Halacha pour dimanche 23 Iyar 5783 14 mai 2023              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 23 Iyar 5783 14 mai 2023

Catégorie: General


Le danger conséquent au fait de retirer les Mezouzot d’une maison que l’on quitte

Question: Est-il exact qu’il y a un danger pour celui qui retire les Mézouzot de sa maison lorsqu’il déménage pour aller habiter ailleurs (et que le nouvel occupant est juif), et si c’est effectivement exact, que doit-il faire s’il a investi une importante somme d’argent dans des Mézouzot de qualité supérieure?

Réponse: Il est rapporté dans la Guémara Bava Métsi’a (102a):
Nos maîtres enseignent : Lorsqu’on loue une maison à quelqu’un, l’obligation de poser les Mézouzot incombe le locataire, et lorsqu’il quittera la maison pour aller habiter ailleurs, il ne devra pas les prendre avec lui, mais devra laisser les Mézouzot fixées dans la maison qu’il quitte. On raconte qu’un homme prit les Mézouzot de la maison qu’il quittait pour aller habiter ailleurs, et quelques temps plus tard il enterra sa femme et ses deux fils (ce qui signifie que même lorsqu’on déménage, il est interdit de retirer les Mézouzot de la maison que l’on quitte, et si on le fait, on s’expose au terrible danger – ‘Hass Veshalom (qu’Hashem nous en préserve) – de voir disparaître sa femme et ses enfants.)

Le Nimouké Yossef (ouvrage rédigé par l’un des derniers décisionnaires de l’époque médiévale Rabbénou Yossef H’ABIBA, d’Espagne) explique au nom du RYTBA que les Mézouzot font résider la Kédoucha (sainteté) de la Chéh’ina (Présence Divine) sur la maison, et le fait de retirer les Mézouzot provoque le retrait de la Chéh’ina. C’est pourquoi il est interdit de les retirer.

Le RYTBA dans ses commentaires sur le traité Bava Métsi’a explique que la Mézouza se trouve à la porte pour protéger les habitants de la maison, c’est pourquoi celui qui retire les Mézouzot de la maison, provoque un danger pour ceux qui viendront ensuite habiter dans la maison. C’est pour cela que – Mida Kénegued Mida (mesure pour mesure) – puisqu’il n’a pas eu de scrupules à priver de protection les enfants de son prochain, les exposant ainsi à un danger de mort, ainsi il arriva à cet homme qui retira les Mézouzot et enterra sa femme et ses enfants.

Il est évident que cette explication peut être davantage approfondie, car l’obligation essentielle de placer les Mézouzot incombe les nouveaux occupants de l’appartement et non ceux qui le quittent. Malgré tout, les choses sont enseignées ainsi par nos maitres qui ont pris sérieusement en considération le danger qu’il y a dans le fait de retirer les Mézouzot de la maison d’un juif, puisqu’il est probable que les nouveaux occupants tardent à placer les nouvelles Mézouzot.
C’est pour cela que nos maitres ont interdit aux anciens occupants de reprendre leurs Mézouzot en quittant la maison.

Si l’ancien occupant avait placé des Mézouzot de qualités supérieures, qui lui ont coûtées assez cher, et qu’il lui sera difficile de se procurer des Mézouzot d’aussi bonne qualité, notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que dans ce cas on peut autoriser l’ancien occupant à reprendre les Mézouzot en les donnant à vérifier, et en plaçant immédiatement dans la maison qu’il quitte d’autres Mézouzot valables mais de qualité moins bonne. Puis, lorsqu’il récupèrera ses Mézouzot de la vérification, il pourra les prendre et les placer dans sa nouvelle maison. Dans de telles conditions, il n’y a plus la moindre crainte, car nos maitres ont seulement envisagé que le nouvel occupant tarde à placer la Mézouza, et provoque par cela un danger pour les membres de sa maison. Mais lorsque l’ancien occupant fixe lui-même immédiatement d’autres Mézouzot, il n’y a plus rien à craindre.
Il est bon de le faire quelques jours avant de quitter la maison, et l’on peut réclamer au nouvel occupant le prix des Mézouzot qu’on lui laisse.

Nous profitons de l’occasion pour rappeler que la situation du marché des Mézouzot est au plus mal dans de nombreux endroits, et il est interdit d’acheter une Mézouza de quelqu’un qui n’inspire pas la crainte du Ciel, car de très nombreuses Mézouzot sont vendues alors qu’elles ne sont absolument pas valables.
Chacun doit faire très attention à cela. Si l’on ne connaît pas la provenance des Mézouzot que l’on possède, on doit se rendre chez un vérificateur de Mézouzot et consulter un érudit dans la Torah pour savoir ce qu’il faut faire. Si c’est nécessaire, il faut acheter des Mézouzot chez un revendeur qui inspire la crainte du Ciel de façon notoire, qui se fournit lui-même uniquement auprès de Soferim (scribes) qui craignent Hachem et qui sont méticuleux dans leurs actes, afin d’accomplir cette précieuse Mitsva selon toutes ses exigences.

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