Halacha pour dimanche 7 Kislev 5774 10 novembre 2013              

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Date de la Halacha: 7 Kislev 5774 10 novembre 2013

Catégorie: General


Le libre arbitre

Question :
Lorsqu’ Hachem crée l’être humain, et avant même sa naissance, Il décrète ce qu’il sera : Intelligent ou sot ; beau ou laid …
Alors pourquoi ne pas dire également qu’ Hachem décrète s’il sera Tsaddik (Juste) ou Racha’ (Impie) ? Ainsi, personne ne serait condamnable, ni serait soumis au Mitsvot, puisqu’il ne lui est pas donner de choisir le bien ou le mal, étant donné son penchant naturel ?
 
Réponse :
Il est dit dans notre Sainte Torah : « Regarde ! J’ai placé devant toi aujourd’hui, la vie et le bien, la mort et le mal. » (Devarim 30)
Il en ressort donc que le choix est donné à chaque individu, d’aller dans le bon ou le mauvais chemin. Par conséquent, si l’individu se tourne vers le bon chemin, il augmentera considérablement sa récompense, selon ses effort et l’importance qu’il y aura consacré, comme nous l’enseigne nos maîtres : « la récompense est proportionnelle à l’effort » (Pirké Avot chap.5).
Et même si de façon certaine, Hachem donne à chacun des aptitudes et des capacités naturelles différentes, car il existe des personnes qui sont plus coléreuses que d’autres, ou bien des personnes attirées par l’argent plus que d’autres, et qui sont donc plus exposées à la faute du vol ou du Ribit (prêter avec intérêt), malgré tout, ce penchant naturel vers ces mauvaises qualités - aussi grand soit-il -  ne peut pas empêcher l’individu de contrôler son instinct.
C’est pourquoi, l’homme a le devoir de maîtriser son penchant, et là, sa récompense sera plus grande que celui qui vient au monde, doté de façon naturelle, de penchants positifs.
 
C’est ce que nous enseigne la Michna dans les Pirké Avot :
« Tout est prévue, et la possibilité est donnée » (chap.3)
Notre maître le RAMBAM explique :
« Tout est prévue devant Hachem, puisqu’Il regarde et scrute jusqu’à la fin de toutes les générations. Mais après nous avoir enseigné cela, on nous dit aussi : Ne vas pas croire que puisqu’ Hashem sait tout ce qu’il doit se passer, il n’est pas donné à l’homme de choisir ce qu’il doit être. Les choses ne sont pas ainsi ! La possibilité de choisir est donnée à l’individu dans tout ce qu’il entreprend ».
C’est ce que nous enseignent nos maîtres dans la Guémara Nidda (16b) :
Rabbi ‘Hanina Bar Papa commente : L’Ange préposé à la naissance, se nomme Laïla (nuit). Cet Ange saisit la goutte à partir de laquelle l’homme sera crée, et la présente devant Hachem en disant : « Maître du monde ! Que va-t-il advenir de cette goutte ? Un fort ou un faible ? Un sage ou un sot ? Un riche ou un pauvre ? ».
Nous pouvons constater que l’Ange ne demande pas « Sera-t-il Tsaddik ou Racha’ ? » Conformément à l’enseignement de Rabbi ‘Hanina :
« Tout est dans les mains de Dieu, excepté la crainte de Dieu. »
Rachi commente : Tous ce qui arrive à un individu, est décrété par Hachem, excepté le fait de craindre Hachem, qui reste un choix dans les mains de l’individu.
 
Notre maître le RAMBAM écrit encore (5ème chapitre des règles relatives au repentir) :
« La possibilité est donnée à tout individu, et selon sa volonté, il se penchera vers le bon chemin et sera un Tsaddik, et également selon sa volonté, il se penchera vers le mauvais chemin et sera un Racha’. Personne ne l’empêchera de faire le bien ou le mal. Et surtout, qu’il ne te vienne pas à la pensée, ce que prétendent les idiots des nations du monde, qu’Hachem décrète sur l’individu, dès sa naissance, qu’il sera Tsaddik ou Racha’. Cette conception est fausse ! En vérité, chaque individu à la capacité d’être un Tsaddik du niveau de Moché Rabbenou, ou d’être un Rasha’ du niveau de Yerov’am Ben Nevat, ou d’être un ‘Ha’ham (Sage), ou d’être un sot, ou de faire preuve de pitié, ou d’être cruel, ou d’être avare, ou d’être généreux, et ainsi de suite pour tous les penchants naturels. Il n’existe rien qui le forcera, ou qui décrètera, ou qui l’attirera vers l’une ou l’autre des deux extrémités, mais seulement l’individu, de lui-même, et par sa propre démarche, penchera vers le chemin qu’il désire. »
Le RAMBAM s’étend encore longuement sur le sujet, et termine en disant :
« Ceci est un grand principe, et la poutre qui soutient la Torah et la Mitsva. »

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