Halacha pour mardi 22 Iyar 5768 27 mai 2008

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Il aime le Shalom (la paix), et recherche le Shalom

 Puisque nous sommes dans la période du ‘Omer, pendant laquelle nous avons l’usage de lire les Pirké Avot (chaque Shabbat) en public – comme tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF shalita – nous allons donc rapporter quelques notions mentionnées dans les Pirké Avot.

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.1 – Mishna 12)

Hillel dit : « Sois un disciple de Aharon, qui aime le Shalom (la paix) et recherche le Shalom, qui aime les gens et les rapproche à la Torah.»

Quelle était véritablement la qualité d’Aharon, pour que nos maîtres s’expriment ainsi à son égard ?

Nos maîtres expliquent que lorsque deux individus se disputaient, Aharon allait trouver l’un des deux et lui disait :

« J’ai rencontré ton ami untel, il est dans un grand désarroi et pleure à chaudes larmes en disant : Malheur à moi qui a si mal parlé à mon ami ! Comment puis-je lever les yeux vers lui et le regarder ! J’ai honte car c’est moi qui ai fauté envers lui ! »

Et Aharon restai auprès de lui en lui parlant et en le raisonnant jusqu’à ce que la personne retire la colère et la haine de son cœur.

Ensuite, Aharon allait trouver le deuxième antagoniste, en agissant de la même façon qu’avec le premier, jusqu’à ce que la personne retire la colère et la haine de son cœur.

Lorsque les deux se rencontraient par la suite, ils s’embrassaient et faisaient le Shalom entre eux.

Aharon agissait de la même façon lorsqu’il y avait une querelle dans un couple.

C’est pour cela qu’il est écrit au sujet d’Aharon :

« Ils pleurèrent Aharon durant 30 jours, toute la Maison d’Israël.»

Le terme « Toute » inclus même les femmes qui pleurèrent également Aharon.

Des milliers d’enfants parmi le peuple d’Israël furent nommés Aharon, car sans l’intervention d’Aharon Ha Cohen, l’enfant ne serait probablement pas venu au monde puisque ses parents se seraient séparés.

 

Nous pouvons à partir de là, constater l’importance particulière de la Mitsva de faire régner le Shalom entre une personne et son prochain, comme entre un homme et son épouse.

De même, nous pouvons aussi prendre conscience de la colère et des revendications d’Hachem envers celui qui bouleverse la paix au sein d’un couple, en parlant avec le mari à l’encontre de sa femme, ou le contraire, en allant parler à la femme en émettant des critiques envers le mari. Un tel acte constitue une faute très grave, et représente l’inverse de la Volonté Divine sur la création.

 

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita fait remarquer que de notre époque, nous avons la joie d’assister à une multiplication notoire des Ba’alé Téchouva (des personne qui effectuent un retour vers le judaïsme), qui reviennent de tout leur cœur vers la Torah, les Mitsvot et les bonnes actions.

Cependant, certains d’entre eux adoptent des comportements très extrémistes, en passant d’une extrême à l’autre, et uniquement par manque de connaissance de la Torah et de la Halah’a. Ce comportement extrémiste (sur des choses qui ne sont même pas de réelles obligations selon la Halah’a) a pour conséquence, de fortes perturbations du Shalom dans le couple.

En particulier, ceux qui n’ont pas beaucoup de temps pour étudier correctement la Halah’a, et adoptent des H’oumrot (rigueurs non exigées par la Halah’a) superflues.

C’est attitude n’est pas le bon chemin à suivre.

C’est pour cela que nous disons dans la prière quotidienne :

« Hashivenou Avinou Letorateh’a, Vekarevenou Malkenou La’avodateh’a, Vehah’azirenou Bitshouva Shelema Lefaneh’a… »

(Traduction : Ramène nous - toi qui es notre Père – vers Ta Torah. Rapproche nous – toi qui es notre Roi vers Ton culte. Fais nous revenir dans un repentir sincère, devant Toi… »)

Il n’y a que par l’étude de la Torah et de la Halah’a, que l’on peut gérer ses comportements de façon raisonnable et équilibrée, et vivre dans la paix et la droiture

 

On raconte qu’un homme voulut divorcer sa femme après la fête de Pessah’.

Il se présenta au Beth-Din (Tribunal Rabbinique) du Gaon et Saint Rabbi Avraham Yéhoshoua’ de AFTE.

Le Rav demanda au mari :

« Pourquoi désires-tu divorcer ta femme ? »

Le mari répondit :

« Cette femme m’a fait consommer pendant Pessah’, de la Matsa trempée (de la Matsa trempée dans un liquide, que les Ashkénazes ont la tradition de ne pas consommer pendant Pessah’), en opposition à la tradition de mes parents ! »

Le Rav demanda que l’on fasse venir sa propre épouse, la Rabbanite.

Lorsqu’elle arriva, le Rav lui demanda :

« Dis moi la vérité s’il te plait, quelles Matsot as-tu posé devant moi le soir du Seder de Pessah’ ? »

La Rabbanite se tut, car elle eut peur de raconter la vérité.

Le Rav insista :

« N’es pas peur, dis la vérité ! »

La Rabbanite répondit :

« J’ai posé devant toi des Matsot ordinaires, qui n’ont pas été surveillées (qui n’étaient pas Shemourot, surveillées depuis la récolte des blés), et ceci, à cause d’un fait précis qui est arrivé. À l’origine, j’avais correctement placé les Matsot Shemourot - qui avaient été cuites la veille de Pessah ’ pour la Mitsva – dans une armoire, mais comme j’étais occupé dans les préparatifs du Seder, je n’ai pas remarqué la venue d’un nécessiteux qui n’avait pas de Matsa Shemoura pour le Seder. Un membre du foyer – qui ignorait que ces Matsot de l’armoire étaient destinées pour le Rav – pris les Matsot Shemourot et les donna au nécessiteux. Lorsque j’ai voulu prendre les Matsot de l’armoire, je fus stupéfaite de constater qu’elles avaient disparues. Je ne savais plus quoi faire. Je redoutais de raconter la vérité au Rav. J’ai donc décidé de prendre des Matsot ordinaires et de les poser dans une serviette, en faisant comme ci j’ignorais tout de ce qui c’était passé. C’est ainsi que le Saint Rav a - malheureusement - réalisé le Seder sur des Matsot ordinaires. »

À ce moment-là, le Rav s’adressa à cet homme qui désira divorcer sa femme, et lui dit :

« Regarde mon fils ! J’ai mangé de la Matsa ordinaire le soir du Seder, et j’ai fait comme ci je n’avais rien remarqué, dans le but de ne pas en venir à me mettre en colère. Et tout cela, pour le Shalom !! Et toi, tu désires divorcer ta femme à cause d’une simple tradition de ne pas manger de Matsa trempée, qui n’est même pas un Din !!! » 

Le Rav trouva un terrain d’entente entre eux, et après s’être réconcilié, le mari et la femme rentrèrent chez eux, en paix.

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