Halacha pour mercredi 3 Shevat 5783 25 janvier 2023              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 3 Shevat 5783 25 janvier 2023

Catégorie: Berachot


« ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Pérotéha »

Question: A la fin de la bénédiction finale « Mé’ein Chaloch » (‘Al Ha-Mi’hya), si l’on a consommé des fruits de la catégorie des « 7 fruits », doit-on terminer par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Pérotéha » s’ils ont poussé en Israël?

Réponse: Avant tout, nous devons de nouveau expliquer l’essentiel de la règle de la bénédiction finale « Mé’ein Chaloch ».
Lorsqu’on consomme une quantité d’au moins un Kazaït (environ 27 g) de fruits de la catégorie des « 7 espèces » (par exemple, des dates, des grenades ou des raisins), on doit réciter après la consommation la bénédiction finale de « Mé’ein Chaloch » (elle est appelée ainsi, parce qu’elle est un condensé des 3 bénédictions du Birkat Ha-Mazon, comme nous l’avons expliqué à une autre occasion) ‘Al Ha-‘Ets Vé-‘Al Péri Ha-‘Ets.
Si l’on a consommé cette même quantité mais de pâtisserie ou d’autres aliments (faits à base de blé) dont la bénédiction initiale est Boré Miné Mézonott, on récite après la consommation la bénédiction finale « Mé’ein Chaloch » « ‘Al Hami’hya Vé-‘Al Hakalkala ».
Si l’on a consommé la quantité d’au moins un Révi’itt (environ 8,1 cl) de vin ou de jus de raisins en une seule fois, on récite également dans ce cas la bénédiction finale « Mé’ein Chaloch » « ‘Al Ha-Guefen Va-‘Al Péri Ha-Guéfen ».
Tout ceci est édité dans les Siddourim (livres de prières).
Dans le Siddour Yé’havé Da’at, à la page 274.

Si les fruits de la catégorie des « 7 fruits » consommés ont poussé en Israël, on termine la bénédiction finale par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Pérotéha ».
De même, si le vin ou le jus de raisins consommé a été fabriqué à base de raisins qui ont poussé en Israël, on termine la bénédiction finale par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Péri Guafnah ».

Concernant la terminaison de la bénédiction finale « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Ha-Mi’hya », nous avons déjà mentionné hier que lorsque la récolte (le blé ou l’orge) a poussé en Israël, il faut terminer par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».
Cependant, ceci fait en réalité l’objet d’une divergence d’opinion Halachique parmi les décisionnaires, car dans les propos du RAMBAM on ne trouve de différence de terminaison de la bénédiction finale entre une production d’Israël et de l’étranger que pour la bénédiction finale sur la catégorie des « 7 fruits », au sujet desquels s’ils ont poussé en Israël on termine par « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Pérotéha », et s’ils ont poussé à l’étranger, on termine par « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Ha-Pérott ».
Mais concernant la terminaison de la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », le RAMBAM n’écrit pas de différence entre une production d’Israël et de l’étranger.

Le Gaon auteur du Chou’t HA-LEKETT (Halachott Kétanott) écrit qu’en réalité, il y a une différence, car les fruits des « 7 espèces » exclusivement comportent un éloge particulier, puisque ces fruits - dans leur totalité - poussent en Israël, même si dans d’autres pays il est difficile de les faire tous pousser, en raison du climat.
C’est pourquoi, lorsque le fruit des 7 espèces a poussé en Israël, il y a une raison et une insistance particulière à faire l’éloge d’Israël en soulignant que le fruit consommé vient d’elle. De ce fait, nous terminons dans ce cas la bénédiction finale par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Pérotéha ».
Mais pour le blé ou l’orge de façon générale, il n’y a pas d’éloge particulier dans le fait qu’ils viennent d’Israël, et de ce fait, il n’y a pas lieu de dire les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ». Fin de l’explication du Gaon auteur de Chou’t HA-LEKETT.
Le Gaon NATSIV de Valojyn (Volozzin) ajoute qu’étant donné qu’une partie du Dagan (récolte de blé) ne fait pas partie des « 7 espèces » (comme l’épeautre ou l’avoine), il n’est donc pas approprié de faire l’éloge d’Israël à travers une chose qui ne lui est pas particulière.
Tout ceci fait l’objet d’un long débat dans les propos des décisionnaires, ainsi que dans les propos de notre maître le Rav z.ts.l dans son livre ‘Hazon Ovadia-Béra’hott (page 192 et suivantes).

Quoi qu’il en soit, sur le plan pratique, le Gaon auteur de Chou’t HA-LEKETT écrit en conclusion qu’en Israël l’usage est de modifier la terminaison de la bénédiction finale même pour « ‘Al Ha-Mi’hya » lorsqu’on sait que la récolte de blé utilisée a poussé en Israël, on termine donc par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».
Il écrit que puisque tel est l’usage, il ne faut pas le changer, même si – comme nous l’avons dit – selon son opinion, il aurait été plus juste de ne pas modifier la terminaison de cette bénédiction finale dans ce cas. Il cite en renfort les propos de notre maître le ‘HYDA et d’autres décisionnaires.

En réalité, ce sujet fut abordé par nos maîtres les décisionnaires anciens, comme le Gaon auteur du Kaftor Vaféra’h et d’autres, et selon eux, lorsqu’on récite la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya » en Israël, il faut modifier la terminaison par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».
Même si certains décisionnaires contestent cette opinion Halachique, ceci est pour une toute autre raison.
En effet, la majeure partie de la récolte de blé consommée en Israël est importée de l’étranger, des Etats-Unis ou d’ailleurs, et de ce fait, il n’est donc pas très fréquent de terminer par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».
Mais dès lors où il est certifié que la farine provient de blé ayant poussé en Israël, il faut terminer par les terme « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».

Par conséquent, une Matsa « surveillée depuis la moisson », qui est généralement fabriquée en Israël, si on en a fait de la farine de Matsa et que l’on a utilisé cette farine pour faire des gâteaux, on devra réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », et terminer par les termes « ‘Al Ha-Arets Vé-‘Al Mi’hyatah ».

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