Date de la Halacha: 13 Tammuz 5768 16 juillet 2008
Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué l’obligation de jeûner à la date du 17 Tamouz
Les enfants âgés de moins de 13 ans pour un garçon, et de moins de 12 ans pour une fille, sont totalement exemptés de ces jours de jeûne. Il n’est pas non plus nécessaire de les faire jeûner quelques heures. Même s’ils possèdent des capacités intellectuelles suffisantes pour prendre conscience de la destruction de Jérusalem, tant qu’ils ne sont pas arrivés en âge des Mitsvot (13 ans pour un garçon et 12 ans pour une fille), ils sont totalement exemptés de ces jeûnes. Même s’ils veulent s’imposer la H’oumra (la rigueur) de jeûner, il faut les en empêcher.
Certains ont l’habitude de ne donner aux enfants pendant les jours de jeûne, uniquement du pain et de l’eau, dés qu’ils sont en âge de comprendre la destruction de Jérusalem. Telle est la tradition dans certaines communautés Ashkénazes. Mais cette tradition n’existe pas dans les communautés Séfarades et du moyen orient, comme l’atteste notre maître le ‘HYDA (Rabbi H’aïm Yossef David AZOULAÏ), que la tradition chez les Séfarades est de donner à manger aux enfants, pendant les jours de jeûne, tout ce dont ils ont besoin.
Une femme enceinte et une femme qui allaite sont exemptes de jeûner le 17 Tamouz, ainsi que pour le jeûne de Guédalia et pour le 10 Tevet (pour ce qui est du 9 Av, le Din sera expliqué en son temps, avec l’aide de D.). Même si elles désirent s’imposer de jeûner, il faut les en empêcher.
La définition d’une femme enceinte concernant ce point, correspond au moment où l’on distingue sa grossesse, c'est-à-dire à partir de 3 mois depuis le début de sa grossesse. Cependant, si elle souffre de douleurs ou de vomissements, elle est exemptée de jeûner, même s’il ne s’est pas écoulé 3 mois de grossesse, particulièrement, si les 40 premiers jours de grossesse sont passés.
La définition d’une femme qui allaite exemptée de ces jeûnes, selon l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita, même si la femme n’allaite plus l’enfant mais se trouve encore dans les 24 mois de son accouchement et se sent encore très faible, elle est exemptée de ces jeûnes. Cependant, si elle ne ressent aucune faiblesse particulière, ni vertiges ou autre, il est souhaitable qu’elle s’impose la H’oumra (la rigueur) de jeûner. C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi Meïr MAZOUZ Chlita, Rosh Yéshiva de Kissé Rah’amim (Bné-Brak – Israël).