Halacha pour jeudi 10 Tammuz 5786 25 juin 2026              

Dédicaces
Merci de nous signaler par mail si un nom de cette liste n'a plus lieu d'y figurer (malade guéri, défunt dont les 12 mois sont achevés).
Pour une Azkara, merci de nous prévenir une semaine avant la date.

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Date de la Halacha: 10 Tammuz 5786 25 juin 2026

Catégorie: Berachot


La bénédiction de « Chéhé’héyanou » sur un nouveau fruit

Il est enseigné dans la Guémara ‘Erouvinn (40b) que l’on récite la bénédiction de « Chéhé’héyanou » à la vue d’un fruit nouveau qui se renouvelle d’année en année. On récite cette bénédiction même si l’on voit le fruit dans la main de son ami, ou bien même lorsqu’il est encore sur l’arbre.

Mais les décisionnaires, ainsi que MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.225) écrivent que de notre temps, nous avons l’usage de ne réciter cette bénédiction uniquement lorsqu’on s’apprête à consommer le fruit nouveau, et non à sa simple vision.

Différentes raisons ont été données à ce changement :
Le Maguen Avraham écrit que selon l’opinion de nos maîtres les décisionnaires médiévaux (le Samak et d’autres), tout fruit nouveau que l’on voit et que l’on a l’intention de consommer, nous devons réciter la bénédiction de « Chéhé’héyanou » au moment de la consommation, car la principale satisfaction du fruit se produit au moment de sa consommation. C’est pourquoi, on a l’usage de réciter cette bénédiction uniquement lors de la consommation.

Malgré tout, si l’on a – pour une quelconque raison – récité la bénédiction de « Chéhé’héyanou » sur le fruit au moment où on l’a vu, Bédi’avad (à postériori) on ne récitera pas de nouveau cette bénédiction au moment de sa consommation, car il aura été acquitté de cette bénédiction au moment où on l’a vu.
Mais Lé’hatéhila (à priori), il n’est pas juste de modifier l’usage instauré sur l’instruction des grands des derniers siècles tel qu’il est mentionné dans le Chou’lhan ‘Arou’h, et il faut donc réciter cette bénédiction uniquement au moment de la consommation du fruit nouveau.

Quoi qu’il en soit, nous avons appris que la bénédiction de « Chéhé’héyanou » a été essentiellement instaurée sur la satisfaction que l’homme tire du fruit, soit lors de sa vision, soit lors de sa consommation.
Par conséquent, quelqu’un qui ne tire aucune satisfaction du fruit, par exemple, lorsqu’on apporte un fruit nouveau qu’il n’aime absolument pas, et qu’il ne désire que goûter pour en ressentir le goût, ou bien si le fruit nouveau n’est pas assez mûr et dont le goût est acide, dans tous ces cas, on ne doit pas réciter la bénédiction de « Chéhé’héyanou ». C’est ainsi que tranche le Gaon Rabbi Chémouel (Ha-Lévy) WOZNER z.ts.l (Chévett Ha-Lévy vol.4 chap.25), au sujet d’une personne qui sait qu’elle n’aime pas le fruit, elle ne doit pas réciter la bénédiction de « Chéhé’héyanou ». Ses propos sont cités dans le livre Halacha Béroura (chap.225).

De même, nous avons appris qu’étant donné que cette bénédiction a été initialement instaurée sur la vision du fruit, et essentiellement sur la satisfaction que son renouveau procure, il est donc évident que même si l’on ne fait que goûter une petite partie du fruit, on peut également réciter la bénédiction de « Chéhé’héyanou », puisqu’on est satisfait et que l’on est heureux de la consommation du fruit qui se renouvelle d’année en année.

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