âme et l’intrusion de l’impureté dans le cœur de l’homme, qui entraînera un éloignement de la pratique des Mitsvott.
Le très célèbre auteur du Péri H’adach (Rabbi H’izkiyahou DA SILVA zatsal) faisait remarquer de son temps que la plupart des orateurs ne développent dans leurs enseignements, que des sujets allégoriques, ou éthiques à partir d’interprétations du texte de la Torah, mais ne guident pas le peuple sur la vigilance qu’il faut avoir envers la consommation de vers, dont la gravité est très importante, et dont les Halah’ot sont très complexes.
 
Il faut particulièrement faire attention aux vers qui se trouvent dans les fruits secs que l’on trouve à cette période de Tou Bi-Chvat, comme les figues ou les dattes.
Nous savons parfaitement que ces fruits secs sont fortement susceptibles de contenir des vers, et que leur vérification est assez difficile à réaliser.
Il y eut même des Sages qui décrétèrent l’interdiction de la consommation de ces fruits, à cause de la complexité de leur vérification.
Par conséquent, il est recommandé de redoubler de vigilance sur ce point, chacun selon ses possibilités et selon la présomption de présence de vers dans les fruits.
« Celui qui met en garde ainsi que celui qui sait être vigilant résidera dans une paix aussi fluide que la coulée d’un fleuve » (Langage emprunté au livre de Michlé).
 
Si l’on consomme un nouveau fruit (c'est-à-dire que l’on n’a pas encore consommé durant cette saison), on doit réciter également la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur ce fruit.
Selon l’usage des Séfarades, on récite d’abord la bénédiction propre au fruit, et ensuite la bénédiction de Chéhéh’éyanou, selon le principe de Tadir Vé-Chééno Tadir, Tadir Kodem (lorsque se présentent simultanément 2 Mitsvott, l’une plus fréquente que l’autre, la priorité est à la plus fréquente), puisqu’il est plus fréquent de réciter la bénédiction du fruit que la bénédiction de Chéhéh’éyanou.

S’il y a plusieurs fruits nouveaux, on récite une seule bénédiction de Chéhéh’éyanou pour tous les fruits nouveaux, à condition qu’ils soient tous présents lors de la bénédiction de Chéhéh’éyanou.

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