Halacha pour mardi 22 Kislev 5784 5 décembre 2023              

La Halacha est dédiée au mérite et pour la protection de
tous nos chers soldats.
Qu'Hashem préserve leur sortie et leur retour en paix, qu'Il leur donne force et puissance et que tous nos ennemis tombent devant eux, qu'ils retournent dans leurs foyers dans la joie et l'allégresse sains et saufs, qu'Il veille sur tous les captifs, qu'Il les prenne en pitié et qu'aucun mal ne leur arrive,
" Les enfants rentreront chez eux ". Amen Ken Yéhi Ratson.

Pour la guérison totale de Gabriel Ben Sultana (Teboul), Max Mordé'haï Ben Oraïda (Mimouni) parmi tous les malades d'Israël

Date de la Halacha: 22 Kislev 5784 5 décembre 2023

Catégorie: H’anouka


‘Hanouka en colocation - L’allumage par un enfant – L’usage de notre maître z.ts.l

INFORMATION IMPORTANTE:
A partir de mardi 5 décembre au soir dans l'office de 'Arvit, en France, nous commençons à dire Bare'h 'Alenou dans la 'Amida. Voici 4 liens sur ce sujet :
La demande des pluies (Barèh’ ‘Alénou) – La pluie inclue tous les domaines matériels

Lorsqu’on oublie de dire Barèh’ ‘Alénou
Lorsqu’on a le doute si l’on a dit Barèh’ ‘Alénou dans la prière
La présomption dans la prière (doute sur Bare’h ‘Alénou)

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Question : Nous sommes deux colocataires. Est-ce que chacun d’entre nous est tenu d’allumer les Nérot ‘Hanouka de façon indépendante ?    

Réponse : Deux personnes qui cohabitent, mais ne sont pas associés sur les dépenses ménagères et alimentaires, chacune d'entre elles se doit d'allumer les Nérot ‘Hanouka séparément en récitant les bénédictions, car dans de telles conditions, elles ne peuvent s'acquitter mutuellement, et ce, même si elles s'associent sur l'huile et les mèches ou les bougies. Il n'y a pas de différence si ces deux personnes font partie d'une même famille ou pas comme un père et son fils par exemple, et chacun devra allumer sa propre ‘Hanoukiya, dès lors où elles sont indépendantes dans leurs dépenses ménagères et alimentaires.

Par contre, si elles sont associées sur les dépenses, elles pourront allumer une seule et même ‘Hanoukiya. Elles devront aussi dans ce cas s'associer sur l’huile et les mèches ou les bougies.
Cela signifie qu'elles devront acheter l’huile et les mèches ou les bougies avec une somme en commun, ou bien que celle des deux qui les achète reçoive de l'autre une somme symbolique d'au moins 50 centimes d'euro afin de s'associer, et alors chacun des deux colocataires allumera un soir à tour de rôle en récitant les bénédictions.

Question : Est-il possible de laisser des enfants (non-Bar ou Bat Mitsva) allumer les Nérot ‘Hanouka ?

Réponse : Un enfant qui n’a pas encore atteint l’âge des Mitsvot (qui n’a pas au moins 13 ans pour un garçon, et 12 ans pour une fille), est exempt de l’allumage des Nérot ‘Hanouka. Par conséquent, il est impossible de le laisser allumer les Nérot ‘Hanouka, car les adultes ne peuvent s’acquitter de leur obligation par son allumage.      

Cependant, il est quand même recommandé de donner aux enfants en âge de d’être éduqués religieusement - c'est-à-dire ceux âgés d’environ 6-9 ans - d'allumer la ‘Hanoukiya chaque soir afin de les habituer à l'accomplissement des Mitsvot, en procédant de la sorte : le chef de famille ou toute autre membre religieusement adulte du foyer allumera la première lumière du soir qui est celle que la stricte Halacha requière d'allumer, et l'enfant allumera les lumières restantes (faisable qu’à partir du 2ème soir).
Mais des enfants en très bas âge, qui ne sont pas encore réceptifs à l’éducation religieuse, il ne faut absolument pas les laisser allumer la moindre lumière de ‘Hanouka, excepté le Chamach, car il ne possède aucun caractère sacré.

Selon certains décisionnaires il ne faut pas laisser l'enfant allumer les autres lumières, car son acte n'a pas la valeur d'une Mitsva et il est dommage que son père perde ce mérite. Tel est apparemment l’opinion de Rabbi Yossef H’AÏM z.ts.l (auteur du Ben Ich H’aï).

C'est pourquoi, il est juste de procéder selon l’usage personnel de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l – dont tous les usages étaient minutieusement dirigés – qui allumait lui-même la première lumière du soir, et ensuite, il prenait dans sa main la main de son enfant et ainsi, il allumait les lumières restantes.
De la sorte, le père a allumé toutes les lumières, et a aussi éduqué son enfant à la Mitsva de l’allumage.

Tout ceci, selon la tradition des Juifs Séfaradim qui n'allument qu'une seule ‘Hanoukiya par foyer.
Cependant, selon la tradition Ashkénaze, chaque enfant étant en âge de comprendre le sens de la Mitsva devra allumer sa propre ‘Hanoukiya, car selon leur usage, chaque membre du foyer allume sa propre ‘Hanoukiya.

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