Halacha pour vendredi 14 Iyar 5786 1 mai 2026              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 14 Iyar 5786 1 mai 2026

Catégorie: General


Emor – Merci Hachem ! Oui, mais pourquoi ?

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit

וְכִי-תִזְבְּחוּ זֶבַח-תּוֹדָה לַה', לִרְצֹנְכֶם, תִּזְבָּחוּ. בַּיּוֹם הַהוּא יֵאָכֵל, לֹא-תוֹתִירוּ מִמֶּנּוּ עַד-בֹּקֶר, אֲנִי ה'. (ויקרא כב-כט, ל)
Quand vous ferez un sacrifice de reconnaissance à Hachem, faites ce sacrifice de manière à être agréés. Il devra être consommé le jour même, vous n'en laisserez rien pour le lendemain : je suis Hachem. (Vaykra 22-29, 30)

En règle générale, lorsque le texte précise « Je suis Hachem », le sujet traité est l’accomplissement de Mitsvot. Dans ce cas, Rachi commente : « Je suis Hachem » - Fidèle à donner une rétribution.
Lorsque le sujet est la mise en garde contre des malheurs – qu’Hachem nous en préserve – Rachi commente : « Je suis Hachem » - fidèle à me venger (de ceux qui transgressent ma parole).
La seule et unique fois où le texte dit « Je suis Hachem » et où il n’est question ni de récompense ni de châtiment, est notre verset qui traite du Sacrifice Toda (sacrifice de Reconnaissance envers Hachem).
Or, Rachi commente ce verset ainsi : « Je suis Hachem » - Sache qui a décrété la chose, et elle ne doit pas être négligeable à tes yeux.

Question : Quel est le sens des paroles de Rachi ?

Explication du Gaon Rabbi Its’hak ZILBERCHTEIN Chlita explique dans son livre ‘Alénou Léchabéa’h :

Il est écrit dans les Téhilim :
זֹבֵחַ תּוֹדָה, יְכַבְּדָנְנִי ... (תהלים נ-כג)

Quiconque offre un sacrifice de reconnaissance, m’honore … (Téhilim 50-23)

Le Gaon auteur du Kétav Sofer (Rabbi Avraham Chémouel Binyamin SOFER, fils du ‘Hatam Sofer) fait remarquer que ce verset est écrit d’une manière inhabituelle.
En effet, le mot employé pour dire « m’honore » est « יְכַבְּדָנְנִי ».
Or, sa forme la plus exacte est « יכבדני », avec un seul « Noun ».

En réalité, lorsque quelqu’un adresse sa reconnaissance à Hachem pour la bonté qu’Il lui a prodiguée – par exemple, lorsque l’intervention chirurgicale qu’il a subie s’est bien déroulée – une pensée traverse malgré tout l’esprit de cette personne, dans le sens : « J’aurai préféré ne pas avoir à subir du tout cette intervention, mais maintenant qu’elle s’est bien déroulée, je suis reconnaissant envers Hachem. »

Le double « Noun » utilisé exceptionnellement dans le verset de Téhilim, vient justement nous indiquer qu’il ne faut pas être seulement reconnaissant sur la réussite de l’intervention, mais aussi sur l’intervention elle-même !
Tout est pour le bien ! Il faut donc être reconnaissant sur la totalité !
Même sur des choses qui – à priori – ne nous semblent pas bonnes et utiles, à nos yeux d’humains !

Ceci n’est bien sûr possible que pour quelqu’un qui est doté d’une Emouna pure et simple, car sinon, comment être reconnaissant envers Hachem sur le fait qu’on soit « passé sur le billard » !

Notre reconnaissance envers Hachem ne doit pas être uniquement sur le résultat positif de l’épreuve, mais également sur l’épreuve elle-même !
On ne saura jamais ce dont on a été épargné grâce à cette épreuve elle-même !

Il semble que c’est l’explication des propos de Rachi citée au début de nos propos :
« Je suis Hachem » - Sache qui a décrété la chose, et elle ne doit pas être négligeable à tes yeux.

Chabbat Chalom !

< < La Halacha précédente Halacha suivante > >