Halacha pour dimanche 28 Shevat 5782 30 janvier 2022              

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Date de la Halacha: 28 Shevat 5782 30 janvier 2022

Catégorie: Chabbat


Les lingettes pendant Chabbat

Question: Est-il permis d’utiliser des lingettes humides pendant Chabbat?

Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que l’une des activités interdites pendant Chabbat est celle de « presser ».
C’est pourquoi, il est interdit de presser des fruits pendant Chabbat, ou bien d’essorer un vêtement imbibé d’eau.

Nous allons à présent traiter des lingettes humides, qui sont imbibées de liquides.
Y a-t-il une crainte à titre de « presser » lorsqu’on les utilise pendant Chabbat?
Nous devons avant tout préciser que l’essentiel du débat concernant l’utilisation des lingettes pendant Chabbat n’existe que du point de vue de l’interdit de « presser » mais selon nos maitres (« Midérabbanan »), car selon la Torah, il n’y aurait pas dans ces lingettes un interdit à titre de « presser » puisque la quantité de liquide extrait n’est pas assez importante pour qu’il y ait un interdit selon la Torah.
De plus, même s’il y avait un interdit selon la Torah lorsque le pressage n’extrait que peu de liquide, malgré tout, l’interdit de presser selon la Torah n’existe que lorsque le liquide imbibé dans l’élément pressé et l’élément pressé lui-même ont « poussé » ensemble de manière naturelle, comme l’huile extraite de l’olive ou bien le vin extrait du raisin, qui ont été ensemble depuis leur pousse, et ensuite, lorsqu’on presse l’olive ou le raisin on les épare et on les dissocie l’un de l’autre.
Dans un tel cas, il est question de l’interdit de presser selon la Torah.
Mais pour les lingettes, dont le liquide n’a pas été absorbé en elles de manière naturelle, il n’y aurait d’interdit que selon nos maitres.
C’est pourquoi, lorsque nous traitons de l’utilisation des lingettes pendant Chabbat, nous parlons uniquement d’un interdit de presser selon nos maitres, et nous voulons définir s’il est oui ou non présent dans l’utilisation de ces lingettes pendant Chabbat.

Concernant les lingettes humides que l’on trouve de nos jours, que l’on utilise principalement pour nettoyer les bébés, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a longuement traité le sujet, et il cite plusieurs arguments pour autoriser.
Parmi ses propos, il écrit que les lingettes sont faites à base de matières synthétiques, dans lesquelles l’interdit de presser n’existe pas, car l’interdit de presser n’existe que dans les matières végétales, c'est-à-dire, qui poussent sur le sol. Mais pour les lingettes – qui ne sont pas faites à base de végétaux – il n’y a pas d’interdit à les presser. (Il existe des cas où il est interdit de presser même s’il ne s’agit pas de végétaux, mais nous ne pouvons nous y étendre).

Notre maitre le Rav z.ts.l écrit aussi que selon les propos des Tossafot sur Kétoubot (6a), l’interdit de presser n’existe que lorsqu’on désire récupérer le liquide extrait du pressage, mais lorsqu’il se perd immédiatement, il n’y a pas d’interdit de presser.
Or, nous savons parfaitement que lorsqu’on utilise les lingettes, nous les jetons immédiatement à la poubelle, et nous n’en faisons aucune autre utilisation.
Même du point de vue de l’interdit de « Mélaben » (blanchir) ou de « Mé’habess » (laver), il n’y a pas non plus d’interdit en pressant ces lingettes car au contraire, elles se salissent lorsqu’on les utilise.

A la lueur de ces raisons, et pour d’autres raisons, notre maitre le Rav z.ts.l nous a toujours enseigné que selon le Din on peut autoriser l’utilisation des lingettes pendant Chabbat.
Plus tard, lorsqu’il rédigea son ouvrage ‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.4, il s’est davantage étendu sur le sujet, et sur le plan pratique, il écrit que l’on peut autoriser – en particulier pour les bébés – à la condition de veiller à ne pas appuyer fortement sur la lingette, afin que les liquides ne sortent pas. Il faudra seulement les utiliser délicatement, et ainsi on peut autoriser de manière évidente.

En réalité, lorsqu’on consulte attentivement les propos de notre maitre le Rav z.ts.l, on constate que cette autorisation d’utiliser des lingettes humides pendant Chabbat n’est pas seulement valable pour des bébés mais pour toute situation où il y a une nécessité de les utiliser.
C’est ce qu’il nous a dit explicitement, et c’est ainsi qu’il nous a répondu à diverses occasions.

En conclusion: Il est permis d’utiliser pendant Chabbat ou Yom Tov des lingettes humides destinées à nettoyer les bébés ou pour toute autre situation où il est nécessaire de les utiliser, mais il faut veiller à essuyer délicatement et non fortement, par crainte de l’interdit de presser.

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