Halacha pour vendredi 26 Shevat 5779 1 février 2019              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 26 Shevat 5779 1 février 2019

Catégorie: General


Questions/Réponses Halacha Yomit - Visiter un appartement pendant Chabbat – Le vêtement d’un érudit dans la Torah (Talmid ‘Ha’ham) – L’expiation pour un nouveau marié

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Je désire acheter un appartement, m’est-il permis d’aller le visiter pendant Chabbat?

Réponse: Il est dit dans le livre du prophète Icha’ya (58-13):
« Si tu cesses de fouler aux pieds le Chabbat, de vaquer à tes affaires en ce jour qui m'est consacré … »
Nos maitres commentent (Chabbat 113a): « vaquer à tes affaires » : Un homme ne peut se rendre pendant Chabbat à l’extrémité de son champ afin de savoir le travail qu’il a à faire lendemain. La Guéméra explique que pour les besoins d’une Mitsva, on autorise.

A partir de là, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.6 page 3) que lorsqu’on souhaite acheter ou louer un appartement, on ne doit pas aller le visiter pendant Chabbat. Excepté s’il s’agit d’un appartement en Israël que l’on achète d’un non-juif, on peut autoriser dans ce cas d’aller le visiter pendant Chabbat, car il est une Mitsva d’acheter l’appartement d’un non-juif en Israël.

 

Question: Vous avez récemment répondu qu’il ne faut pas s’habiller totalement de blanc pendant Chabbat, par crainte de « Youhara » (orgueil, fanfaronnerie), mais il s’agit pourtant d’une notion Kabbalistique, et je voudrais fortement adopter cet usage, est-il malgré tout possible de me vêtir ainsi pour Chabbat?

Réponse: Il est exact que nous avons cité les propos des décisionnaires sur ce sujet, et que notre maitre le Rav z.ts.l écrit dans ‘Hazon Ovadia-Chabbat (vol.1 page 26) que dans les endroits ou cet usage de se vêtir totalement de blanc pour Chabbat n’est pas en vigueur, il ne faut pas l’adopter. Même si quelqu’un désire fortement adopter les usages réservés aux gens d’un niveau de piété très élevé, il lui est interdit de le faire dans un endroit où ces usages ne sont pas en vigueur. Il s’agit là d’une chose très grave, comme l’enseignent nos maitres dans la Guémara Bava Batra (98a) : Celui qui porte avec orgueil un vêtement destiné généralement aux érudits dans la Torah, alors qu’il ne l’est pas lui-même, on n’introduira pas cet homme dans la proximité d’Hachem.
Le RACHBAM explique que nos maitres traient ici de la longue tunique que portaient les érudits dans la Torah du temps du Talmud, tunique très longue qui arrivait jusqu’au sol, car en ces temps les gens ne portaient qu’un sous-vêtement long et un vêtement long par-dessus. Chez les gens simples, on pouvait distinguer le sous-vêtement véritablement juste avant les pieds car leur vêtement n’allait pas jusqu’au sol. Mais les érudits dans la Torah portaient un vêtement (tunique) très long, au point où l’on ne distinguait absolument pas leur sous-vêtement.
Il s’agit là d’un usage de pudeur tellement grand que seuls les érudits dans la Torah pouvaient l’adopter.
Une personne simple qui adopterait cet usage, réaliserait un acte invalide.

C’est pourquoi, dans la précédente génération, beaucoup de gens Tsadikim et possédant de la Torah, s’affichait sous une allure simple, afin que l’on ne les prenne pas pour des érudits dans la Torah.

 

Question: Je suis fiancé. Est-il vrai que toutes mes fautes seront expiées le jour de mon mariage?

Réponse: Nos maitres apprennent dans la Guémara Yébamot (63b) à partir d’un verset, que celui qui épouse une femme, ses fautes sont « obstruées ».
Le Talmud Yérouchalmi (chap.3 de Bikourim Halacha 3) explique que le mariage expie les fautes.
Cependant, il est expliqué dans les décisionnaires que le jour du mariage n’est pas véritablement un jour d’expiation, mais seulement un jour où les fautes restent suspendues. C’est le sens du terme « obstruées ».
Le Gaon Rabbi Yochiyahou PINTO z.ts.l (il vivait il y a environ 450 ans en Syrie) explique dans son livre Niv’har Mi-Késsef (‘Hayé Sarah) que les fautes sont « bloquées » dans une boite, afin de voir ce qui va advenir de ce jeune marié.
S’il se repent de ses fautes pour l’avenir, elles lui sont totalement pardonnées, mais s’il revient à ses mauvaises actions, ses fautes reviendront elles aussi à leur endroit initial.

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