Halacha pour jeudi 23 Sivan 5781 3 juin 2021              

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Date de la Halacha: 23 Sivan 5781 3 juin 2021

Catégorie: Tefilah


Dire « ‘Hazak OuBarou’h » aux Cohanim après la Birkatt Cohanim – La reconnaissance

Question: J’ai remarqué que des gens veillent à dire « ‘Hazak OuBarou’h » aux Cohanim après la Birkatt Cohanim. Cet usage est-il juste selon la Halacha?

Réponse: Il est vrai que certains ont cet usage – aussi bien chez les Séfaradim que chez les Achkénazim – afin d’exprimer leur reconnaissance aux Cohanim qui nous bénissent avec amour et propagent sur nous la bénédiction Divine.
Le Gaon auteur du livre Matté Efraïm (chap.592) écrit qu’il y a là une utilité à encourager ceux qui accomplissent des Mitsvot, comme nous disons « Yachar Koa’h » à l’officiant ou au sonneur de Chofar le jour de Roch Ha-Chana. (chez les Séfaradim, nous disons « ‘Hazak OuBarou’h »).

Le Maharam MINTS (fin du chap.85) écrit que l’on dit « Yachar Koa’h » à l’officiant afin de l’encourager à achever aussi les autres Mitsvot qui l’incombent.

Mais certains dédaignent le fait de dire « Yachar Koa’h » (ou « ‘Hazak OuBarou’h ») aux Cohanim car ceux-ci sont soumis à l’obligation de bénir Israël, et s’ils s’en abstiennent, ils transgressent 3 interdits de la Torah. De ce fait, pourquoi y aurait-il lieu de les remercier?

Mais en réalité, cet argument n’est pas juste, car même lorsqu’une personne accomplit une chose obligatoire, lorsqu’il s’agit de faire du bien à autrui, il est souhaitable de la remercier, même dans un cadre profane, comme un chauffeur de taxi ou une caissière dans un magasin, il est une Mitsva de leur prodiguer du bien et de leur exprimer de la reconnaissance, en les remerciant pour leurs actes et pour leur bonté.

Le Gaon et Richon LéTsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita écrit (Yalkout Yossef chap.128) que l’argument selon lequel les Cohanim sont soumis à l’obligation de bénir Israël n’est absolument pas fondé, car le Cohen peut - s’il le désire – sortir de la synagogue avant la Birkatt Cohanim, et ainsi il n’est absolument pas soumis à l’obligation de Birkatt Cohanim. Selon cela, même si au final le Cohen est tenu de bénir, ceci reste tributaire de ses actes et de sa bonne volonté, en venant et en restant dans la synagogue.

C’est pourquoi, cet usage de dire « ‘Hazak OuBarou’h » ou « Yachar Koa’h » au Cohen après la Birkatt Cohanim, est un bel usage, et l’on doit toujours s’habituer à ressentir le bien qui nous est prodigué par notre prochain, et le remercier.

Nous nous souvenons qu’une femme non-juive était employée de maison chez notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l. Elle s’occupait des tâches ménagères et autres. Chaque matin, lorsque notre maitre le Rav z.ts.l entrait dans la cuisine pour prendre le petit déjeuner et que l’employée de maison s’y trouvait, notre maitre le Rav z.ts.l la saluait d’un « Boker Tov! ».
De même, lorsque notre maitre le Rav z.ts.l avait des gardes du corps, il les saluait et demandait de leurs nouvelles, il s’adressait à eux avec respect et reconnaissance, car ils veillaient sur lui.

Que le sage entende et en prenne morale.

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