Date de la Halacha: 3 Nissan 5778 19 mars 2018
Il est rapporté dans Pirké Dé-Ribbi Eli’ezer (chap.32) que lorsqu’arriva le 1er soir de Péssa’h (le soir du Séder), Its’hak appela son fils ‘Essav et lui dit:
« Mon fils ! Cette nuit là, les anges entonnent un chant. Cette nuit là, les trésors de rosée s’ouvrent, car c’est aujourd’hui qu’est dite la bénédiction de la rosée. Confectionne moi un bon repas afin que je te bénisse. » C’est cette nuit là – nuit de Péssa’h – qu’Its’hak bénit Ya’akov son fils de 10 bénédictions. Ya’akov sorti de chez son père couronnée comme un jeune marié et couvert de parures comme une jeune mariée. Une rosée tomba sur lui depuis le ciel. Ses os se raffermirent et il devint lui aussi très fort.
A partir de là, notre maitre le Gaon et Richon Lé-Tsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita écrit (Yalkout Yossef Péssa’h vol.3 page 62) qu’il est bon de bénir les enfants et les membres du foyer le soir du Séder, car c’est un moment solennel où les trésors célestes de la rosée sont ouverts, et où les anges ainsi que les hommes entonnent un chant.
Notre maitre le Richon Lé-Tsion Chlita cite tout ceci au nom des décisionnaires des dernières générations.
Même si la raison essentielle pour laquelle nous bénissons les enfants le vendredi soir n’est pas appropriée aux soirs des fêtes, malgré tout, pour le soir du Séder il existe une raison particulière à bénir les enfants, comme expliqué.
Nous avons constaté cette attitude chez notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, qui bénissait ses fils et ses filles, ainsi que ses petits enfants le soir du Séder, avec beaucoup d’amour et d’affection, avec beaucoup de joie.
Notre maitre le Richon Lé-Tsion Chlita cite le livre Beit Aharon selon qui, le soir du Séder, chacun peut adresser à Hachem sa demande personnelle, et sa prière sera exaucée avec l’aide d’Hachem. Il cite également au nom du livre Nétivott Chalom que le soir du Séder est propice pour modifier le Mazal de quelqu’un du négatif vers le positif, et que l’on peut ce soir là sortir de tous ses tracas vers la liberté.
Notre maitre le ‘HYDA écrit dans son livre ‘Homatt Ana’h (Téhilim 111) au nom de notre maitre le ARI zal que tous les miracles qui se produisent pour Israël ne se réalisent que par de grandes lumières qui illuminent (il s’agit d’un sujet spirituel, cette nuit là, s’éveille davantage la miséricorde d’Hachem, et c’est un moment propice aux miracles et aux merveilles). Cette propriété a été fixée pour toutes les générations à venir, et ces lumières doivent illuminer chaque année durant cette nuit là, et ainsi une grande délivrance s’annonce pour Israël.
Le Gaon Rabbi Chélomo WOLBE z.ts.l fait remarquer dans son livre ‘Alé Chour que nous disons dans la Haggada : « Au début, nos ancêtres étaient des idolâtres, mais maintenant Hachem nous a approché à son culte. » Comment pouvons-nous dire « maintenant Hachem nous a approché à son culte » alors que cela fait 3000 ans?!
Mais en réalité, nos maitres nous font comprendre ici par allusion que « maintenant », justement à cet instant précis du soir du Séder, Hachem prend chacun d’entre nous et le rapproche de son culte, car cette sainte fête n’est pas qu’un jour de commémoration, mais plutôt une occasion annuelle où se renouvelle l’illumination spirituelle qui illumina nos ancêtres en Egypte. Si nous sommes méritants, nous serons nous aussi comme « sortants d’Egypte » véritablement.