Halacha pour jeudi 24 Tishrei 5786 16 octobre 2025              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 24 Tishrei 5786 16 octobre 2025

Catégorie: Tefilah


« Machiv Ha-Roua’h Ou-Morid Ha-Guéchem »

On commence à mentionner la formule de « Machiv Ha-Roua’h »
« Machiv Ha-Roua’h Ou-Morid Ha-Guéchem » (« qui fait souffler le vent et descendre la pluie ») est une formule de louange à Hachem que l’on dit durant l’hiver dans la ‘Amida, dans la bénédiction de « Mé’hayé Ha-Métim », comme l’indiquent tous les rituels de prières.  

On  commence à mentionner cette formule à partir de la prière de Moussaf de Chémini ‘Atseret.
Cette formule ne constitue pas une demande des pluies, mais uniquement une louange à Hachem, qui fait souffler le vent et fait tomber la pluie avec puissance.
C'est pourquoi cette mention est nommée « Puissances des pluies ».

Mais la demande de la rosée et de la pluie, qui est contenue dans la « bénédiction des années » (Bare’h ‘Aénou ou Baréh’énou), constitue une réelle demande auprès d’Hachem afin qu’Il nous donne la pluie.

Il existe plusieurs différences entre la mention de « Machiv Ha-Roua’h » et la véritable demande des pluies exprimée dans la bénédiction de « Bare’h ‘Alénou ».
La première de ces différences est le fait que nous commençons à mentionner Machiv Ha-Roua’h dès l’office de Moussaf de Chémini ‘Atseret, alors que la demande des pluies exprimée par la bénédiction de Bare’h ‘Alénou ne débute qu’au soir du 7 Mar Héchvan en Israël et seulement le 4 décembre au soir en France, comme nous l’expliquerons dans les prochaines Halachot.

Pourquoi mentionne-t-on Machiv Ha-Roua’h dans la bénédiction de « Mé’hayé Ha-Métim » ?
Il est enseigné dans la Guemara (Bera’hot 33a) que l’on mentionne « les puissances des pluies » (« Machiv Ha-Roua’h Ou-Morid Ha-Guéchem ») dans la bénédiction de « Ata Guibor », car c’est la bénédiction de la Résurrection des Morts, et puisque la pluie a été mise au même niveau que la Résurrection des Morts, nos maîtres ont fixés sa mention dans cette bénédiction.

La demande des pluies (Bare’h ‘Alénou) a été fixée dans « la bénédiction des années » car c’est la bénédiction de la Parnassa (la subsistance matérielle), et la pluie est aussi considérée comme une Parnassa pour le monde.

Lorsqu’on a oublié de mentionner « Machiv Ha-Roua’h Ou-Morid Ha-Guéchem »
Selon l’usage des Séfaradim et de certaines communautés Ashkénazes, on dit « Morid Ha-Tal » pendant l’été dans la bénédiction de « Ata Guibor ».
Selon cet usage, si l’on a oublié de dire Machiv Ha-Roua’h en hiver, et que l’on a dit par erreur Morid Ha-Tal, si l’on a déjà conclu la bénédiction de Mé’hayé Ha-Métim, on ne revient pas en arrière, et on poursuit la ‘Amida.
Mais si l’on n’a mentionné ni Machiv Ha-Roua’h, ni Morid HaTal (comme l’usage de certains Ashkénazim pendant l’été), si l’on n’a pas encore entamé la bénédiction de Ata Kadoch, on dira Machiv Ha-Roua’h entre Mé’hayé Ha-Métim et Ata Kadoch, mais si l’on a déjà entamé la bénédiction de Ata Kadoch, il n’y a pas d’autre solution que de reprendre la Amida depuis le début.

Mais comme nous l’avons précisé, nous qui avons l’usage de mentionner Morid Ha-Tal en été, si l’on a dit par erreur Morid Ha-Tal en hiver sans avoir mentionné Machiv Ha-Roua’h, on ne recommence pas la Amida.

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