Halacha pour vendredi 12 Shevat 5779 18 janvier 2019              

Pour l'élévation des âmes de:
Messa’ouda Bat ‘Aïsha (STEBOUN) de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Charles Chalom Ben Sultana
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Date de la Halacha: 12 Shevat 5779 18 janvier 2019

Catégorie: General


Questions/Réponses Halacha Yomit - Le bleu azur (Té’helett) – La femme et la Havdala – L’étude de la Torah pendant Chabbat

Recueil de réponses données ces derniers temps

 

Question: Vous avez écrit qu’il ne faut pas placer la couleur bleu azur (Té’helett) dans le Tsitsit. Pourquoi ne prenez-vous pas en considération les propos de plusieurs Rabbanim selon lesquels il y a une importance dans le bleu azur découvert ces dernières années?

Réponse: Nous écrivons l’opinion de notre maitre le Rav z.ts.l.
Or, notre maitre le Rav z.ts.l disait qu’il ne faut pas placer le bleu azur dans le Tsitsit, car nous n’avons pas d’éclaircissement sur ce sujet, et lorsque nous n’avons pas de source dans la transmission de nos ancêtres pour une chose, nous ne pouvons pas nous fier à notre seule estimation.
De plus, notre maitre le Rav z.ts.l disait aussi que jusqu’aux temps messianiques, la couleur du bleu azur du Tsitsit ne se révèlera pas. Il citait cela au nom de notre maitre le ARI Zal.
C’est aussi ce qui ressort de la Guémara Bava Métsi’a (74a) où Rabbi Yo’hanan raconte une histoire au sujet d’un coffre orné de pierres précieuses et de diamants qui se trouvait dans la mer. Lorsqu’on essaya de le retirer de la mer, une voix céleste s’exclama : « Que faites-vous avec ce coffre qui appartient à l’épouse de Rabbi ‘Hanina Ben Dossa, dans lequel elle a caché le Té’helett (le bleu azur) afin de le placer aux Tsitsit des Tsaddikim après la venue du Machia’h ?! »
Nous voyons donc que jusqu’à la venue de Machia’h, le bleu azur n’existera pas dans le monde. (Les propos de cette Guémara sont cités par le ROCH au 4ème chap. du traité Guittin sect.46).
Même si certains réfutent ce point de vue, malgré tout, nous citons l’opinion de notre maitre le Rav z.ts.l, en particulier du fait qu’elle est soutenue par les propos de la Guémara.

 

Question: En tant que femme, si je fais moi-même la Havdala, puis-je boire le vin?

Réponse: Il y a une certaine source à la tradition selon laquelle les femmes ne boivent pas le vin de la Havdala, comme l’écrivent le Chné Lou’hott Ha-Béritt ainsi que d’autres décisionnaires, mais malgré tout, cette tradition n’est pas réellement ce que l’on qualifie de « Minhag » (avec un poids propre au Minhag).
Au contraire, selon le livre Méoré Or, cette tradition n’a pas vraiment de sens.
Quoi qu’il en soit, selon tous les avis, lorsqu’une femme procède elle-même à la Havdala, elle a le devoir de boire le vin, exactement comme un homme, et elle ne doit pas craindre le moindre interdit sur ce point.
C’est ainsi que tranche notre maitre le Rav z.ts.l dans ‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.2 (page 408).

 

Question: Y a-t-il une notion particulière au fait d’étudier la Torah le jour de Chabbat ? Que dois-je faire si je suis fatigué vendredi-soir?

Réponse: Les Kabbalistes et le Gaon auteur du Ben Ich ‘Haï ont longuement fait l’éloge de l’étude de la Torah le jour de Chabbat, dont l’importance est plus grande que celle de l’étude durant la semaine.
Quoi qu’il en soit, chacun - homme ou femme – doit s’efforcer d’étudier pendant Chabbat beaucoup plus que pendant les jours de la semaine.
Nos maitres ont déjà enseigné que les jours de Chabbat et de Yom Tov n’ont été donnés à Israël que pour étudier la Torah.
Si durant toute la semaine on est occupé pas son travail, on doit - au moins le jour de Chabbat - veiller à étudier la Torah. (Certaines femmes vertueuses lisent les Téhilim le jour de Chabbat).
Cependant, notre maitre le Rav z.ts.l écrit (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.2 page 216) qu’un Talmid ‘Ha’ham qui veille le vendredi soir pour étudier la Torah, mais qui en ressent de la souffrance, ne doit pas agir ainsi, car le sommeil est aussi un des délices du Chabbat.
Malgré tout, notre maitre le Rav z.ts.l écrit aussi que si son envie d’étudier la Torah est si intense qu’il n’en éprouve aucune souffrance, il est autorisé à rester éveiller pour étudier.
Notre maitre le ‘HYDA écrit dans son livre ‘Avodatt Ha-Kodech (Moré Béetsba’ chap.4 parg.153) une règle fondamentale dans la vie de l’homme:
« Celui qui ne perd pas le temps, aura le temps pour tout. »

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