Dans la Halah’a précédente, nous avons expliqué qu’il est interdit de manger avant d’avoir nourri son animal. Il est interdit de goûter quoi que ce soit avant de donner à manger à son animal, quel que soit le type d’animal. Nous allons maintenant traiter notre question.
Lorsqu’on s’apprête à consommer du pain ou n’importe quel autre aliment, il est interdit de parler entre la Bérah’a et la consommation, car la parole est considérée comme une interruption entre la Bérah’a et la consommation. La Bérah’a doit être rapprochée au maximum de la consommation, sans la moindre interruption entre elles. Si l’on s’est interrompu entre la Bérah’a et la consommation, on doit recommencer la Bérah’a.
Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (40a) que si l’on a récité une Bérah’a sur un aliment, et que l’on a ensuite prononcé des paroles en rapport avec l’aliment, avant de consommer l’aliment, par exemple, « apportez du sel » ou autre, on ne recommence pas la Bérah’a, car dans ce cas, les paroles concernaient la consommation, et ne sont donc pas considérées comme interruption.
De même, si entre la Bérah’a et la consommation, on a dit « donnez à manger à mon animal » ce n’est pas non plus considéré comme interruption, car il est interdit de consommer quoi que ce soit avant de donner à manger à son animal, comme nous l’avons développé dans la Halah’a précédente. De même pour tout autre type d’interruption entre la Bérah’a et la consommation d’un aliment. Chaque fois que l’interruption était en rapport avec la consommation, on ne recommence pas la Bérah’a.
Cette Halah’a est tranchée par MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (O.H chap.167)